‹ Sommaire de la doctrine catholique en tableaux synoptiquesChapitre 36 sur 152 · I\- RICHESSES DE LA GRACE · texte numérisé non relu

I\- RICHESSES DE LA GRACE

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de la grâce

Les richesses

la prâce

sont

d'une

abondance

qui

surpasse

toute

pensée

'humaine

Elle est ce trésor dont parle la sagesse auprès duquel l'or n'cift qu'un (jrain de pou-'^sièreet l'arijent qu'un peu de boue. (Sap. vu, U).

Elle renferme en germe tous les hiens de Dieu : ceux de la nature, ceux de la gloire, ceux de la terre, ceux du ciel ; tous les biens créés et ceux que la puissance divine peut créer à l'infini.

Elle rend celui qui la possède, — serait-il pauvre, infirme, ignorant, méprisé, — elle lo rend supérieur aux crunds, aux savants, aux riches, aux maîtres du monde, aux heureux de la terre, s'ils n'ont pas la grâce. — H n'y a de gloire, de grandeur, de sainteté que par la grâce; elle est la mesure de toute gloire, de toute grandeur, de toute sainteté. Ni la science, ni la puissance, ni la noblesse, ni les vertus morales n'ajoutent rien, — ni la pauvreté, ni l'ignorance des sciences humaines, ni l'obscurité de la naissance, ni les défauts naturels notent rien, à la grandeur qui vient de la grâce. — L'homme qui possède la grâce n'est pas plus grand pour être roi, savant, illustre dans le monde; il n'est pas moins grand pour être sujet, serviteur, esclave, dépourvu de science, de talent, objet de mépris aux yeux du monde.

Elle attire sur l'âme qui la possède l'admiration, la complaisance, l'amour de tous les anges, de tous les saints, de Dieu lui-même, qui prépare à cette âme une couronne de gloire pour l'éternité.

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