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I.i: MARIAGE

Dispenses de ces empêchements

Nous

donnerons

seulement

quelques

indications

pratiques

pour

les cas

les plus

ordinaires.

Pouvoir

d'accorder

les dispenses

1° Ni les évoques, ni le Pape ne peuvent dispenser des empêchement qui détruisent la nature même du Mariage, tels que l'erreur sur /« personne, la violence, le lien... ni permettre directement un tort réel fait au prochain par exemple par la rv.pdure des fiançailles. ^ " Le Pape peut dispenser de tous les empêchements dirimants ou prohibants établis par les lois canoniques, tels que la parente en ligne collatérale, l'affinité, l'honnHeté jjub ique. Les évêques n'ont pas ce pouvoir de cfroit commun.

" L'évêque peut Si le Mariage est public et dispenser desl l'empêchement occulte, empêchements IS'il y a eu bonne foi au moin.s dirimants dé-< de la part d'une partie, couverts après le i S'il y a à craindre scandale et Mariage con-f qu'on ne puisse facilement sommé avoir recours à Rome.

:° L'évêque peut même dispenser, avant la célébration, d'un empêchement dirimant occulte si le retard devait occasionner grave scandale. — Le curé, dans le même cas, si le recours à l'évêque est impossible, peut, r? on pas rfe^pcnser.mais célébrer le Mariage en référant après à son supérieur. 1° L'évêque peut, par concession expresse, dispenser des empêchements de consanguinité et d'affinité au troisième et au quatrième degré — de l'honnêteté publique provenant des fiançailles, — de la parenté spirituelle excepte de celle qui existe entre parrain et filleule, marraine et filleul, — du crime d'adultère seul. Pour les empêchements /îro/izbants il peut, en vertu de la coutume, dispenser seulement du temps prohibé et de la défense de VEglij'c.

- Un Mariage contracté avec un empêchement dirimant estnul mais il peut devenir ra/Zc/cpar la dispense; le consentement des époux doit alors être renouvelé danslesconditionsordinaircs.

tl

Dispenses de ces

empêchements.

2° Causes

qui rendent légitimes

les dispenses

Les

causes

peuvent

être

Finales : celles sans lesquelles le supérieur ne donnerait pas dispense.

Inipiilsives : celles qui, sans être déterminatives, portent le supérieur à donner plus facilement la dispense.

Les causes / Vraies dans l'exposé lui-même qui

finales i ne doit contenir rien de faux. — doivent êtrel On appelle obreptice la dispense

sous peine j obtenue par un faux exposé.

de / Vraies dans la totalité de l'exposé nullité \ qui ne doit rien omettre de ce qui dans I est nécessaire. — On appelle sula. I brcptice la dispense qui a caché dispense \ quelque chose.

1° La petitesse du lieu qui fournit par là même peu d'occasions de s'établir. — Un lieu est censé petit quand il n'excède pas trois cents feux.

2° La inodicitè de la dot qui a les mêmes inconvénients.

3" Le bien de la paix que le Mariage doit conserver ou rétablir.

4° L'âge avancé de la jeune fille qui a dépassé 24 ans.

5° La position d'une veuve chargée de famille à laquelle une union assure l'existence.

6° Le danger de la séduction et de l'erreur dans un pays hérétiqfue.

7° La conservation des biens dans une famille honoraUle.

S" Les services importants rendus à l'Eglise.

9° Le danger du scandale ou de l'infamie. 10° La crainte fondée du Mariage purement civil.

LE MARTAOE.

y'zo

Manière

d'obtenir la|

dispense des empêchements

Il y a à

[Rome deux

tribunaux

spécialement

affectés

pour

accorder le?|

dispenses

La Date- {

A laquelle on s'adresse pour les empêchements publics dont on peut fournir les preuves juridiques, tels que \di parenti' , Ca/pnitè li'fjitime. — Les demandes sont adressées directement au Pape, et la supplique doit exprimer les noms, surnoms, diocèses et domiciles des parlies; la réponse est envoyée à TOlTicial chargé de l'aflaire.

Qui prescrit | ordinairement | une rétribution ' appelée

componende

Elle est proportionnée à la fortune des parties.

