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CONSTITUTION DU SACREMENT DE MARIAGE

l 1° La matière et la formedu sacrement de MariaQO. Nous \ 2" Le mi.iistrc du sacrement de Mariage. ^1 divom i 3° Le sujet du sacrement de Mariage.

' i° Les cérémonies du sacrement de Mariage.

lo Matière et foruie du sacrement «le Mariage

Quelques théologiens voient dans le contrat la matière du sacrement et dans la bénédiction du prêtre, la forme.

D'autres théologiens , en plus grand nombre, ne voyant dans la bénédiction qu'une cérémonie nécessaire de nécessité de précepte mais non de sacrement, pensent que le contrat est à la fois la matière et la forme du sacrement.

L'Église ne se prononce pas quoiqu'elle semble toujours supposer que le second sentiment est le seul véritable. — Il suffit aux fidèles de savoir qu'il y a sacrement toutes les fois que deux personnes aptes à se marier donnent leur consentement devant deux témoins et leur propre curé.

La base et e fondement du Mariage est le contrat valide , c'est-à-dire l'acte par lequel les Matière | parties se prenet / nent pour époux; forme \ et ce contrat du 1 est toujours , Mariage J chez lescatholiques . accompagné de la béné-.

diction oiiip-l tiale donnée par le prêtre; or, \

LE MARIAOE.

So mnlstre du sacrement tlii nuriiigc

Ministre

sacrement

de

Mariage

Le sentiment commun

est

que ce sont

les

contractants

eux-mêmes ,

c'est-à-dire

les

parties

qui

s'épousent,

qui sont

ministres

du

sacrement ;

mais,

' La présence du propre curé des contractants est, en vertu des décrets du Concile, nècessaire à la validité du mariage, partout où ces décrets sont en vigueur. — Nous en parlerons plus loin.

;Le pape Eugène IV se contente de dire que la cause elliciente du mariage est le consentement mutuel des parties.

La Le Concile (le Trente

bénédiction 1 exige la présence a, I du curé pour la

de tout I validité du matemps, I riape , mais ce été j qu'il dit indique

donnée j que c'est sapréaux <^ scnce plutôt que contractants \ la bénédiction mais qui fait cette va-

est-elle lidité. 11 dit, en

nécessaire ed'et, de donner à la bénédiction en

la validité usage dans la du province; il suit

cacrement? nue les paroles k<jo vos conjnngo ne sont pas sacramentelles : ell. s seraient prescrites partout.

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

3< Sujet du »»acrrnient de Mariage

/Toute personne qui, étant baptisée, n'est liée par I aucun des empêchements soit naturels, soit divins, soit canoniques dont nous avons parlé.

— Si après le Mariage, on vient à découvrir un empêchement qui a préexisté au mariage et l'a rendu nul, il faut remédier à cette nullité en demandant la dispense de cet empêchement. Celte dispense est appelée in radiée parce qu'elle revalide le mariage dans son principe, dans sa racine.

[Toute personne qui oi'cst pas baptisée est mariée ralidement par le consentement mutuel qui est l'essence du contrat, mais elle ne reçoit pas le sacrement, — même un infidèle qui, avec dispense, épouserait un fidèle ne le recevrait pas, prolDabiement : il n'y aurait là rien qui indiquât l'union de Jésus-Christ avec son Eglise.

jLes hérétiques et les schismatiques, s'ils observent en se mariant, les lois de l'Eglise et reçoivent la bénédiction nuptiale ; et, môme très probablement, ceux qui, ne reconnaissant pas le sacrement, ont, cependant rinlention de se marier chrétiennement, sont mariés non seulement validement mais encore reçoivent le sacrement. Quoiqu'il en soit, l'Kglise n'oblige pas les époux hérétiques ou schismatiques qui après avoir validement contracté mariage, retournent à l'unité

— à se présenter devant un prêtre pour renouveler leur consentement et recevoir la bénédiction nuptiale. — Voir conditions du Mariage.

Pour les mariages entre chrétiens et infidèles, faits avec dispense du Pape.

iPour les mariages entre catholiques et hérétiques ou schisma-

I tiques.

[Dans les cas d'impossibilité ou de graves difficultés du mariage religieux entre catholiques mariés civilement.

TllI

CouMiliittun

du

sacrement

de Mnriag;e

3» Sujet

du

sacrement

de Mariage

L'Eglise

peut dispenser]

dispense

en effet

de bénédiction nu^Jtiale : !

.la

Lli MAItlAOE.

Avoir

la

vocation

Disposition du sujet.

Il doit

Nécessaire pour obtenir de Dieu les grâces particulières à ce sacrement.

Qui est indiquée non seulement par Vattrait, mais par l'approbation do personnes sages et désintéressées.

