LES INDULGENCES
Nature et définition des Indulgences
Dans / Le mot bidiilgcnce signifie la rémission d'une ie \ peine accordée par celui qui avait le droit
langage i d'imposer cette peine. — Il a le môme sens
•s ordinaire f que les mots faii'e grâce, remettre.
Dans l L'indulgence est la rémission totale ou 'par-
le langage ] tielle de la peitie temporelle due aux
I I théologique { péchés actuels déjà pca- donné s .
Non à\i péché, même véniel; le péché n'est remis que par l'absolution ou la contrition. Non de la peine éternelle méritée par le péché mortel. — Cette peine est remise |L'Indulgencel par l'absolution ou par la charité parfaite, est la I ^fulle pénitence ne peut, par elle-même, rémission j racheter un péché.
de \Non des peines de la vie, de telle sorte que
la peine j le pécheur soit exempt, après ''avoir gagné \tcm2wrelle;l une indulgence, des épreuves et des tribulations de la vie, mais seulement des peines, conséquences directes de son péché pardonné, et qu'il devait subir ou sur la terre ou dans le Purgatoire.
Rémission totale ou partielle. — Nous expliquerons plus loin le sens de ces mots.
LA PENITENCE
Rémission Péchés actuels commis après le Baptêm,e.
de i — Pour les péchés actuels commis
la peine due I avant le Baptême, Dieu n'exige point
aux péchés j de satisfaction ; le Baptême a tout eiïacé
actuels ' et tout remis.
|yi
CD
ro
ro"
i Péchés déià pardonnes quant àlacoulpe et à la peine éternelle. On ne peut en effet obtenir la rémission de la peine temporelle due au péché tant que ce péché existe. — Mais remarquons qu'une indulgence gagnée ne dispense pas de la pénitence sacramentelle, l'Eglise ne veut pas priver un sacrement de ce ^ qui le complète.
Cette rémission s'accorde hors le sacrement de Pénitence et elle diffère de celle qu'accorde le prêtre en donnant l'absolution. — Elle est comme un supplément pour achever la rémission des peines temporelles que la vertu des paroles sacramentelles n'a pas remises parce que nos dispositions n'étaient pas assez parfaites.
Cette rémission de la peine temporelle, due au péché, par l'indulgence actuelle, est un souvenir de l'ancienne discipline de l'Eglise. Autrefois, l'Eglise, plus sévère, imposait, après la confession, des pénitences qui duraient deux, trois, sept ans selon la nature du péché ; mais elle accordait à ceux qui le méritaient une indulgence qui, selon son étendue, remettait quarante jours, un an, sept ans de ces pénitences. — C'est là ce qu'on entend actuellement par indulgence de quarayite jours, de trois ans... Ces indulgences remettent en entier ou en partie la peine à laquelle autrefois on aurait été condamné.
MOYENS DODTENIU L.V GRACE.
Source des Indulgence-'
La ?ource des Indulgences est dans ce qne l'Eglise appelle son ticsor spirituel qui est\ inépuisable.
— Ce trésor se compose des satisfactions surabondantes :
De Jcsus-Christ. — Il est certain qu'elle.s ont surpasséde beaucoup lapeinedue aux péchés puisiiu'elles sont infinies; Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé (Rom. V, 20). — Une larme de Jésus, une goutte de son sang eussent suffi; or, que de larmes, que de sang il a versé 1
De la très sainte Vierge Marie qui n'a jamais péclié et qui par conséquent a payé à la justice de Dieu plus qu'elle ne lui devait.
b'un grand nombre de Saints qui ont fait plus de bonnes œuvres satistactoires que de péchés. — Les satisfactions de Marie et des Saints pourraient être épuisées puisqu'elles sont finies, mais unies à celles de Jésus-Christ dont ils sont les membres ne faisant qu'un corps aveclui, elles sont inépuisables; et en vertu de \diCommunion des Saints, Dieu permet qu'elles servent à tous ceux qui en ont besoin. Nous ne saurions exalter et remercier assez l'ineffable bonté de Dieu, dit le catéchisme Romain, qui ayant égard à l'infirmité des hommes leur a donné de pouvoir satisfaire les uns pour les autres et payer de la sorte ce qui est dû à Dieu.