Elle nest pas exigée pour les pauvres.

Elle n'entre pas dans le trésor apostolique mais est employée à de bonnes œuvres.

Elle a pour but de rendre plus rares les demandes.

La

Pèniten-'

ceric

A laquelle on s'adresse pour les empêchements secrets, par exemple l'affinité provenant du crime. — Les demandes sont adressées au grand pénitencier, et lu supplique donne des noms supposés — seule, l'adresse de celui à qui le bref doit être envoyé, doit être exacte. — Les suppliques passent ordinairement par l'évêché ; on peut s'adresser directement soi-même et c'est le confesseur qui fait la demande.

Qui ne demande aucune rétribution — sauf les frais d'expédition et ports de lettres comme pour les réponses de la datcrie données in forma paupcrum.

MOYEN? n onrKNiu la guace.

VU

GRANDEUR DU MARLAGE

; C'est Dieu hn-mème qui amena Eve à Adam et

[ c'est en la présence de Dieu qui était là, comme

l -prctre et comme témoin, qu'Adam accepta

Dignité i Eve pour sa compagne en disant : Voilà l'os

dans / de vies os et la chai}' de ma chair. L'homme

son origine \ quittera son père et sa m'crc "pour s'attacher

toute divine j à sa femme et ils seront deux dans une

môme chair (Gen. ii, 23). Ainsi fut établi

ce contrat qui par ordre de Dieu et sous les

regards de Dieu unit l'homme à la femme.

Jésus-Christ voulut faire de ce contrat, qui

i unissait l'homme et la femme, un moyen

Dignité I de leur transmettre sa grâce et il l'éiève

dans I à la dignité de Sacremenù : Que l'homme,

son élévation ; dit-il, ne sépare pas ce que Dieu a uni

à l'état 1 (Mat. xix, (3). Ces paroles et d'autres

de sacrement | relatées dans le saint Evangile ont appris

I à l'Eglise la volonté de Jésus-Christ, et elle

\ a déclaré cette union parmi les sacrements.

Dignité

dans

le respect

dont

l'entoure

l'Eglise

catholique

Qui le montre comme un acte très solennel et ayant une très grande influence sur la vie huniaine du temps et de l'éternité.

[Qui le montre avec ces deux grands caractères d'unité et d'indissolubilité qui attachent par le lien le plus étroit deux personnes qui désormais n'auront plus qu'un seul et même intérêt, partageront les joies et les tristesses l'une de l'autre, auront un droit réciproque et inaliénable sur le cœur comme sur le corps l'un de l'autre et seront bénis par le Seigneur.

LE MARIAGE

Cotte sainteté est fondée surj ce mot de S. Paul qui mot on parallèle l'union (Irt l'homme et de la fomnn- pur 1.; Mariage et l'union de Josus-Glirist et do l'Eglise : Ce sacrement est grand; il est grand du ns Jésus- Christ et dans fEglisc (Eph V, 32.) Car, dit Bossuet, il y a deux sortes d'union entre Jésus-Christ et son Eglise :

L'une naturelle qui consiste dans la ressemblance de la nature, puisque Jésus-Christ est homme, qu'il a un corps et une ùmu comme les fidèles qui composent l'Eglise.

[L'autre spirituelle qui consisto dans l'union dos cœurs par la, ciinrité ; et le Fils de Dieu a tant aimé l'Eglise qu'il a verso son sang pour elle ; et l'Eglise à son tour aime Jésus-Christ en étant soumise à ses volontés adorables. — Il n'est pas d'union plus pur-, plus sacrée, plus divine que cette union de Jésus- Christ avec son Eglise, et lui comparer le mariage c'est élever cette union ù une hauteur divine.

Cotte sainteté est indiquée par le catéchisme du Concile de Trcnto qui exhorte les pasteurs dos âmes à faire connaître aux fidèles toute la sainteté du Mariage afin qu'il n'y portent aucune atteinte, parce que, ajoute-t-il, l'ignorance et les fautes à cet égard sont trcs funestes et attirent des maux à l'église. {C. x.xvu.) Le Mariage, dit-il encore, est le signe sacré du lien qui unit Jésus-Cln'ist à son Eglise et il est certain que l'apôtre, S. l'aul compare Vhomme à Jésus- Christ et la femme à l'Église... L'elVet do la grâce produite par ce sacrement est de fixer et d'arrêter l'amour mutuel et l'aireciion réciproque des deux époux et de les détourner de tout attachement et de tous plaisirs étrangers, afin qu'en toutes choses le Mariage soit honorable et sans tache.

