EXISTENCE DES SACREMENTS
Dans l'état d'innocence, c'est-à-dire avant la chute do l'homme, on ne sait pas s'il y a eu des sacrements. Les sacrements existaient, car ils étaient comme aujourd'hui nécessaires pour lu rémission du péché originel et des péchés actuels.
Ces sacrements ne sont pas connus, ni quant ;'i leur nature ni quant à leur nombre. D'aprt'S S. Augustin et S. Thomas, la foi au Mc-?sie futur suffisait c/ie-r les parents pour la rémission du péché originel de leurs enfants, — et c/icj les adultes pour celle des péchés actuels, à la condition que cette foi fut manifestée par quelque signe extérieur : bénédiction, prière et même, après Abraham, la circoncision.
Les sacrements existaient. — La sainte Ecriture et la tradition l'attestent ; les Conciles de Florence et de Trente lo proclament en disant qu'il existe une différence essentielle entre ces sacrements et ceux de la loi nouvelle.
Ceux qui donnaient au peuple et aux prêtres le carac- Les 1 tère pour honorer Dieu :
sacre- I la circoncision, la conments 1 sècration.
Sous
la loi
de
Nature c'est-àdire depuis
chute jusqu'à Movse
Sous la loi écrite c'est-à-dire
depuis
Movse
jusqu'à Jésus-Christ
iSou? la loi nouvelle pas contestée.
[de la loi Ceuxquiconcernaient l'usage
écrite l des choses sacrées : la
étaient j manducationdel'agneuu
partagés J pascal, des pains de pro-
en trois I position
classes f Ceux qui avaient rapport à
la rémission des péchés :
l'ablution des mains.
l'existence des sacrements n'est
MOYENS h OliTEMR LA GUACE.
GPcAîTDEUR ET EXCELLENCE DES SACREMENTS
Orandeur
et excellence
des eacreuients
jAu point de vue moral — les sacrements peuvent I seuls faire le véritable honnête homme, celui I qui dompte ses passions et conserve sa dignité, celui qui est fidèle à tous ses devoirs, qui est juste en un mot. Or, on ne peut l'être sans une force divine, incessante; cette force est donnée par les sacrements.
Au point de vue social — les sacrements peuvent seuls conserver dans leur intégrité et faire grandir les nations comme les individus. Ils réalisent pour la société ce désir de Platon : Un Dieu avec nous. — Les sacrements correspondent aux besoins généraux de l'humanité qui aspire, sous peine de se sentir inquiète^ agitée, tourmentée, à être unie à Dieu et à vivre de la vie de Dieu. Les sacrements sont un foyer de vie établi par Jésus-Christ et alimenté par les mérites de Jésus-Christ dans lequel tout individu peut venir puiser l'élément réparateur dont il a besoin, — soutenir et augmenter sa vie, — rétablir ses forces, — guérir ses blessures. — Ils sont un foyer divin dans lequel on peut jjuiser avec une confiance absolue parce que on y puise Dieu ; — foyer inépuisable parce que la grâce qu'on y puise est comme la lumière et la chaleur du soleil qui toujours communiquées restent toujours les mêmes ; — foyer accessible à tous, s'ofîrant à tous sous les signes des choses les plus simples, les plus communes, les plus faciles à avoir.
T.F< SACREMENTS E\ GENERAL
■ Il
Grandeur
deN BacreiueutM
Les
Sacrements
sont
les moyens
par Icsiiui'ls
Uieu vient faire
sa
demeure
dans riiuinnic.
Dieu
transfoi'inc
ainsi
son âme
et
de là,
il rayonne
sur toutes ses
puissances,
sur son intelligence
et sur son cœur,
leur donne
quelque chose
de
divin.
Par les
Sacrements :
Dieu vient à nous, comme le feu vient au fer qu'il écliaulle, ([u'il
Eénètre, embrase et rend semblale à lui.
Dieu ent7'c en nous, comme la lumière entre dans les corps diaphanes aux(|uelselle communiciuc sa propriété.
Dieu s'insinue en nous, comme lo parfum dans la substance du vase où on l'a déposé.
Dieu imprime en nous sa ressemblance, comme le cachet imprime sa ressemblance dans la cire qu'il presse, — ou mieux encore, comme l'homme imprime le caractère de ses idées aux matières qu'il façonne, avec cette diflërence pourtant que le caractère divin qui nous est communiqué est vivant et fait de nous les images vivantes de la substance même de Dieu.
Dieu donne à notre àme une forme divine, il devient la vie de l'âme comme l'âme est la vie de la chair et nous, participants de la nature et de la vie de Dieu , nous opérons divinement , car l'opération est en rapport avec l'être : pensées, dèsiy^s, actions, tout prend en nous comme des proportions infinies , parce que tout est imprégné de la vertu du Très Haut et transformé par unft sève divine. (Monsabrè.)
yi)
MOYENS D OBTENIR LA GRACE