LA PKNtTESCE.
Appcnilioc
Pouvoir d'accorder des Indulgences.
L'Eglise poss<"!de L'Eglise a le pouvoir de rompre i ce pouvoir enl tout lien qui empêche l'âme vertu de cesl d'aller au ciel ; or, la peine paroles dites! temporelle à subir est un lien aux apôtres l qui empêche d'entrer au ciel et à leurs 1 où on peut être admis qu'après successeurs : 1 entière libération ; l'Eglise a Tout ce que', donc le pouvoir de romp.eces vous aurez \ liens.
délié sur la j L'Eglise a le pouvoir de pardon- ^ terre serai ner les péchés les plus c délié dans le f graves et de rer«iettre les peines ciel. (Mat.l éternelles, aplus forte raison axvni.)d'aprèsl t-elle le pouvoir de remettre ces paroles \ les peines temporelles. S. Paul l'exerça en faveur du pécheur public de Corinthe, et à cause de son repentir et en considération des prières des lidèles, il lui remit une partie de sa pénitence, parlant au nom et en la personne de Jcsus- Christ. (II Cor. M, 10).
L'histoire de l'Eglise nous montre des pénitences publiques abrégées ou allégées à la prière et en considération des confesseurs de la îo'.
Le concile de Trente dit : Gomme le pouvoir d'accorder des indulgences a été donné par Jésus-Christ à son Eglise et qu'elle a usé de ce pouvoir divin dès son origine, le saint Concile enseigne et décide qu'on doit conserver cet ancien usage comme très salutaire ; et il frappe d'anathème tous ceux qui assurent ou qu'elles sont inutiles ou que la puissance de les accorder n'est pas de l'Eglise. (Ses. xxv.)
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Résidence du j^ouvolr d'accorder des Indulgences
Le Pape peut accorder des indulgences dans le monde entier et il peut donner tontes sortes d'indulgences applicables aux vivants et aux morts. — Lui seul peut appliquer aux défunts. — Il peut déléguer pour accorder des indulgences dans le monde entier.
Un concile griicral peut accordor des indulgences pour tous les lidèles.
Un èvéquc peut, d'après le droit et la coutume, accorder à ses diocésains une indulgence de quarante jours ; d'un an, à l'occasion de la consécration d'une église. Il peut même la leur accorder hors de son diocèse.
Un archevêque peut accorder les mêmes indulgences aux fidèles de sa province. Les cardinaux cent jours dans les églises dont ils sont titulaires. — Les Nonces, cent, et trois cents jours, mais moins d'un an, à ceux qui leur sont soumis. — Les vicaires généraux peuvent accorder les indulgences qu'accorde l'évêque, s'ils sont délégués pour cela. — Lesvicai- 7-es capitulaires ne reroivent délégation que du Pape.
Le prêtre séculier ou régulier qui applique des indulgences à divers objets de piété ne le fait que comme délégué.
— Les indulgences ne cessent pas par la mort de celui qui les a accordées.
— Lorsqu'on obtient de Rome un bref pour des indulgences, il faut le faire viser par l'ordinaire, non pour le rendre valable ou exécutoire, mais uniquement pour en constater l'authenticité. (Concile de Trente xxi, 9),
Le pouvoir d'accorder
des
indulgences
tient
àla
juridiction
non au
caractère
sacerdotal
ou
èpiscopal.
Ainsi :
LA PliNITESCE.
Conditions requises pour les Indulgences.
Appeuiiicc I ^
indulgences ) ^
Conditions
requises
pour les Indulgences I ='
Au moins au moment où l'on
i" 1 trrmine la dernière action
L'état 1 prescrite pour gagner l'indul-
de I gence.
grâce; ,' Accompagné de la douleur
exemption \ actuelle de ses péchés. —
de tout I Toutes les bulles expriment
péché I formellement celte condition:
mortel [ à ceux qui sont vraiment
contrits.
L'intention
de gagner
les indulgences
qu'on peut
gagner alors
même qu'on ignorerait
quelles sont ces
indulgences
Ou actuelle ou virtuelle, celle qui a été actuelle et n'a pas été rétractée ni directement ni indirectement par un péché mortel. — Doù il suit que l'intention formulée le matin de gagner toutes les indulgences de la journée, suffit pour les gagner.
