‹ Sommaire de la doctrine catholique en tableaux synoptiquesChapitre 74 sur 152 · DIFFERENTES SORTES DE B.\PTEMES · texte numérisé non relu

DIFFERENTES SORTES DE B.\PTEMES

Dlffcreutes

i>ortt's le lta|)teinc

La

sainte Ecriture

mentionne

trois sortes

de Baptêmes

Baptême i C'était une simple purification qui ordinairement ' des j préparait à une action sainte mais ne produisait Juifs ' par elle-môine aucun effet sur les âmes.

C'était une purification qui disposait à la pénitence et préparait soit à la venue du M. ssie soit au baptême do J.-C. Il précédait la confession des péchés, mais ne les remettait pas. — S« quelqu'un, ditleConc. de Trente, prétend que le liaijté'ue de Jean avait la même vertu que celui de .1 -C, qu'il soit anathème [Hea. vu. c. i). Baptême , C'est celui auquel J.-C. a donné la vertu de remettre les pécliés. La purification extérieure est ici l'image de la purification intérieure. H c)[iêre tout ce qu'il signilic. Lui seul est sacrement.

de Jésus- Christ

MOYENS d'obtenir LA GHACE.

NECESSITE DU BAPTEME

nécessité

du naptêuie

J.-C. l'a dit formellement : En vérité je vous le déclare, si un homme ne renaît de l'eau, et de l'Esprit- Saint il ne peut entrer dans le royaume du ciel (Joa m, 15). Et en conséquence de c^^t enseignement, il donna l'ordre à ses apôtres d'aller j^ar tout le monde enseigner l'Evangile à tous les hommes et les baptiser (Matt. xxvm, 19). — Celui q\ii C7'oira et sera baptisé, dit il ailleurs, celui-là sera sauvé (Marc, xvi, 15). La Tradition l'a constamment enseigné. S. Thomas conclut cet enseignement par ces paroles : Il est manifeste que tous sont tenus au Baptême sans lequel les hommes ne peuvent être sauvés.

L'Eglise l'a délini : Si quelqu'un dit que le Baptême est libre, c'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire au salut, qu'il soit anatlième (Concile de Trente, Ses. vu, c. 5).

Les Païens eux-mêmes ont cru à la nécessité d'une purification pour l'homme souillé dès sa naissance par une faute qui n'était pas la sienne. Chez les Romains, on purifiait les enfants le neuvième jour. Aux Indes on le purifie dès sa naissance.

Le Baptême a été appelé, nous l'avons dit, lajiorte des sacrements. Aucun sacrement en effet ne peut être validement reçu par quelcfu'un qui n'a pas été baptisé. — Le Baptême nous fait enfant de Dieu et de l'Eglise, il nous naturalise chrétiens; or, il n'y a que les membres de la famille qui aient droit aux biens de la famille.

LE BAPTliME.

/ Pour tous ' les

J hommes

Puisque

le

Baptême

est si

nécessaire,

bonté

de

Dieu

a dû

faciliter

les moyens

de le

recevoir.

Aussi

il a

établi :

Que toute personne raisonnable sans distinction d'âge, de sexe, de religion, pourvu qu'elle fût capable d'un acte humain et qu'elle voulût simplement faire ce que fait VE^Viée, pût bcqUiscr et dût le faire en cas de nécessité.

Que la matière fut très simple, très commune et répandue partout.

Que pour les enfants, la volonté des parents suppléât à la leur.

1° Par un acte de charité par faite avec le désir d'être baptisé dès qu'on le pourra, — C'est ce qu'on appelle Baptême de désir (Conc.

de Tr. Sess, vi. c. 4). — Si mémo le Baptême n'est pas connu, l'acte d'amour renfermant le désir d'accomplir toute la loi sullit.

Par la mort endurée pour la foi, le martyr. C'est ce qu'on appelle Bapdùme de sang. L'Eglise honore comme saints, les enfants tués par Ilérode.

