FORMES DE LA PRIERE
r ormes «le la prière
La
prière
peut
être
j Vocale: Celle qui s'exprime par des paroles, mais demande en même temps l'attention de l'esprit et l'atïection du cœur sans lesquels la prière ne serait qu'un vain murmure des lèvres sans valeur devant Dieu.
Celle qui se fait intérieurement sans aucun mouvement des lèvres. C'est l'àme seule s'entretenani avec Dieu.
Mentale l Elle , D'oraison : prière par excellence.
prend J De inàditation : réflexion soutenue.
le \\)e, contemplation : regard attentif et nom ( sans efforts.
Privée : Celle qui se fait par un seul individu, en son
nom particulier.
En commun: Celle qui est faite par plusieurs personnes réunies soit dans une famille soit dans une assemblée. Publique : Celle qui est faite par un grand nombre de fidèles dans une Eglise ou ailleurs et qui est présidée, au nom de l'Eglise, par un de ses ministres. Liturgique : Celle que l'Eglise fait réciter ou chanter dans les cérémonies publiques ; et encore, VOffice divin à la récitation duquel elle oblige les ministres qui sont dans les ordres sacrés et quelques communautés religieuses.
La prière privée, vocale et mentale est celle de l'homme individuellement qui fait à Dieu l'hommage de tout son être.
La prièrepwt/iç'itcest celle de l'homme vivant en société qui rend à Dieu les hommages de tous.
La prière en commun est préférable à la prière jorivée ; la prière publique faite au nom de l'Eglise est la plus efficace.
Chacune de sesi formes de priè-| res répond aux différents rapports de l'homme j avec Dieu.
LA PRIKHE.
NÉCESSITÉ l)K I.A IMUÉllE
■ Il
<lr lu prlore
Cette nécessité
pour
obtenir
la
()rncc
est
fondée
sur
un
■précepte
divin
Exprimé
dans une foule de pa^es
do
l'Ecriture
Rappelé
par ri'-lise
Demandez et vous recevrez. — Chcr~ chez et vous trouvères (Luc xi, 3).
Priée, dit encore J.-C, il faut toujours prier et ne jamais se lasser (Luo XVIII, i). Ce mot il faut indique une nécessité absolue.
l^rie.7 sanscessc, — snycj persévérants \ f/«H.s/a;);vrrf,répèleS.l'aul(Col.iv,2,) ^ (Hom. xii, 1-2 )— Thés, v, 17).
Qui en faisant réciter la formule de prière tracée par Jésus-Christ lui-même, l'apjK'lle un prérejite divin.
11 est de toute impossibilité de vivre et de mourir dans la vertu sans le secours de la liriôre (S. (llirys.) Sans la prière, point de salut (S. Thom.) Dieu ne commande pas l'imiiossible : il ordonne de faire ce qu'on peut et ne tiemander la force de faire ce qui est humainement possilile(S. Aug.) Dieu, maître absolu et possédant, seul, tous les biens, les donne sans doute à qui il veut et conmie il veut, mais il semble qu'il doit à sa firandeur de les donner delà manière la plus dipne de lui ; — or la manière qui montre à la fois, le plus dignement, et son indépendance et sa miséricorde est de ne donner qu'à la prière. — Demander c'est reconnaître la souveraineté de celui ù qui on demande.
Toujours mais non à chaque instant; et ces mots; // faut toujours prier (Luc. xvin,l)s'entendentsoit d'une disposition liabituelle, soit des cas particuliers où la prière est nécessaire pour éviter une faute. cr. 1 Dans un moment de tentation.
Dans une épreuve, — un état de péché, — en danger de mort.
^ ^ Le matin et le soir, d'après une coutume générale ( quoique non absolue.
Ce
précepte
est
I parfaite ment
en
rapport
avec
la
nature
divine
MOYENS D'OBTENIR LA GRACE
En secret, — en public, — dans le dé-'
sert, — sur les montagnes, passant
même la nuit en oraison. (Luc. vr,2.)
Dans le cénacle, dans le jardin des
olives, sur la croix.
Dan? le tabernacle et dans le ciel où il
prie encore : // intcrciide toujours
pour nous, (lïehv. vu, ^25.)
J.-G. n'avait pas besoin de prier pour lui. —
11 l'a fait pour nous inculquer, comme notre
chef et notre modèle, la nécessité de prier.
XécessMc
de la prière
Cette nécessité
pour obtenir
la grâce
est fondée
Sur
les
exemples
de
prié
Nous sommes e»?!c?- / L'hommage de notre ligcnts ; nous j (?.«^5r^^ par l'adoration.
1 L'hommage de notre cœur par la reconnaissance et l'amour.
L'hommage de notre corps par la parole
Sur
notre
nature
comprenons donc que nous avons reçu de Dieu tout ce que nous possédons et que nous lui devons comme 1 à notre créateuri et à notre bienfai-] tcur :
et par l'attitude respectueuse qui indiquent nos sentiments intérieurs.
Nous sommes intelligents; nous comprenons donc que les liens établis par la création entre Dieu et nous se resserrent de plus en plus par la conservation de la vie et que cette conservation nous met dans une ent-jèrc dépendance à son égard. — La prière est le sceau, l'aveu de cette dépendance.
Nous sommes intelligents ; nous comprenons notre faiblesse, notre tendance irrésistible vers le mal et nous sentons que nous ne j)Ouvoy\s être purs sans le secours de Dieu. (Sap. vni, 21. j
LA l'UlICIlI:;.
l*f crudité «le la firlore
Cette nécessité
pour
obtenir
la fjrâcc
est fondée
de
Besoins (le Trîmc qui demandent /a force pour rcsisterau mal — et pour se relever aprèsunechute. Besoins de l'osprit qui demandent la lumière. Besoins du ra-ur qui demandent Vajfectio7i et la
consola/ ion.
Besoins du corps qui demandent le soulagement. Besoins d<rns l'état de prcliè dont nous ne pouvons sortir sans un secours tout spécial deDieu. Besoinsdansi Pour vaincre les tentations.
' Vourdétriiirelcs habitudes iiianv;iises. ' Pour persévérer jusriu'à la mort.
Pour les personnes onligccs à l'ollice
divin sous peine de péché.
Pour les prêtres et les évèijues dans Tadministration des sacrements et la céléhration de la sainte messe.
Pour les personnes qui ont reçu une prière vocale pour leur ])énitence sacramentelle, ou qui veulent profiter d'une indulgence attachée à une prière vocale.
Puur soutenir l'attL'ntion . les mots sont comme des vases précieux qui retiennent la pensée.
Pour exciter la dévotion du cœur en lui
fournissant de nouvelles pensées.
Pour olVrir à Dieu Thommage du corps comme la prière mentale lui offre l'hommage de l'âme.
3'' D'après tout ce que nous avons dit, la prière qui est nécessaire de nécessité de précepte et plus probablement aussi nécessaire de nécessité de moyen, de telle sorte que celui qui ne prierait pas, s'il était même possible qu'il ne lit pas d'autres fautes, serait, par le seul fait qu'il ne prierait pas, dans un état de damnation.
l'état grâce
Note 1° La prière 7V)c«/c excepté le Pater nest pasd'ultlii:atioM pour ceux qui prientsuiïisaiiiment d'esprit et de cœur, — excepté
' La prière!
vocale est cependant .
d m I et; rail de utilité
MOYENS d'obtenir LA GRACE.