Pour le lieu où elles doivent l être faites.
3° l Pour le temps.
L'accomplis- iPour la manière dont elles sèment / doivent être faites. Une des œuvres \ omission de peu d'imporprescrites i tance, d'un Ave Maria et cela : / par exemple, dans un chapelet, ne nuirait pas à l'indulerence.
MOYENS d'obtenir LA (lllACE.
Appciitlice
Conditions
requises
pour
les
indulgences
Pour
les
indulgences pU'micres
en ^particulier.
Outre
les
conditions
gùnérales
faut
Etre
exempt
de
toute affection
(lie
pèche véniel
Se
confesser
quand
c'est
demandé
Condition de rigueur :
un péché pour lequel on a de raftection ne peut être remis quant à l'oflense, à plus forte raison quant à la peine. L'indulgence n'est donc pas ploni'ere. Elle ne devient qnepartielle, pour les péchés dont on a regret sincère.
Alors même qu'on n'aurait aucun péché, mais dans ce cas l'absolution n'e.Ht pas nécessaire.
— Elle ne l'est même pas pour les péchés véniels puisqu'on peut les elfacer autrement.
|La confession de la semaine pour les personnes qui se confessent tous les huit jours est sutfisante, d'après un induit de Clément XllI, excepté pour la confession du Jubilé. — Quelques évèques ont obtenu pour leur diocèse la faveur de ne se confesser ((ue tous les quinze jours. On ne l'accorde (jue pour un tomps déterminé.
LA PKNITENCE.
Appendice
Les Indulgences
Conditions requises pour les
indulgences
indulgences
plénières
en
particulier.
Ouiie
[les conditions
générales,
il faut :
Elle doit être faite le jour même ou l'indul^.'nce est tixée, à moins qu'elle ;ie soit laissée au rlioix de celui qui veut Li 3° 1 gagner.
Faire lEle peut être faite lu
la j veille de la fête a la-
sainle \ quelle e>t attachée l'incommunion J dulgence. (Pie vu, 11 juin 18-2-2.) Elle peut être faite dans toute église à moins que la concession ne précise telle église en i)articulicr.
C'est une prière vocale qui est exigée cinq Notre Père par exemple, une prière mentale, Voraison, ne suffirait pas.
La fornmie de prière n'est pis ordinairement déterminée, si elle l'était il faudrait s'en tenir à ce qui est dit.
L'cxaltatioaderE-
glis:.
La propagation de
la foi.
L'extirpation des
hérésies.
La pai^c entre les
princes.
Les intentions
du Pape
sont
ordinaireiuenl
[Les indulgences accordées une fois par mois, supposent qu'on a fait ce qui est demandé pendant un mois.
Le jour fixé nommen^e le matin au lever du soleil jusqu'à son coucher a moins que la concussion ne parie de la veille.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
1° Que celui qui l'accorde se propose une fin agréable à Dieu, mais non pas seulement et direc-
tement vrance peine péché :
la déli-
de la
due au'
■La conversion des pécheurs, lV.\altatiûn de l'Eglise, — la paix entre les princes chrétiens.
I L'augmentation de la piété parmi les Gdèles.
La construction ou la réparation d'un édifice qui doit contribuer à la gloire de Dieu :
église, hôpital, monastère.
La cessation d'un fléau.
Appendice
Les
Conditions ^
requises
pour
les
indulgences
Non cependant une œuvre très
I pénible en elle-même, car la
|2° Que celui quil fin qu'onse propose et la volonté
l'accorde im-\ qu'on met à faire une chose
pose une œu- j simple lui donnent une grande
vre propre à '\ valeur.
obtenir cette JNon une œuvre plus pénible que fin. I la pénitence qui doit être remise
I autrement ce ne serait plus une remise de peine.
Un signe de croix sur ces objets suffit pour les indulgencier quand on en a reçu le pouvoir. Il est néanmoins plus convenable et plus conforme à l'esprit de l'Eglise d'employer les formules du rituel pour les bénédictions de ces objets en public.