Ce qui sauve c'est l'amour de Dieu par dessus tout. Le bon larron fut sauvé par son amour pour J.-C.

Dans le Baptême de désir et le Baptême de sang se trouve cet amour. — Ce désir ne donne ni le caractère, ni le droit de recevoir les autres sacrements. Il n'exempte pas non plus de recevoir le Sacrement dès qu'on le pourra. Le martyre n'imprime pas non plus le caractère.

/Que pour

les

adultes

dans

jl'impossi-

bilité

[physique

de

recevoir

le

Baptême

de

Baptême

fut suppléé

MOYEiNS d'obtenir LA GRACE.

III \ Conséquences Kccessitc ,/ de

du j celte Baptême y nécessité absolue

iPour les enfants morts sans baptême — Nous avons établi dans le symbole en parlant du péché originel, que ce^ enfants sont privés de la vue de Dieu et des joies du Paradis mais que leur existence n'est pas douloureuse. Ignorants, dit S. Thomas, qu'ils ont été faits pour ce grand bonheur de la vue et de la possession de Dieu, ils ne souffrent pas de cette privation. — La punition du péché original est une privation plus qu'une jJCinc.

Précaution pour la mère avant la naissance de l'enfant, abstention de travaux et de plaisirs violents.

Administration du BaptcmelA plus tôt possible. //we^yours de retard rend rai (Mil coupable. Quelques évêques ne permettent pas de différer au delà de trois jou.rit.

Pour les adultes. — Il y a obligation, sous peine do péché grave, de recevoir le baptême dès qu'ils en connaissent le précepte à moins de raisons importantes. — Le Baptême de désir ne détruit pas celte obligation.

Pour tous en général. — Il serait très utile de savoir baptiser alin de pouvoir, dans un cas de nécessité, procurer le baptême à un enfant. — 11 est des personnes pour qui sauoi'r baptiser est une obligation : les sago'-fcmmcs, les médecins, les garde-malades.

Pour les parents.

- 11 y a obligation

de veiller à ce que

leurs enfants

ne meurent pas

sans baptême

— de là

LE BAPTEME.

EFFETS DU BAPTEME

Le Baptême produit des effets dans Vordre divin, - dans l'ordre moral, — dans l'ordre social

o ' CD

1° La purification de r«wcpar la destruction complète du péché origivelcides péchés actuels s'il y en avait :

Dieu, dit le Conc. deTr.

ne trouve plus rien d'odieux dans ceux qui sont bap tisés (Sess. V. R.

5). — Il n'y a ricnqu'i n puisse répirouvcr et puvir dans ceux que le Baptême a fait entrer da7is le CliislJisui

1 (l\om.\nu)

Effets dans l'ordre divin

/ r- L'anéantissement delà rupture qui existait entre Dieu elThomme. — Elle efface le caractère d'enfant de colère que lui avait imprimé le péché d'Adam et déchire la sentence de condamnation prononcée contre elle.

Le rétablissement de la société primitive

qui existait entre Dieu etThomme.

|La destruction de l'empire de Satan qui pesait sur elle avec tyrannie pour faire place à l'autorité douce et tutélaire de Jésus-Christ.

La rémission de toutes les peines dues ;iu péché dans lautre vie.

Ce qu'elle lai>se ilans

]"âme :

les suites

non coupables (In j:cché

01 ujiïicl

qui ne sont pas par elles

mêmes

obstacle au salut

SA j

cr. I

L'ignorance et la facilité de se tromper.

La concupiscence ou inclination au mal.

Les misères de la vie et la mort.

Comme souvenir de la déchéance primitive.

Comme motif d'humilité.

Comme exercice de pénitence.

Comme occasion de mérites.

