KÊCESSITÈ DE LA GRACE
Cette
nécessité
est absolue
faire des
actes
méritoires
Xjour
le ciel
L'homme a besoin de la grâce habituelle, quiétant la vie de Dieu en lui, peut seule donner à ses actes la sainteté demandée par Dieu. — Sans l'état de grâce, pas de salut.
L'homme a besoin de la grâce actuelle qui seule peut conserver la grâce habituelle en lui et la rétablir dans son âme si elle d été perdue par le péché.
— Sans la grâce habituelle l'homme n'entrera jamais au ciel, — sans la grâce actuelle l'homme n'aura jamais la grâce habituelle. Par les paroles formelles de Jésus-Christ: Sans moi vous ne pouvez ricn{io. xv, 5). Qui dit rien, explique un St Père, exclut tout. — Comme la branche séparée de la vigne ne porte aucun fruit, ainsi restere;:;-vous stériles si vous ne demeurer en moi pour vous nourrir de lasève de ma vie divine, (ih)
/ Nous ne pouvons pas sans la grâce, les observer matériellement tous, parce qu'il en est qui prescrivent des choses tellement opposées à nos instincts, comme aimer Dieu pardessus tout, réprimer ses passions, aimer ses ennemis, qu'à moins d'un secours étranger nous n'aurions ni le courage, ni la force de les accomplir.
Nous ne pouvons pas, sans la grâce, les observer si{rn«!;i(re//c)?ie?z?! et méritoirement, parce que nous sommes incapables par nousmêmes de rien faire dans l'ordre du salut, comme nous allons le montrer, or les Com-lNous pouvons par nos seules forces en accomniaiiil-'menlsl plir quelques uns comme cidorer Dieu, ne ]>as voler... mais nous ne le pouvons pas dans l'ordre du salut. — Un acte fait dars l'ordre du salut est surnaturel, c'est-àdire au dessus des forces de la nature ; il suppose donc un secours surnaturel.
Par
la raison.
On ne peut laller au ciel sans avoir accompli tous les ' Commandements de Dieu ;
de Dieu :
IV NECESSITE DE LA GllACE.
Ile la i^rùce
Nécessité
de la grâce actuelle
fiurliculier
Ni
vouloir
le
bien
Personne ne peut venir à moi. — C'est-à-dire, explique S. Augustin, ne peut croire en moi, si mon l'ère ne t'attire (Jo. v, 44.)
\C'est par la grâce que vous ave^ été sauvés au moyen de la foi et cela ne vient pas de vous. (Kph. ii, 8.)
ISi quelqu'un ose dire que sans l'inspiraration du S. Esprit et son assistance riiomnie peut croire connue il convient pour obtenir la justilicalion, qu'il soit anathème (Ses. v, 3)
Personne ne peut dire Seigneur Jésus sans l'assistance du S. Esprit. (I Cor, xn, ï.) C'est Dieu qui 'prépare notre volonté.
(Pro. I, i).
^Nous ne sommes pas capables dépenser I quelque chose de nous-mêmes mais tout ce que nous avons vient de Dieu.
^ (1 Cor. ut, 5.)
Quand nous voulons le bien c'est nous qui le voulons mais c'est Dieu qui nous le fait vouloir. (S. Aug.)
C'est Dieu c/ui opère en nous le vouloir et le faire. (Ph. n, 13.)
Prévenez , Seigneur , nos actions par vos inspirations , aide.z-en l'exécution jiar votre grâce. (Oraison liturg.)
La vertu de la grâce précède, accompagne, suit les actions des hommes, sans quoi elles ne seraient ni agréables à Dieu ni méritoires. (Conc.
de Tr. Sess. vi, 16.)
Quand nous faisons le bien c'est nous qui le faisons mais c'est Dieu qui nous le fait faire. (S, Aug.)
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