Quand on récite le chapelet qui a les indulgences de sainte Brigitte, il faut l'avoir à la main et parcourir les grains. On ne gagne pas les indulgences sur un anneau chapelet.
On est libre de dire les prières prescrites pour les indulgences soit seul soit alternativement avec d'autres comme pour l'office. (Pie VU).
Note
complémentaire
pour
les objets
indulgenciés :
chapielets ,
crucifix,
médailles ,
statuettes, etc.
LA PENITENCE
Ap|i(-iiillci>
JLes i.idulQ ences
Hiditions
requises
les indul
gences
Les indulgences attachées aux objets cessent avec l'objet s'il vient à périr ou s'il est gravement détérioré. — Elles durent, si l'objet ne soutire que des changements partiels ou successifs qui le laissent le même. — Ce sont, dans un chapelet, les grains et non la chaîne qui ont les indulgences.
Les indulgences attachées aux objets sont personnelles et ne sont gagnées que par leur propriétaire primitif, — à moins de concession spéciale, comme le saint Père la donne pour les crucifix indulgenciés pour les mourants. — Même dans les communautés oit tout est en commun, il n'y a que celui qui
I fait habituellement usage d'un chapelet indulgencié, par exemple, et pour qui il a été bénit ou à qui on l'a donné avant d'en avoir fait usage, qui gagne les indulgences. — Un chapelet ne perd pas ses indulgences parce qu'il est prêté, mais le propriétaire seul les gagne quand il le dit. — Un chapelet indulgencié vendu perd ses indulgences. — On peut acheter par commission des chapelets, médailles, les faire indulgencier et en retirer après le prix d'achat.
Les indulgences ne s'attachent pas aux objets trop fragiles: verre, plâtre, porcelaine, à moins qu'ils n'aient une certaine consistance.
Los indulgences attachées à une croix portant un cruciûx tombent sur le Christ seul.
— Il est défendu, sous peine d'excommunication de recevoir quelque chose pour concession d'indulgence (Pie IV. 1562).
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Différentes sortes d'Induhjcncc?-.
/Loca/cs : Attachées à un endroit particulier : à I une église, à une cliapelle, à un autel; de telle sorte que ceux qui accomplissent une œuvre pieuse ou telle œuvre désignée dans cet endroit gagnent ces indulgences.
Réelles : Attachées à certains ohjets portatifs : à des croix, à des chapelets, à des médailles, — ceux qui, portant pieusement ces objets font une œuvre pieuse, gagnent ces indulgences, — ces objets doivent avoir certaines conditions dont nous avons parlé.
VI \PersonneUes : Accordées à une personne en par-
Différentes I ticulier, à une communauté, à une confrérie, sortes 1 — Seules ces personnes peuvent les gagner. Id'indulgen- iTemjooraircs: Accordées pour un certain temps, ces / Perpétuelles : Accordées pour un temps illimité — \ et conservant leur valeur jusqu'à révocation. Les \Partielles : Remettant une partie déterminée de
jindulgences la peine temporelle. — Elles peuvent être de peuvent j quarante jours , de sept quarantaines , être J cl- un an... G'est-a-dire correspondant à la rémission de quarante jours, d"un an de la. pénitence canonique qui autrefois aurait été imposées. — Il ne s'agit nullement de la rémission d'un certain nombre déterminé d'années de Purgatoire.
Plénières : Remettant toutes les peinestemporelies dues aux péchés dont on a reçu le pardon, de sorte que celui qui la gagne tout entière n'a plus aucune pénitence à faire et s'il vient à mourir sans nouveau péciié, il entre aussitôt dans le ciel.
LA riiNITENCE.
Le Jubilé est une faveur insigne et extraordinaire par laquelle le Souverain Pontife accorde une indulgence plénière accompagnée de certains privilèges à ceux qui accomplissent les œuvres prescrites dans la Bulle de concession.
Le mot Jubilèv'ieni du mot hébreu Jo6e/qui signifie jo/e, allégresse , rémission. — Chez les Hébreux, Dieu avait voulu que chaque cinquante ans fût une année de Jubilé c'està-dire de rémission et de liberté : les esclaves renti'aient dans leurs familles, — les dettes étaient remises, — les biens aliénés revenaient à leurs premiers possesseurs.
