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NATURE DES SACREMENTS

iVatnre

deH

■ucrenients

Danslelangagcordinairejlemot sacrement qui se compose de deux niotslatinssocî'a mens , sens sacré, fut toujours employé, même par les auteurs profanes, dans un sens reli-| gieux ; il sisnifie

Chose sacrée ou déposée dans un lieu sacré, — un temple.

Chose secrète, mystérieuse, cachée sous un signe extérieur.

Dans le

langage

théologique,

un

sacrement

est

|Un signe sensible et permanent, — instué' par N.-S. J.-C, — pour nous sanctifier, — en nous communiquant la grâce.

MOYENS DOr.TENIU LA GRACE.

A'adire

des

sacrcmcnfs

Explication

chacun

des

mots

de

la définition

Le mot signe veut dire une chose qui tombant sous les sens désigne une autre chose qui ne tombe pas sous les sens: ainsi un vêtement noir est le signe du deuil de l'âme, — un serrement de main est le signe de Tamitié.

Le mot sf'gne est appliqué au Sacrement parce que, dans tout sacrement, les sens perçoivent quelque chose de matériel indiquant l'effet immatériel produit dans l'àme par ce sacrement : — ainsi dans le baptême, l'eau matérielle qui de sa nature lave, purifie, est un signe Le I que le Baptême lave et purifie Tâme.

'Sacrement / Il passe par nos sens pour aller porter est / 1 la grâce dans l'âme, — comme le péun signe \ ché a pénétré par nos sens pour sensible \ aller infecter notre âme.

Il fixe l'attention de notre esprit, — élève noti'o intelligence, parle à notre iraagmation, — émeut notre cœur, grave dans notre mémoire une impression profonde.

Il place les fidèles dans la dépendance de l'Eglise la plus complète, la plus continuelle, la plus salutaire.

11 unit visiblement les chrétiens entre eux et avec leurs pasteurs, et ceux-ci avec leurs chefs les évêques, et les évêques avecleur chef suprême le Pape.

Il constitue ce christianisme pratique sans lequel Dieu est un étranger pour l'homme. — On ne va à Dieu que par J.-C. ; on va à J.-G. surtout par les Sacrements.

Il forme comme le chemin mystérieux par lequel Dieu descend jusqu'à l'humanité et l'humanité monte jusqu'à Dieu et il entretient les rapports continuels entre Dieu et ses créatures.

LES SAIMIEMK.NT.S ES UiÎNtUAL. U l

Le sacrement est un signe penn'inen', c'est-à-ilire conservant iusquïi la lin du monde les propriétés dont lia été doué.

^ "'^ o"^ ""é v'n^ Par le Concile deTrente:5/<7Mc/7M'Mnrf/^ Doss i a j ^^^^ f^^ sacrements de la nouvelle loi la grâce (\ni\ n'ontpas èti- twfs institues par N.-S. est son oicii\ r /^ > -i -i n • /c- à\

nronre neull ''" d soit anotheme.(bes. vu, cl)

'^ r ] } • ll'ar la tradition tout entière résumée en rZLv Hn. <^P^ "^ots de S. Ambroisc : J.-C. seul •• ,r. r^nn \, ■ ' 7"^""^ ''^'"^^ l (i^tcur ctcs sacrcmcnts — movens nu'.î \ ^^ '^^ ^- ^upustin : C'est par les sacre- ■ fT\ ^nnvîi.-i ï '>nents que J.-C. a réuni les chrétiens .liigc comt na- I ^^^ ^ociclè.

Tiour'cela ins'-P''^'''^ I^*^"""'^ '^^^ apôtres qui se regar-

titué les sacre- 1 ^'^'^"^ "*^" comme les auteurs mais

- 1 -> ^ -- ninntu • ,»' .et comme U'S ministres et les dispensa-

l/ai

p ^ <eurs (/es sacrements (1 Cor. iv, r).

Jésus-Christ a institué immédiatement, c'est-à-dire par lui-même, tous les sacrements, — nous le montrerons à chacun d'eux. — C'est le sentiment général des théologiens, mais le Concile de Trente n'a pas exprimé cette parole parce que des théologiens disent que J.-C. aurait chargé les apôtres de déterminer la matière, la forme et le ministre de quelques sacrements. Ce sentiment, sans être condamné, est peu probaDle. Jésus- i L'Ordre et l'Eucharistie la veille de sa Christ I Passion.

a I Les autres sacrements après sa Résurrection, institué ' C'est lopinion la plus probable.

, Pour nous faire devenir saints en effaçant I nos péchés mortels.

Le sacrement est j Pour nous faire devenir p/ws sam^îs encflaun signe institué ) rant nos péchés véniels et en augmentant poumons sanc-' en nous lagrice sanctifiante. tifier c'est - à - iPour nous faire devenir de plus en plus dire 1 soz'm^.s en nous unissant plus intimement,

I par la sainte Eucharistie, à la personne \ même de Jésus-Christ.

= ol

MOYENS D OIîTENIR LA GUACE.

1 Lo

Nature

sacrement

des

sacrements

est un signe

institué

pour

nous

Explication

^ sanctifier

de

en

chacun

des

communi-

mots

quant

de la

la

définition

\ grâce

Les sacrements donnent réellement la grâce ; ils sont, nous l'avons dit, les canaux visibles par lesquels Dieu répand dans nosùmesla grâce zîîr^sîfe/c, comme, en quelque sorte, la parole articulée qui est niatii're est le canal par lequel l'homme transmet sa pensée qui est esprit à un autre homme.

Les sacrements de l'ancienne loi que S.Paul appelle deprtMUî'esc^/"a/Z)/cs cléments signifiaient seulement la grâce ; ils ne la donnaient pas par eux-mêmes mais seulement la produisaient en vertu de la foi de ceux qui les recevaient ou qui les administraient, pourvu que cette foi fut manifestée, comme nous le dirons, par un signe extérieur. — Les sacrements de la loi nouvelle, donnent la grâce par eux-mêmes à ceux qui n'y mettent pas d'obstacles et indépendamment des dispositions de ceux qui les administrent. — Si quelqu'un dit que les sacrements de la nouvelle loi ne contiennent pas la grâce qu'ils signifient ou qu'ils ne confèrent pas la grâce elle-même à ceux qui n'opposent point d'obstacles, donnant à entendre qu'ils ne sont autre chose que des signes extérieurs de la grâce ou de la justice reçue par la foi... qu'il soit anathcme\ (Ses. vu, c. 6.)

LE? SACnrMKNT? EN GKXEUAL.

Existence ■acrenients

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