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

C'est l'état de rame recevant la vie divine et vivant de cette vie. — Le péché avait jeté dans l'âme un germe de mort, le Baptême arrache ce germe et met à la place un germe de vie. C'est une semence divine, qui pousse Ce l des fruits divins ; un levain surnaturel qui qu'on 1 transforme Tàme, l'ennoblit, l'anime de la '^ entend i vie créatrice elle-même. — Le Baptême fait (5 par I plus que de nous réhabiliter il nous divivivilica- / nise : le Dieu qui nous justifie, dit S. Aution \ gustin, est le Dieu qui nous déifie. — Le ou I Baptême, dit S. Paul, nous plonge et nous regéné- j ensevelit dans la mort féconde de Jésusration I Christ. (Bom. vi, 4.) Là nous sommes envahis de I par ses mérites et pénétrés de la vertu de l'àme I son sang. Sa vie divine se précipite en nos âmes pour les régénérer. — En sortant de là nous avons acquis comme une autre nature qui est indiquée parle nom de chrétiens, issus au Christ.

Elle élève Uhomme de l'ordre naturel à l'ordre surnaturel. — L'homme s'élève infiniment phis que ne s'élèverait l'animal le plus vil passant de l'animalité à l'hu- Ce que l manité ; il s'élève d'un ordre créé à un produit I ordre incréé ; il vit de la vie même dont la I vivent les trois personnes de l'auguste

vivification Trinité, et cela pour jamais et sans ou / retour. Le Baptême créé dans l'âme un regéné- \ caractère indélébile que la volonté viration J cieuse ne pourra jamais clTacer. Une fois de I né à la vie surnaturelle l'homme ne peut

l'âme I plus retourner à la vie naturelle et ses actions coupables ont quelque chose de plus grièvement coupable, uniquement parce qu'elles sont faites par un être plus grand.

LE BAPTEME.

ca

9 Cï.

Elle donne a toutes les actions du chrétien partant d'un principe surnaturel une valeur surnaturelle, c'est-àdire, comme nous l'avons indiqué en parlant de la grâce^ tellement grande que les actes naturels de la plus haute valeur ne peuvent en approcher. 11 y a toujours une distance inflnie entre l'ordre naturel et l'ordre divin ; c'est comme un acte fait par un homme et le même acte fait par Jésus-Christ. — La grâce du Baptême amène dans l'ànie le brillant cortège de toutes les vertus : c'est la foi avec sa lumière, c'est l'espérance avec sa joie et sa paix inaltérables, c'est la charntô avec ses richesses; c'est l'ensemble de toutes les autres vertus qui nous mettent en état de mériter pour le ciel.

, Nous entrons en commu-

p- ro. -j I (Joa. I, 12). — Dieu veut que Jt^j „ „„ t^ ,*„

P-. 1^ '' , ■ j. ^ ( JNous pouvons, en toute

5 PO.! nous soyons appelés et que\ . -.f \ r»-

<fi

— . fî

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ïï'

Elle fait de tous les chrétiensi des enfants de Dieu dans!

toute la force du mot : Torts ceux qui ont été unis à\ Jésus-Christ par le Baptême I et qui ont cru en lui ont acquis le droit d'être et sont en effet enfants de Dieu

nicalion des droits, des biens, des grandeurs de .f.-C, étant par grâce ce qu'il est par nature.

Nous devenons les frères .de Jésus - Christ, et c'est à juste titre que lui-même nous appelle de ce nom.

soyons appcws et que' nous soyons réellement les enfants de Dieu {\. Joa ni, 3).

— En tant qu'il nous a tirés j du néant. Dieu est notrel créateur; en tant qu'il nous!

communique sa vie, il est!

notre Père. — Par cette filiation :

vérité, appeler Dieu notre Père ; c'est Jésus- Christ lui-même qui nous le dit ; et nous avons droit de compter sur l'amour paternel de Dieu pour tous nos besoins : Votre Père céleste les connaît, dit Jésus-Christ(Matt. vi,32)

MOYENS D'OBTENIR LA GrtACE.

Elle fait de tous les chrétiens les héritiers de Dieu. - - Si nous sommes les enfants de Dieu, nous sommes aussi héritiers de Dieu et co-héritiers de J.-C. (Uom. vm, 17). Cet héritage du Père c'est le ciel que .l.-C. nous a conquis au prix de son sang : Je vous prépare le royaume comme mon Père me le prèj are (Luc, xxn,'jy).