DifTérentes sortes I d'indulgences.
Parmi les
1 indulgences
une
des plus
remarquables
est
celle
du Jubilé
Différentes
sortes
de
Jubilés.
On 'distingue
Le
Celui qui s'accordait d'abord tous les cent ans, puis tous les cinquayite, "puis tous les trente-trois, et qui maintenant s'accorde tous les vingt-cinq ans lorsque les circonstances le permettent.
Ce Jubilé est publié à Rome avant de l'être dans le monde. 11 y dure un an qu'on appelle l'année sainte. A la fin de cette année, une Bulle expresse Tétend dans le monde catholique.
Ce Jubilé suspend dans tout le monde chrétien et pendant l'année sainte toutes les autres indulgences excepté celles applicables aux défunts, — de l'article de la mort, — de l'angelus, — des quarante heures, — du saint viatique et celles accordées par les évêques.
Jubilé extraordinaire, appelé : indulgence plénière en forme de Jubilé accoraé à l'avènement d'un nouveau Pontife et pour quelque autre circonstance.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Appendice
Les Indulgences
Différentes
sortes d'indulgences
Le Jubilé (suite)
En elle-même, et quant à soyi étendue l'Indulgence du Jubilé ne diffère pas des autres indulgences plénières, et celui qui gagnerait complètement une indulgence plénière quelconque obtiendrait aussi bien que par colle du Jubilé la rémission pleine et entière de la peine temporelle due à ses péchés remis quant à l'offense et à la peine éternelle. I Quant [ Elle est accordée seulement pour un bien général et commun à toute l'Eglise.
I Tous les fidèles le peuvent, même les enfants parvenus à 1 "âge de raison quoiqu'ils n'aient pas fait la prem.ière communion. Le confesseur a pouvoir de commuer la communion en une autre œuvre.
Cette promulgation se fait par des Lettres encycliques envoyées à tous les Patriarches, Primats, Archevêques et Evêques de l'Eglise catholique qui la promulguent dans leurs diocèses.
Quant aux moyens i Des prédications employés pour aider Des prières publiques à la gagner ( Des processions.
Les confesseurs ont despouvoirsspéciaux \ s l pour les cas réservés, les censures, la commutation des vœux.
Les religieux peuvent choisir leur confesseur parmi tous les prêtres approuvés dans le diocèse, et les religieuses parmi tous les prêtres approuvés pour la confession des religieuses.
ça
si
a sa cause \
Quant
aux
personnes
qui peuvent'
la
gagner
Quant à la solennité ^ ; de la
2^ I promulgation
LA PENITENCE
lit
fi
ZZ i
et
co
Il est nécessaire, en général, de s'en tenir strictement aux conditions imposées par le Souverain Pontife qui accorde le Jubilé, — de se les faire expliquer par son confesseur si on ne les comprend pas bien, — et si parmi ces conditions quelques-unes paraissent impossibles à remplir, exposer cette impossibilité à son confesseur à qui ordinairement la Bulle de concession du Jubilé donne le pouvoir de les modifier ou cbanger. — C'est au saint tribunal que doit se faire cette modification.
!La confession et la communion qui sont quelquefois demandées spécialement pour le Jubilé et distinctes de la confession annuelle et de la communion pascale.
Les visites dans certaines églises laissées ordinairement au cboix de l'ordinaire et les prières à faire, quelquefois aussi désignées.
!La confession , la com,munion, les visites, — comme pour le Jubilé ordinaire.
Un ou plusieurs jours de jeûne, qui sont quelquefois imposés distincts des jeûnes de l'Eglise.
Une aumône dont la destination est quelquefois aussi désignée.
L'indulgence
V article
mort
Cette indulgence est réservée à ceux qui sont en danger de mort. Elle se donne mais ne se réitère pas dans la même maladie, si elle a| été bien reçue :
A tous ceux qui ne sont pas publiquement dans le péché.
A ceux même qui auraient perdu connaissance.
Aux enfants, même avant la première communion s'ils ont pu offenser Dieu.
