OUI
les
incréments
en
général
Coucliision itradfxdc pour les sacrements en général
Pour retremper nos forces affaiblies par celte /î<2;/;e incessante que nous avons à soutenir avec nos passions, avec le démon, avec l'exemple des pervers, — et même par les blessures reçues, sous peine de mourir.
Pour résister au mal qui nous environne et nous fascine avec des attraits irrésistibles, — qui nous menace et nous terrifie avec des armes contre lesquelles nous ne pouvons nous défendre. « iS'oiis n'exposons pas sans armes, disait S. Cyprien, ceux que nous exhortons à combattre contre les persécuteurs. Nous les munissons du corps et du sang de J.-C. Ils y trouvent un bouclier contre lequel s'émoussent les traitsles plus durs.»
Puisque les
sacrements
sont
kl source
établie
par la bonté
divine
pour
nous donner
la
vie,
l'entretenir
en nous,
nous
la
redonner
même
si
nous l'avions
perdue, —
il faut,
avec
empressement
et avec
reconnaissance
aller
es recevoir
Pour
prodîiire
des
actes
de
vertus.
Livfés
nous-m 'mes
nous
Sunimes
Une te7'7~e aride qui ne peut porter aucun fruit utile au salut.
Une jjlante qui se dessèche quand la rosée lui manque ou qu'un ver ronge sa tige.
'\]ïienacelle sans pilote livrée aux vents et à la tempête.
I Un voyageur aumiVieu des ténèbres qui ne sait où marcher et qui rencontre des précipices à chaque pas.
LES SAGRE>fENTS EN GENERAL.
CanouM du Concile de Trente Hiir les SaercnienUi en général
CanonH
du Concile
Hur te»
■acrcnientH
en
général
Ces canons
ou règles
expoï^ant
avec clarté
et
précision
la doctrine
de
l'Eglise,
su irisent
pour réfuter
toutes les erreurs
sur les sacrenenls.
Leur
conformité
ou
leur
opposition
avec une
doctrine
déclare cette
doctrine
orthodoxe
ou hérétique
I. Si quelqu'un dit que les sacrements de la nouvelle loi n'ont pas été tous institués par Jésus-Christ Notre- Seigneur ; ou qu'ils sont plus ou moins de sept, à savoir : le Baptême, la Confirmation, l'Eucharistie, la Pénitence, l'Extréme-Onction, l'Ordre et le iMariage, ou bien que quelqu'un de ces sept n'est pas vraiment et proprement un sacrement, qu'il soit anathéme !
H. Si quelqu'un dit que ces mêmes sacrements de la loi nouvelle ne diflèrent pas des sacrements de l'ancienne loi, si ce n'est qu'autres sont les cérémonies et les rites extérieurs, qu'il soit anathéme !
III. Si quelqu'un dit que ces sept sacrements sont si bien égaux entre eux, que rien ne rende l'un plus digne que l'autre, qu'il soit anathéme!
IV. Si quelqu'un dit que les sacrements de la loi nouvelle ne sont pas nécessaires au salut, mais qu'ils sont superflus, et que sans eux ou sans le désir de les recevoir, les hommes obtiennent de Dieu, par la foi seule, la grâce de la jiistilication, bien que tous ne soient pas nécessaires à chacun, qu'il soit anathéme 1
IV. Si quelqu'un dit que ces sacrements ont été institués dans le seul but de nourrir la foi, qu'il soit
I anathéme!
VI. Si quelqu'un dit que les sacrements de la nouvelle loi ne contiennent pas la grâce qu'ils signifient, ou qu'ils ne confèrent pas la grâce elle-même à ceu.K qui n'opposent point d'obstacle, donnant à entendre qu'ils ne sont autre chose que des signes extérieurs de la grâce ou de la justice reçue parla foi, et comme des marques de profession chrétienne, servant à discerner au regard des hommes les fidèles des inQdèles, qu'il soit analhème !
Vil. Si quelqu'un dit que, par ces sacrements, lors même qu'ils sont convenablement reçus, la grâce, entant qu'elle vient de Dieu, n'est 'point donnée toujours et à tous, mais qu'elle n'est accordée que de
* temps en temps à quelques-uns, qu'il soit anathéme!
MOYENS d'OBTENTR LA. GRACE.
Canons
du Concile
de
Trente
fiiur les
incréments
en
général
\Ul. Si quelqu'un dit que ces mêmes sacrements de la loi nouvelle ne confèrent pas la grâce par la vertu de l'œuvre opérée (ex opère operato), mais que la seule foi aux promesses divines suffit pour recevoir la grâce, qu'il soit anathème !
IX. Si quelqu'un dit qu'il n'y a point trois sacrements : le Baptême, la Confirmation et l'Ordre, qui impriment dans l'âme un caractère, c'est-à-dire un certain signe spirituel et indéfébile qui empêche que ces sacrements puissent être réitérés, qu'il soit anathème !
X. Si quelqu'un dit que tous les chrétiens ont le pouvoir de prêcher et d'administrer tous les sacrements, qu'il soit anathème !
XI. Si quelqu'un dit que, dans les ministres des sacrements, alors qu'ils les produisent et les confèrent, l'intention au moins de faire ce que fait l'Eglise n'est pas requise, qu'il soit anathème !
XII. Si quelqu'un dit que le ministre qui se trouve en péché mortel, pourvu qu'il ait observé tout ce qui est essentiel à la confection et à la collation aes sacrements, ne fait pas et ne confère pas un sacrement, qu'il soit anathème!
XIII. Si quelqu'un dit que les rites de l'Eglise catholique, reçus, approuvés et usités dans l'administration solennelle des sacrements, peuvent être mé- ]irisés, ou omis sans péché par les ministres, si bon leur semble, ou changés en d'autres rites nouveaux par qui que ce soit des pasteurs préposés aux églises, qu'il soit anathème !