Elle fait de nous les temples du Saini-E.-prit — Ignnrcs-vous que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous?... Le temple de Dieu est saint, vous êtes ce temple (i Cor, nr, 6). — Le S. Esprit est en nous comme dans son domaine; il vit en nous, il opère en nous, il prie on nous, ou mieux, nous vivons, nous opérons, nous prions enlui et par lui ; avec lui nous crions à Dieu : Notre Père.

i Nous sommes admis membres de la scciété la plus ancienne, la plus nombreuse, la plus sainte, la plus bienfaisante.

Nous sommes gardés, protégés, instruits, nourris par la société la plus maternelle, la plus dévouée, la plus intelligente, Noi;s sommes participants de tous les biens qu'elle possède et nous recevons une part. proportionnée à nos besoins de tousses sacrements, comme dans le corps humain, chaque membre reçoit la part qui lui est nécessaire du sang qui a son foyer dans le cœur.

Elle fait de nous des

De la part Un amour de tendresse de Marie \ — de protection — de

enfants de la T. 5'° Tierce. G'estunecon-l séquence de notre ti-j trede frères de J.-C.

une conséquence de ht vie que Jésus fait^ passer en nous:i! nous communique la vie quïl a prise dans lei sein de Marie. Notre!

vie et la vie de Jésus!

ont la même source.' De cette liliationihésulle

pour nous

De

notre part

pour

Marie

dévouement comme

elle lavait pour Jésus.

Confiance illimitée

en sa bonté et en

sa puissance

I Recours perpétuel

à sa protection

dans nos peines,

dans nos tentations,

dans nos cliûtes.

LE BAPTEME.

Effets

dans Voj-dre

divin

La

vidficalioH

ou la

l'ame

Elle z7/itmme /'«me et lui montre des clartés qui liii seraient restées inconnues. Le Baptême, dit S.Chrysostôme.est une fête de lumières; aussitôt baptisée, l'âme purifiée par l'Esprit voit dans la gloire de Dieu; l'enfant, à mesure que sa raison se développe, saisit les choses de Dieu avant même qu'il puisse saisir les choses de la terre. Les choses surnaturelles même les plus relevées ont un sens pour lui et ne l'étonnent pas; les mots Dieu, Anges, Paradis, Jêsus-Chi'isé semblent ne pas lui être inconnus.

Kffets (laii»« fordri^ moral

Au corps qu'il livre à ses passions désordonnées , qu'il accable de maladies et d'inlirmités, — dont il hdte l'heure de la mort, lent dominer l'àme. C'est 1 A l'âme qu'il abaisse d'abord, le matérialisme; per-j puis qu'il souille et à qui il

fait perdre tout sentiment de dignité.

Un germe surnaturel et divin. L'âme pourra donc mener une vie surnaturelle et divine en développant et en cultivant ce principe divin, desquels elle peutî Un principe deu/e î?o«ue//c. — L'âme conibattre la sen- 1 pourradonc vivre d'une vie nouvelle, sualité, — enaffai-'Un principe (ï incorruptibilité. — blir la puissance, \ L'àmepMurradoncvivreidCorruptible. la dominer I Un principe céleste. — L'àme pourra complètement. Ccj donc vivre d'une vie céleste. — Celui qui est né de Dieu ne pèche point :

il a le germe divin en lut (i Pet. i, 23.) — Vous êtes des temples, soije^ saints.

Le Baptême a doiKunie puissance prodigieuse pour relever et pour garder la dignité humaine. L'histoire est là ))Our nous montrer la différence entre la vie morale des peuples chrétiens et la vie morale des peuples païens.

Le Baptême arrache i l'homme à la sensualité, I c'est-à-dire à cette tendance des sens qui veu-^

— I nicieux

|Lo Baptême procure; à l'àme tous les!