Cette indulgence ne peut être donnée que par un \ prêtre qui en a le pouvoir spécial.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Application des Indulgences
Appendice
Les Indulgences
Application
des indulsences
'application des indulgences ne peut se faire que par le supérieur qui les concède. — Si, dans la concession, rien n'est spécifié, l'indulgence n'est appliquée qu'à celui qui fait, avec l'intention de lagagner, les œuvres prescrites.
'application des indulgences peut se faire, par le Supérieur, en faveur des ryiorts ; elle ne se fait jamais en faveur des vivants autres que celui qui remplit les conditions pour les gagner. — Il est même des indulgences qui ne sont applicables qu'aux d(''funts.
'application des indulgences aux défunts se fait par manière de suffrage ou û: intercession, c'est-à-dire que l'Eglise n'ayant plus sur eux do juridiction et ne pouvant leur remettre la peine qu'ils ont encore à expier, comme elle le fait pour les vivants, autorise les vivants à leur céder le mérite satisfactoire et l'indulgence attachée à telle prière ouà telle œuvre pour que le bonDieu daigne leur en faire Vapplicaiion dans la mesure qu'il lui plaira.
application aes indulgences aux vivants se fait par manière d'absolution et de rémission, c'està-dire que l'Eglise ayant juridiction sur eux, peut, quand elle le juge à propos, en vertu du pouvoir qu'elle a de lier et de délier sur la terre, leur remettre en tout ou en partie la peine temporelle due à leurs péchés pardonnes quant à l'ofTense. application d'une indulgence plénière aux défunts doit se faire à un seul bien déterminé pour qu'elle ait, pour lui, tout son effet. — On peut cependant en faire l'application aux âmes les plus délaissées, ou aux morts de telle paroisse.
LA PENITENCE
Appendice
Application 1 des les I indul] indulgences\
Igences
L'application d'une indulyence plènière k un défunt, peut, /^ar ellemême, obtenir à ce défunt la délivrance entière de ses peines, mais, comme nous l'avons dit, cette application étant laissée à la miséricorde et à la justice divine nous ne savons jamais jusqu'à quel point elle est faite.
De plus, une âme au purgatoire peut y être non seulement pour satisfaire à la peine due à ses péchés mais aussi pour expier des jjcchcs véniels non remis ; or l'indulgence soulage la peine, la remet même, mais ne remet jamais le péché.
L'application de plusieurs indulgencesplénic7-esnepeut,théoriquernent, se faire le même jour à la même personne vivante, à moins que l'on ne suppose de nouvelles fautes depuis l'indulgence gagnée, mais, pratiquement, on peut essayer d'en gagner plusieurs, le même jour, parce que il est difficile, nous lavons dit, d'être dans un état de charité suffisant pour gagner l'indulgence dans toute son étendue ; et ensuite, on peut en gagner pour les âmes du purgatoire ; et on doit le faire autant que possible. — Par une seule communion, on peut gagner, en faisant les autres œuvres, toutes les indulgences plénières qui se rencontrent dans la journée.
L'application d'une indulgence plè~ nicre attachée à une fête, est transférée au jour où on fait la solennité extérieure quoiqu'on ne transfère pas l'office, mais si l'on ne transfère que l'office et la messe sans la solennité, l'indulirence n'est pas transférée. (9 août 1852).
MOYENS D OliTEXIR LA GRACE.
■ II
A|ip<-n(lice
Utilité
des
Indulgences
Utilité des Indulgences.
Elles sont un encouragement, car toute récompense encourage.
Elles sont un moytn de payer ses dettes.
Elles sont un e.xcitant pourrecouvrer la grâce
Les indulgences ne sont pas indispensables au salut et on peut éviierl'Enfer sans en avoir gagné, mais elles sont un puissant secours pour l'éviter et en arracher.
Avec
respect
comme
chrétiens
Elles
— Nor.s ren induhjen
et vivre dans la grâce.
Elles sont l'application des satisfactions de Jésus-Christ.
Elles sont le précieux écoulement de ces \ divines sources du t Sauveur.
1 Elles sont le surcroît de ' l'efficace et de la vertu ^ dcsonsangadorable.
^ ^ sont le supplément de
Les l = "^ i notre pénitence,
indulgences, 1=5 1 Elles sont un secours spécial ditBossuet, y^ $ ] pour acquitter nos dettes, doivent \ Éi j Elles sont un don spécial et de être 1 S ?' I SLirérogation pour nous ai-
reçues lis* der spécialement à mériter
le ciel.
