I.A l'.-.NITIÎN'CR
Différents
modes
de
satisfRClions
Satisfactions \volontaires\
Valeur
des
satisfactions
volontaires
Les satisfactions volontaires n'ont, par ellcs-mr'ines aucune valeur surnaturelle , mais unies à la satisfaction que N.-S. Jésus-Christ ofi'rit à son Père pour nous, elles ont toule la valeur de celles de ce miséricordieux Sauveur. « Telle est, dit le Concile de Trente, l'étendue de la libéralité divine qu'elle accepte comme des satisfactions suffisantes, non seulement les pénitences volontaires que nous nous imposons ou que nous enjoint notre confesseur, mais encore toutes les afflictions qu'il nous envoie dans ce monde, si nous les supportons avec patience et les bflVons à Dieu le Père par N.-S. Jésus-Christ. »
Les satisfactions volontaires, si elles sont faites avant l'absolution et la justification, n'opèrent la rémission de la peine que par condescendance de la part de Dieu. — l'aites après la justification, elles, opèrent inévitablement et comme de justice. Les Pères et les Conciles parlent de la satisfaction par la peine temporelle comme du mérite de la vie éternelle. Le Pape Pie V a condamné la proposition qui niait que nous pouvions satisfaire comme de justice quand nous sommes en état de grâce.
MOYENS irOBTENIR LA GRACE.
E/Jcls de la satif^factlon
Eiïets
de la
satistaciion.
Il s'agit sai'lout de la satisfaction sacramentelle .
Elle
participe
à la dignité
du sacrement ;
elle a le mérite
de
'obéissance.
Les autres
satisfactions
ont d'autant
plus
de valeur
qu'elles sont
faites
en union
avec elle
et sous
l'obéissance
du confesseur.
Elle acquitte et par conséquent anéantit toutes les dettes que nous avions contractées à l'égard de Dieu.
Elle rachète toutes les peines temporelles que nous devions subir à cause de nos péchés, môme pardonnes.
Elle mot notre âme dans un tel état de justice que si, avant notre mort, nous avions fait, avec les conditions requises, toutes nos pénitences sacramentelles et supporté, avec résignation surnaturelle et en union avec Jésus-Christ, les épreuves de la vie, nous irions au ciel sans passer par le purgatoire.
Elle guérit les blessures faites par le péché à notre âme et fait même disparaître la faiblesse et la langueur qui sont ordinairement la suite du péché. — Elle fait éprouver à l'âme le bienêtre qu'éprouve le corps rendu à la santé, là joie épanouie qu'éprouve le prisonnier rendu à la liberté et recouvrant tous ses biens perdus.
Elle nous rend surtout conformes à Jésus-Christ. Elle nous permet d'accomplir en notre chair ce qui manque aux souffrances du Christ. (Col. I, 24). Elle nous attache avec lui à la croix, nous associe à ses souffrances et nous donne l'assurance d'être associés aux mérites de sa vie et de sa mort.
— Ce sont ces considérations qui portent les âmes généreuses à se priver, à se mortiDer, à réduire leur chair dans la servitude. Elles ont hâte d'être purifiées, préservées, d'aller au ciel et d'être, sur la terre, d'autres Jésus-Christ.
LA PENITENCE
l.'Alioolulion
I / L'absolution sacramentelle est la sentence par
Nature ) laquelle le ministre du sacrement remet, de la de I part de Dieu, au pénitent bien disposé, les
l'absolution ' péchés dont il s'est rendu coupable.
Formule absolue
Formule
cnndi-
lionnelle
Dans l'église latine, la formule absolue de l'absolution consiste dans les paroles qui, nous l'avons dit, sont la forme du sacrement de Pénitence : Eçjo te absolvo a peccatis tuis, in noinine Patris et Filii et Spiritiis sancti. — Les seuls mots essentiels, avons-nous dit encore, sont absolvo te ou absolvo a peccatis tuis ; il y aurait péché mortel à omettre l'une ou l'autre de ces paroles, mais seulement péché véniel à omettre, — toujours sans raison, — in nomine Patris et Filii et Spiritus sancti.