éléments au moyen I

sont tous des éléments divins. — Il dépose :

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

Effets dans l'ordre social

Celtecruautéet Lepère avait droit de vie et de mort sur son enfant cette infamie/ nouveau-nc et ce droit il l'exerçait soit quand l'enfant dontl'enfance l lui paraissait chélif soit par un siin|)le caprice. — Il était l'objet I avait droit ou de le tuer ou de l'exposer dans les rues avaient lieu 1 à la voracité des animaux ou à la merci des passants, dans toute \Tout passant, avait le droit «le ramasser un enfant exl'a n tiqui té / posé ; et il le ramassait non par pitié mais par calcul le destinant ou à l'esclavage ou à un trafic plus infâme. Il y avait des exploiteurs qui les estropiaient elles mutilaient pour exciter la pitié publique. Lei pliilosoplies, au nom de la sagesse, Platon entre autres. enseignaient le meurtre légal des petits enfants: On peut tuer sans cru^ie, dii-il, ce qui n'a pas le sentiment de la vie.

A fait adorer au genre humain un Dieu devenu petit enfant et a montré son image dans tous les petits enfants.

A prononcé les anathèmes les plus lerribles contre ceux qui n'aimeraient pas les enfants ou les scandaliseraient.

A montré dans le petit enfant, un être racheté par Jésus-Christ, devenu l'enfant de Dieu, le frère de Jésus-Christ, le temple du Saint-Esprit et a rendu le père et la mère responsables de son innocence et de sa vie.

A créé pour le soigner, l'instruire, le proléger, le guérir, des maisons spéciales ; et a inspiré à des âmes aimantes le courage de se dévouer tout entières à leur salut.

et.

païenne et ont lieu encore là où le baptême n'est pas connu, et cela lé gaiement ci froidement

Cette cruauté cette infamie ont fait place au respect dû à la dignité que le Ba|itèine a donné à l'enfant. — L'enfant a été élevé au niveau de Dieu ; et la religion de Jésus-Clirist qui a pour base le Baiitème

Note. — Les effets de l'ordre moral et social produits par le Uaptéme diminuent à mesure que diminue la foi à ce sacrement ; et là, où le IViptème ne .serait plus donné disparaîtrait \en\cm(in\. l'esprit chrétien et reviendraient les mœurs païennes. — Les effets dans l'àme de l'enfant sont affaiblis par le milieu irrélii,'ieux et sensuel dans lequel on le fait vivre. Le caractère reste. mais l'influence du Baptême ne se fait plus sentir avec la môme puissance.

LE BAPTEME.

OBLIGATIONS DU BAPTEME

Ces

obligations

sont

celles

qui

résultent

d'un

contrat.

Baptême

il y a eu

entre Bien

et nous

un véritable I

conti'at

Objet de ces obligations \

Contrat d'adoption delà part de Dieu le Père qui nous a admis au nombre de ses enfants, — nous l'avons accepté.

Contrat de société avec Dieu le Fils. — Il est venu se présenter à nous, — nous nous sommes unis à lui comme à notre chef et à notre maitre.

Contrat d'alliance avec le Saint-Esprit qui a établi sa demeure en nous, — nous lui avons ouvert notre âme.

Contrat de donation. Dieu s'est donné à nous avec ses grâces, — nous nous sommes donnés à Dieu avec tout notre être.

Contrat solennel fait de part et d'autre à la face des autels, en présence des anges et des fidèles, témoins de nos engagements mutuels. A ne plus nous considérer comme ses ennemis mais comme ses amis et à nous rendre son amour.

A nous adopter et à nous reconnaître

pour ses enfants.

A nous rendre nos droits au ciel que le

péché nous avait fait perdre.

A nous donner toutes les grâces nécessaires pour opérer notre salut.

1 Au démon.

A renoncer A ses pompes.

( A ses œuvres.

A . Par la foi.

nous attacher \ Par l'espérance, à Dieu J Par la charité.

notre Père f Par l'obéissance.