C'est par le mépris des indulgences qu'a commencé leschisme .\vec \ de l'hérésie.
obéissance JC'est par l'estime des comme \ indulgences que nous catholiques ï montrerons notre attachement à l'Eglise et notre zèle pourson unité, voyons pour les détails aux ouvrajes spéciaux su7- les
CCS.
LA PEiNlTENCE.
C'anonM du Toncile de Trente 8ar le tri^s saint saereuieut de Pénifenee
Canons
du Coneile
de Trente
sur
la Péultence
I. Si quelqu''un dit que, dans l'Eglise catholique, la Pénitence n'est pas vraiment et proprement un sacrement, institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour réconcilier les fidèles avec Dieu, chaque fois qu'après leur Baptême ils tombent dans le péché, qu'il soit anathème !
II. Si quelqu'un, confondant les sacrements, dit que le Baptême lui-même est le sacrement de Pénitence, comme s'il n'y avait entre cesdeux sacrements nulle distinction, et s'il en conclut que c'est à tort que la Pénitence est appelée un seconde planche après le naufrage, qu'il soit anathème !
III. Si quelqu'un dit que ces paroles de notre divin Sauveur ; Recevez le Saint-Esprit, les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, retenus à ceux à qui vous les retiendrez... ne doivent pas être entendues du pouvoir de remettre st de retenir les péchés dans le sacrement de PénJXence, ainsi que l'Eglise catholique l'a compris dès î-'arigine ; mais, si, leur donnant un sens contraire à l'institution de ce sacrement, il les explique du pouvoir de prêcher l'Evangile, qu'il soit anathème !
IV. Si quelqu'un nie que, dans le pénitent, pour qu'il obtienne l'entière et parfaite rémission de ses péchés, trois actes soient requis comme matière du sacrement de Pénitence, savoir: la contrition, la confession et la satisfaction, qu'on appelle les trois parties de la pénitence ; ou s'il dit qu'il n'y a dans la Pénitence que deux parties, savoir : les terreurs de la conscience à la vue du péché, et la foi au pardon de ses fautes accordé par Jésus-Christ, foi que font concevoir les paroles de l'Evangile ou de l'absolution, qu'il soit anathème I
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Canon»
du Concile
de
Trente
sur
la
Pénitence
IV. Si quelqu'un dit que cette contrition que nous obtenons par Texamen, la recherche et la détestation de nos fautes, qui nous fait repasser nos années dans lamertume de notre âme, peser la gravité, la multitude, la turpitude de nos péchés, la perte que nous avons laite de l'éternelle béatitude, le mal de l'éternelle damnation que nous avons encourue, et nous proposer en même temps de mener une vie meilleure, n'est pas une douleur réelle et utile, et qu'elle ne nous prépare pas à la grâce, mais qu'elle rend l'homme hypocrite et plus grand pécheur, et qu'enfin elle est une douleur contrainte et non libre et volontaire, qu'il soit anathème !
\l. Si quelqu'un nie que la confession sacramentelle soit ou instituée ou nécessaire au salut de droit divin ; ou s'il dit que la méthode de se confesser en secret au prêtre seul, méthode observée par l'Eglise aujourd'hui, dès l'origine et toujours, est tout autre chose que ce que le Christ a institué et prescrit, et que c'est une invention humaine, qu'il soit anathème 1
VII. Si quelqu'un dit que, dans le sacrement de Pénitence, pour obtenir la rémission de ses péchés, il n'est pas nécessaire de droit divin de confesser tous les péchés mortels et chacun en particulier de ceux qu'on se rappelle après un examen convenable et diligent, fussent-ils cachés et contraires aux deux derniers préceptes du Décalogue, et les circonstances qui changent l'espèce du péché ; mais qu'une confession ainsi faite n'est utile que pour instruire et consoler le pénitent, et qu'on ne la pratiquait autrefois que pour imposer la pénitence canonique : ou s'il dit que ceux qui s'efforcent de confesser tous leurs péchés ne veulent rien laisser à pardonner à la divine Miséricorde : ou enfin qu'il n'est pas permis de confesser les péchés
• véniels, qu'il soit anathème !