Elle consiste dans ces paroles à ajouter avant la forme : Si tu es dispositus, si tu es dispose.
Elle est nulle et le sacrement est nul, si la condition tombe sur les dispositions futures.
lElle est valide si la ccmdition tombe su*; les
/ dispositions présentes ou passées.
\E\\e est licite quand il \ a de bonnes raisons pour absoudre de la sorte. Ces rais-jus sont : si le refus d'absolution devait nui.e notablement au pénilent, — si le péni'ent dont les disposition? sont douteuses es( en danger de mort.
MOYENS d'obtenir LA GRACE.
L'abso-
liilion
doit être
donnée
Le
pénitent
est censé
disposé
OlCfcrents
actes
de la Péniteucc
L'absolution
L'absolution
doit être
refusée
L'absolution doit être refusée
ou différée
A tout pénitent çi«' est bien disposé. — Le confesseur peut néanmoins, en qualité de médecin des âmes, différer quelquefois labsolution, s'illejuge plus utile à l'avancement de l'âme.
' S'il se confesse avec humilité j et avoue avec franchise des I fautes humiliantes.
S'il déclare qu'il a un vrai repentir de ses fautes et qu'il est résolu de ne plus les commettre.
S'il n'est poussé à se confesser f par aucun motif huni:iin.
'i S'il accepte généreusement la ' pénitence qu'on lui imposé- Même dans une extrême nécessité au pénitent dont la volonté est encore actuellement attachée au péché mortel et à celui qui refuserait de faire les abjurations ou les déclarations exigées par le Saint-Siège.
Hors le cas d'extrême nécessité : au pénitent dont les dispositions seraient certainement douteuses.
A ceux qui ignorent les vérités que tout chrétien doit savoir.
A ceux qui sont dans l'habitude du péché mortel et ne font aucun elVort pour s'en délivrer.
A ceux qui sont dans l'occasion prochaine du péché mortel et ne veulent pas quitter ces occasions pouvant le faire.
A ceux qui ne veulent ni pardonner, ni restituer pouvant le faire.
LA PENITENCE
Figures
du sacrement
de Pcuitencc
FIGURES DU SACREMENT DE PENITENCE
/Nous les trouvons dans l'Ancien Testament, la pluj part sont de vraies confessions exigées par Dieu. Elle.s montrent que l'origine de la confession date de la chute du premier homme et que c'est alors qu'il lui fut révélé que le repentir peut seul tenir lieu d'innocence et que ce repentir doit se manifester par l'aveu de sa faute. Dieu a vu le péché d'Adam mais il veut qu'Adam lui en fasse Taveu et il le pardonne; — Dieu a vu le péché de Caïn, il lui en demande l'aveu, Caïn refus 3 de répondre il est maudit; — Dieu a vu le péché de David, il lui envoie un prophète à qui le coupable avoue sa faute, David est pardonné. Le pardon suit toujours l'aveu humble et sincère.
Dans cette piscine de Siloe dont les eaux guérissaient ceux qui venaient s'y plonger. — Cette piscine, c'est hien le bain de la 'pénitence dans lequel on entre avec la lèpre et la paralysie et d'où on sort pur et radieux.
Dans ce sang de l'agneau pascal mis sur le seuil de quelques portes et préservant de la mort tous ceux qui hahi- Nous I talent à l'intérieur. — La confession trouvons I est comme le réservoir du sang de des / Jésus-Christ, et ceux qui vont là, se figures \ faire marquer le front avec ce sang, cmarquables J sont préservés de la mort éternelle. Dans ce commandement fait dans le Lèvitique (c. xvi), au grand prêtre, de mettre sa main sur la tête d'une victime et de confesser ses péchés et ceux de sa maison; — puis de faire des aspersions avec son doigt trempé dans le sang d'un holocauste et de confesser toutes les iniquités des enfants d'Israël.
LE SACREMENT DE PÉNITENCE