A imiter J.-C. i Avec Dieu.

notre Frère Avec le prochain dans ses rapports | Avec soi-même.

De

son côté

Dieu

s'est ensasé

De

notro

côté

nous

nous

sommes

engagés

et

pour

tûuiours

MOYENS D'OBTENIR LA GRACE

Z 1 Explication de l'objet

, de ces \ob!igations

iNous nous sommes eneasés

Au démon qui était notre maître et de qui nous avons dit publiquement : j'y renonce. Or , renoncer au démon :

C'est abjurer sa domination, repoussant énergiquement

l tout ce qui vient de lui.

C'est s'engager à le combattre

I partout où il se montre :

livres , discours, rèurnions.

C'est n'avoir rien de commun avec lui ni avec ses œuvres dont nous allons parler.

Aux

principes

du

dèinon

c'est-à-dire

Aux

œuvres

du démon

c'est-à-dire

Aux maximes du monde qui est l'agent ordinaire du démon. Ces maximes sont certains principes opposés à ceux de lEvangile : Heureux les riches. — Lâcheté de ne pas se venger, — Folie de ne pas jouir quand on le peut.

[Aux vanités du monde. — C'est tout ce qui flatte les sens, les entraine , les porte à s'éloigner de Dieu : oals, spectacles , parurcù , joies sensuelles.

Au péché; le péché, c'est la désobéissance à Dieu,

Ila révolte contre Dieu ; le démon est le premier pécheur et tout ce qu'il , fait est péché, tout ce qu'il '. fait faire est /(êc/iô ou occaj sion dépêché.

j Avx occasions de péché qui I sont les moyens que le \ démon prend pour nous faire tomber dans le péché.

I,E BAPTEME.

Par Za /bz, croyant sans hésiter tout ce que l'Eglise fondée par Jésus-Christ et dépositaire des vérités enseignées par Jésus-Christ, nous ordonne de croire. — Celui qui n'écouterait pas l'Eglise, devrait être regardé comme un jmblicain et un païen (Math, xvm, 17) donc un parjure.

[Par l'espérance, regardant iJieu comme l'Être tout-puissant qui nous a promis son assistance, et qui s'est engagé à nous protéger, à nous défendre, à nous nourrir, à être Explication lo | pour nous d'autant plus Père que nous sede li j rons plus ses c'rt/^ant?.

l'objet jn IPar la charité, l'aimant de tout notre cœur, de ces I % \ étant disposés et prêts à tout sacrifier plutôt obligations / 3 f que de lui déplaire.

Par l'obéissance, nous soumettant humblement à tout ce qu'il nous commande ou nous fait commander, assurés que tout ce Nous nous * qu'il veut est juste, est saint, est possible, sommes oniraiîés / Dans i Le priant avec respect.

'fjses rapports Se soumettant à sa volonté > \ avec Dieu ( avec amour.

Dans 1 L'accueillant avec bonté,

ses rapports 1 Le supportant avec paix.

avec j Lui rendant service avec

le prochain ' empressement.

Dans ses i Oubliant sa gloire personnelle, rapports ' ses intérêts, ses satisfactions avec soi- j pour chercher la gloire et les même ' intérêts de Dieu seul.

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

Qualités

spéciales

ces

obli.eations

De la part Dieu n'a écouté que sa miséricorde en de Dieu l nous offrant de nous relever de notre elles sont \ déchéance et en nous donnant ce qu'il

un < nous a donné, pur effet j Dieu pouvait exiger de nous tout ce de son f qu'il a exigé sans s'engager à rien au moins comme récompense.

Parce que tous les hommes sont appelés à les faire et ce n'est qu'en les faisant qu'ils peuvent se sauver.

Parce que leur fin principale est de nous unir inséparablement à Jésus-Christ.

Parce que ils nous consacrent à Dieu plus que tous les autres vœux qui ne sont que des moyens de parvenir à la perfection de ceux-ci.