Etre en état de fjràcc. — Se marier en état de péché mortel est un sacrilège ; c'est se priver des grâces du sacrement qui probablement seront accordées plus tard quand on rentrera en grâce avec Dieu. — L'Eglise n'oblige pas absolument mais exhorte à se disposer au Mariage par le sacrement de pénitence. Là où existe l'usage de demander un billet de confession, il faut le maintenir autant que possible.

Être instruit des principaux mystères de la foi et des devoirs de l'élat qu'il va embrasser. Intérieur lUn consentement purement extéet I rieur serait illusoire et rendrait

rcel : I le Mariage nul.

Libre : Un consentement arraché par force, crainte ou violence est un consentement nul. Mutuel et réciproque : Il n'y a pas de contrat sans une certaine réciprocité.

Manifeste par quelque signe extérieur: Afin que les parties puissent connaître et accepter leur consentement réciproque.

yl6«o/u;Sans condition exprimée ou sousentendUf\ Actuel : Autrement il n'y aurait que promesse de Mariage.

Il peut être Qui doit avoir procuration (/éntVa/s donné, avecl pour le Mariage, et particulibrij permission ; pour épouser telle personne, ileronlinaire j Qui doit exécuter fidèlement tout \yàv procureur \ qq que porte sa procuration. Il doit être accompagné du consentement r/cs parents d'après la loi civile; et quoique ce consentement ne soit pas requis pour la validité du sacremenljileslbonderexigerautantquepossible.

■ji

Consente

ment

sujet.

Le

Maringe

étant

un

•crai

contrat

ne

peut exister

sans ce

consente-

ment,

qui doit être

MOYENS D OBTENIR LA GUACE

4o Céréuionles <iii sacri-uient de .tauriusc

A Y A NT LE M A n I A G E

1° Les fiançailles

Constitiilioii

lin

Kacreuioiit

«le Mariage

Cérémonies

du sacrement de M a ri a. ire

C "Si

Les fiançailles sont une promesse sincère et délil)érée que deux personnes aptes à se marier se font mutuellement de se marier un jour et qu'elles expriment par quelque signe sensible.

Les fiançailles sont un véritable contrat qui comme tout contrat ne peut être dissout que par la volonté mutuelle des 'parties, — ou par une cause existante qui l'aurait empêché si elle eut été connue, — ou par une cause survenue qui détruit, par elle-même, la volonté donnée.

Les fiançailles autrefois solennelles et failes dans l'église en présence du curé n'ont plus aujourd'hui cette solennité, elles ne sont pas même obligatoires.

L'obligation pour les fiancés de se marier ensemble à moins qu'une cause juste et raisonnable ne les en empêche et ne les dispense.

Un empêchement pro/u'èiïe'/" par lequel aucun des fiancés ne peut se marier à une autre personne licitement si les fiançailles n'ont pas été légitimement dissoutes. Un empêchement dirimant par lequel chacun des fiancés ne peut se marier validement avec un parent au premier degré de l'autre (iaucé. — C'est l'empêchement d'honnêteté publique.

LE MARIAGE. 53'J

2* Les Bans

Les bana sont la pul)Iication, faite à l'Eglise, du Mariage que telles personnes désignées ^ / I se proposent de contracter entre elles, et

w| j injonction, sous peines graves, à ceux qui

" connaîtraient quelque empêchement à ce

Mariage de le faire connaître, ivantla célébration. — Ce mot nous vient de l'allemand, et il signilie proc/amaieon dans cette langue.

Les bans n'ont pas lieu quand le Mariage doit B \ "^ ] se faire entre catholique et hérétique, alors

même qu'il y a dispense pour ce Mariage.

Par le curé des futurs.

« I ^ i I I^^i'is l'église de la paroisse

- l '^ I I (nif. chacun des futurs

hahite actuellement, et

al 11 I qu'il a habitée depuis

J* y I I I I moins de six mois. — Dans

^( Avant le 1 1 Les èfms 1 les deux paroisses s'ils ont Mariage / 1 doivent j deux domiciles. — Dans ,, I 2° \ \ se \ la paroisse de leurs père et

" I /.<•.« 1 \ faire j mère, s'ils n'ont pas l'un

lians I J i'5 ans, la iille 21 ans.

Pendant la messe solennelle.

Par trois fois avec intervalle au moins d'un jour franc; îi moins que trois fêtes ne se suivent.

^.L'évèquc peut la donner ;iot<r de justes

>c \ raisons, crainte d'infamie par exemple Ka] ou que les fiancés refusent le sacre- ~ ^ j ment ; mais, à moins de pressante néces-

r^l site, il ne dispense pas des trois publica-

J, ( tious.

MOVEN»; UOlilENlR LA GRACE.

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