LA PENITENCE
/VIIl. Si quelqu'un dit que la confession de tous les péchés, telle que l'Eglise la pratique, est impossible, et qu'elle est une tradition humaine que les hommes pieux doivent abolir, ou que tous les chrétiens de l'un et de l'autre sexe et chacun d'eux n'y sont pas obligés une fois l'an selon l'institution du grand concile de Latran, et qu'il faut par conséquent dissuader les fidèles de se confesser au temps du Carême, qu'il soit anathème !
IX. Si quelqu'un dit que l'absolution sacramentelle du prêtre n'est pas l'acte d'un juge, mais celui d'un ministre sans autorité prononçant et déclarant que les péchés sont remis au pénitent qui les accuse, à la seule condition qu'il croie lui-même être absous, ou dans le cas même où
Canous
du Coucile
de
Tronte
sut*
la
X*cnitence
le prêtre absoudrait non sérieusement ma^s par jeu ; ou s'il dit que le pénitent n'a pas besoin de se confesser pour que le prêtre puisse l'absoudre, qu'il soit anathème !
. Si quelqu'un dit que les prêtres, en état de péché mortel, n'ont pas le pouvoir de lier et do délier ; ou que les prêtres seuls ne sont pas ministres de l'absolution, mais qu'il a été dit à l'universalité des chrétiens et à chacun d'eux : « Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié «dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la «terre sera délié dans le ciel ; » et : « Las péchés «sont remis à ceux à qui vous les remettez, et «retenus à ceux à qui vous les retenez, » paroles en vertu desquelles chacun pourrait remettre les péchés : par une simple correction, s'ils sont publics et si le coupable s'y soumet, et par la confession spontanée, s'ils sont secrets, qu'il soit anathème !
XI. Si quelqu'un dit que les évêques n'ont pas le droit de se réserver certains cas, si ce n'est pour la police extérieure ; et qu'ainsi la réserve n'empêche pas que le prêtre n'absolve validement des péchés réservés, qu'il soit anathème!
MOYENS d'obtenir LA GRACE.
XII. Si quelqu'un dit que toute la peine est toujours remise par le Seigneur en même temps que la faute; et que la satisfaction des pénitents n'est autre chose que la foi par laquelle ils se persuadent que le Christ a satisfait pour eux, qu'il soit anathème!
XIII. Si quelqu'un dit que l'on ne satisfait point du tout à Dieu, parles mérites de Jésus-Christ, pour la punition temporelle due au péché, en subissant les peines qu'il inflige et qu'on supporte patiemment ou celles que le prêtre enjoint, mais pas même celles que l'on embrasse spontanément, comme les jeûnes, les prières, les aumônes ou autres œuvres de piété, et qu'ainsi la meilleure pénitence n'est rien de plus qu'une nouvelle vie, qu'il soit anathème!
XIV. Si quelqu'un dit que les satisfactions, dont les pénitents se servent pour racheter par Jésus- Christ leurs péchés, ne sont pas des hommages pour la Divinité, mais des traditions humaines qui ohscurcissent le dogme de la grâce, le vrai culte dû à Dieu, et jusqu'au mérite de la mort du Christ, qu'il soit anathème !
IXV. Si quelqu'un dit que le pouvoir des clefs n'a été donné à l'Eglise que pour délier et non aussi pour lier; que par conséquent les prêtres, lorsqu'ils donnent des pénitences au saint tribunal agissent contre la tin de ce pouvoir et contre l'institution de Jésus-Christ ; et que cette peine temporelle, qui le plus souvent reste encore à subir pour s'acquitter envers Dieu, quand la peine éternelle a été remise par la vertu des clefs, n'est qu'une fiction, qu'il soit anathème I
Canons
du Concile
de
Trente
sur
la
Pénitence
L'EXTRÊME ONCTION
stOnxiAiBi:
1° La définition et la nature de l' Extrême-Onction.
2° La nécessité de l' Extrhne-Onction .
3° Les effets de V Extrême-Onction.
4° La constitution de V Extrême-Onction .