MOYENS d'obtenir LA GRACE.

Dans la

nature

du contrat

qui a

Jésus-Christ n'a qu'ifnc seule Eglise, une seule qu'il a épousée après qu'elle est sortie de lui, — une seule qu'il reconaaît pour légitime, à laquelle il est uni sur la terre jusqu'à la fin des siècles, à laquelle il sera uni éternellement dans le ciel quand sera consommé le grand mystère de l'unité.— L'homme ne doit avoir qu'une seule et unique épouse et si cette unité cessait d'être, le mariage perdrait son plus heau privilège : sa sainteté.

pour base jJésus-Christ en épousant l'Eglise a con- Vunitè I tracté avec elle une union indissoct I lubie : Je suis avec vous, lui dit-il, l'indisso-i jusqu'à la fin des siècles (Mat. 28,20). lubilitc f et cette promesse est irrévocable. — L'homme contracte avec celle qu'il épouse une union indissoluble qu'aucun prétexte, aucune raison humaine, aucune cause ne pourront jamais briser.

Jésus-Christ aime son Eglise : il ne la quitte jamais, il la conserve, il la dirige, il l'assiste, il la protège, il la nourrit. — L'Eglise aime Jé- Dans I sus-Christ: elle le sert, elle le les I console, elle lui est dévouée, elle

conséquences i ne vit que pour étendre sa gloire. du contrat — L'époux doit aimer son épouse: qui I l'épouse doit aimer son époux. —

sont \ Ils doivent faire l'un pour l'autre UamovA' I ce que font Jésus-Christ et l'Ect le j glise.

dévouement fJésus-Christ et l'Eglise .soullront mutuels I ensemble les mêmes douleurs. —

Oranileiir

du Mariage

Cette

grandeur

se tire.

De sa

sainteté

L'époux et réponse doivent porter ensemble les aoiileurs de la vie, se consoler, se contenir, se fortifier ensemble.

LE MARIAGE

VS.i

Dans

la /?n c/i<

fi

contrat

qui est

Cï

Vunion

et la

création

des enfants

cj 1

re

Jé?iis-Christ a contracté avec l'Eglise l'union la plus intime : union naturelle puisqu'ils vivent toujours l'un avec l'autre ; union spirituelle puisqu'ils ont les mêmes pensées, les mêmes désirs, les mêmes joies et les mêmes peines. — Les époux doivent vivre de cette union ; non-seulement de l'union naturelle qui n'a rapport qu'à la vie animale et à la vie présente— mais de cette union spirituelle qui réalise la belle parole des livres saints : un cœur et une âme (Act. iv 3"2.). Le Mariage, dit le catéchisme du Concile de Trente, est une union toute divine qui demande une grande piété dans ceux qui le contractent comme le montrent les exemples des patriarches.

Jésus-Christ et son Eglise concourent à la création des enfants de Dieu, ils les engendrent par le Baptême ; ils les nourrissent, ils les forlifient, ils les guérissent par les autres sacrements. — Les époux se proposent, pour entrer dans les vues de Dieu et pour combler les vœux de l'Eglise : la création et la multiplication des enfants de Dieu, des frères de Jésus-Christ et par là, d'accroître l'Eglise de la terre et le nombre des élus dans le ciel.

Le Mariage est donc un acte saint ; et il doit produire ce que produit tout acte qui est saint : la paix. Si le Mariage ne produit pas la paix, c'est que sa sainteté est méconnue ou méprisée. On ne voit dans le lien conjugal que ce qu'y voient les rationalistes, \eshommes d'affai rcs, les sciïsuels ou les avares Dieu en est repoussé, le sacrement est profane, et au lieu de la paix, c'est la

\ justice de Dieu qui se fait sentir.

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