DISPENSATION DE LA GRACE
Cette
dispen-
sation ,
lest faite
par
Dieu
Par
Dieu seul i La grâce est le bicnfropre de Dieu. — Dieu peut ! seul la possède ; seul il peut la donner; la faire I nous l'avons prouvé dans la définition. '-' / Elle le porte à vouloir le salut de tous les hommes, )e plus grand bien qu'il puisse leur donner ; et par conséquent à leur fournir les moyens nécessaires pour arriver au salut.
Dieu a fait aux hommes des commandements qui, nous Tavons vu, ne peuvent être ni complètement m ?,\iv\.ouX surnaturellement observés par l'homme ; Dieu est donc obligé de lui donner un secours pour les observer : Dieu no commande pas V impossible, mais en même temps qu'il commande, il nous 2 Ijuslice \ avertit de faire ce que nous pouvons et de demander ce que nous ne poicvons p)as, — et il nous aide afin que nous puissions. (Conc. de Tr. Sess. vi,2.) — Un Dieu juste, dit S. Aug., ne peut rien commander d'impossible et un Dieu bon ne peut condamner un homme pour un crime qu'il n'a pu éviter.
\<us-Christ nous a dit : Demande:; et vow^ recevrez; (Joan, xvr, 21.) — Prie:; afin que vous ne siœcombie.^ pas à la tentation. (Luc. xxii. 40.) — Tout ce que vous demanderez à mon Pore en mon nom, il vous l'accordera. (Jo. xiv, 13.) — Dieu est fidèle, il proportionne le secou7'S à la nécessite pour que vous 2^v.issic.; soutenir rèpj'cuve. (i Cor. x, 13.) — Ces paroles impliquent la promesse de la grâce.
V nispEXPATiox DE L.v r.i!Ai:i;. 'Jl
iDieu, dit le Concile tle Trente, n'abandonne pas de sa grâce ceux qui ont été justifiés, à moins qu'ils no l'aient abandonné le premier (Sess. vr, 2). Et le Concile prononce anatlième contre celui qui dira que les Commandements de Dieu sont impossibles à observer pour celui (|ui, étant justifié, jouit encore de l'étal de f^ràce (Sess. v,Can. 18).
bI /Bien qu'il ne soit pas de foi que !e pécheur
»[ I ordinaire reçoive les grâces particulières
pour observer les préceptes, c'est un sentiment commun qu'il les re;oit ; et ce senti- / Ordinaires { ment est fondé sur la bonté de Dieu, — sur la volonté de sauver tous les hommes, et sur la mort de .lésus-Clirist endurée pour le salut de tous. — Dieu refuse, avec justice, sa grâce à la témérité qui s'expose au péché.
Ils ont les grâces absolument nécessaires à l'aide dos ♦^/►-i 1^1 quelles ils peuvent revenir à Dieu: Dieu ne veut ^\ o'' p-l point la mort de l'impie mais quil se convertisse "^ '" et qu'il vive (ii Petr. m). — Ils ont toujours au moins la (jrâce de la prière: C'est, dit S. Augustin, la ressource qui reste toujours au libre arbitre et s'ils y sont fidèles elle leur obtiendra les autres grâces. — Dieu, ajoute S. Augustin, n'abandonne que ceux qui l'ont abandonné le 'premier.
Ceux qui se damnent, se damnent non seulement à cause des fautes antécédentes qui leur ont fait quitter les vertus, mais à cause des fautes actuelles. Dieu tend la main au pécheur jusqu'à son dernier soupir.
lisent toutes les grâces nécessaires: Dieu veut que tous les Jiommes se sauvent et arrivent à la connaissance de la vérité (1 Tim. v, 4). Leur Aux ) fidélité k la loi naturelle leur attirera des grâces infidèles j pour arriver à la vérité. Dieu, dit S. Thomas, ne laissera pas mourir dans l'infidélité celui qui, aide de la grâce, le cherche avec simplicité ; il lui enverra plutôt un ange.
V DISPENSATION DE LA GRACE
Chaque fois qu'un homme, juste ou pécheur, a un
3° j précepte grave à remplir ou une tentation difficile
Cette 1 à surmonter, il roroit une grâce nécessaire: £)ieM,
dispon- I dit S. Paul, ne jicr met pas que nous soyons tentés
sation I au dessus de nos forces, il proportionne le secours
est / au besoi7i. (i Cor. x', 19.)
faite j
dans i / Prochaine quand elle nous donne immédiate-
tous lesf p )* \ ment le pouvoir de faire notre devoir, temps \ ^. ^ J Eloignée quand elle nous dispose seulement pft^ I à recevoir la grâce prochaine, par exemple, à prrier.
4° Elle n'est pas faito à tous les instants mais seulement dans les circonstances où il est nécessaire d'accompli) un devoir.
Dieu n'est pas ohligé d'accorder à tous des .^mces égales. Il peut, sans injustice, donner /)/ms aux uns, moins aux autres, pourvu que chacun ait ce qui lui est nécessaire; or. Dieu ne refuse pas ce nécessaire. Personne ne pèche faute du secours de lu grâce, mais par opposition ou résistance volontaire à la grâce prochaine ou éloignée.
Dieu n'est pas obligé absolument d'accorder à l'homme le salut éternel; il peut donc, sans Fllp'^n'p t I ii^ji^iy^ice, permettre que des enfants meurent ^ " y sans baptême par suite de causes qu'il a laissé po-nip \ ^ë^^- — Il sullit que ces enfants ne soient rour'tn 's 1 paspw?^^s; aussi leur état est simplement une ^' > privation. — Si, par suite de circonstances
particulières , quelques personnes n'arrivent pas au salut, ce n'est pas que Dieu leur ait refusé d'avance les grâces nécessaires , c'est que ces grâces n'ont pu avoir leur ellet par le fait de causes secondes que Dieu n'était pas tenu d'empêcher par un miracle. Nous devons respecter les mystères de la Providence de Dieu que nous ne pourrons jamais taxer d'injustice.
YI COOPHRATION A LA TiRACE. "3
COOPÉRATION A LA GRACE
1° La nature de la conprration.
2° La nècrfisitê de la cnnpth-ation.
3° Les effets de la coopération.
l4° Les obstacles à la cooprrution.
Nous '5° Les devoirs de l'homme j^ar rapport à dirons , la coopération.
L'importance de la doctrine sur la coopération.
Lu culpabilité et le malheur du refus de coopération.
Coopéradou
la ($ràce