Parce que Dieu en les acceptant à plus fait pour nous qu'en acceptant les vœux de religion.

Parce qu'ils sont absolument inviolaJDles et éternels et que nulle puissance ne peut nous en relever ; ils obligent en tous temps, en tous lieux, en toutes circonstances.

Pour témoigner notre reconnaissance à Dieu.

Pour exciter le ferme propos de les mieux pratiquer.

Pour en rappeler le souvenir.

II n'y a point d'obligation de le faire.

amour

De la part

des

obligations

elles-mêmes ;

elles ont

le

caractère

des vœux

les plus

grands

qu'on puisée

faire, dit S. Augustin!

Il V

Renouvellement de ces

obligations

a grande utilité | de le faire

'différentes époques, de l'année

LE BAPTKME.

CONSTITUTION DU BAPTEME

'1* La matière du Baptême.

La forme du Baptême.

Nous dirons :<' 3° Le ministre du Baptême. jA" Le sujet du Baptême.

5° Les cérémonies du Baptême.

fo malièrc ilii Itn|>tcuie

' Matière éloignée :

L'eau naturelle.!

Elle est indiquée \^diVi.'G.Siquel-\ qu'un n'est pas\ régénéré par\ l'eau il ne peut] entrer au ciel (Joa. ui,5). Pour le Baptême solennel elle doit êli'e consacrée ' pour cet usage, — mais en cas de nécessité toute eau natu-j relie est matière I quoiqu'on doive!

préférer rcaui bénite ordi-\ naire si on le' peut. — Ainsi

Est matière valide

L'eau de pluie, de rivière,

d'étang, de fontaine, même

minérale.

L'eau de la mer. — La neige,

la grêle, la glace fondues,

la rosée.

Est matière douteuse ne pouvant servir qu'en cascZe nécessité et avec intention conditionnelle et par conséquent baptême réitérésous condition.

Est matière

nulle

ne pouvant

produire

un

baptême

valide

Le bouillon léger, — l'eau de lessive, — l'eau provenant de la distillation des fleurs, — les pleurs de la vigne, — la sève non élaborée.

Le vin, le lait, l'huile, lasueur,le jus d'herbe, le suc des fruits ou des fleurs, le bouillon épais, la neige et la glace si elles ne sont pas fondues.

MOYENS d'obtenir LA GRACE.

€ousti(niioii

du

Baptême

L'action

du

ministre

versant

l'eau naturelle

le sujet

qui

reçoit

fe

baptême

Cette actioi

peut

se

faire

L'action

du ministre

versant

l'eau

serait 7iuIIg

et

il n'y

aurait

pas

sacrement

Par immersion lorsqu'on plonge dans l'eau celui qu'on baptise.

Par infusion lorsqu'on fait couler de l'eau sur lui.

Par o?pcrsïon lorsqu'on lui jette de Peau par petites gouttes, ce qui est une sorte d'aspersion légère.

VniV frottamcnt quand l'application de l'eau se fait au moyen d'un linge imbibé comme font les missionnaires chez les infidèles.

— Toutes ces applications de la matière sont valides, mais dans l'Eglise latine le baptême pa?* infusion est le seul en usage.

Si l'eau répandue ne touchait pas immédiatement le corps et no mouillait que les vêtements par

I exemple, — Si le baptisé a la tète garnie de cheveux il faut les séparer de la main gauche tandis qu'on verse l'eau de la main droite.

'Si pendant que l'eau est versée un autre que celui qui la répand prononçait les paroles de la forme.

L'action

du ministre

versant

l'eau

serait douteu'c

et il faudrait

cou férer do nou vea ii

le sacrement

sous condition

Si l'eau n'avait pas été versée sur la tête mais sur une autre partie du corps.

Si l'eau avait été versée seulement sur les cheveux.

Si l'eau avait été en si petite quantité qu'elle n'eût fait qu'humecter la peau sans couler dessus.

LE BAPTEME. 14;

Se Foriuc du Buptènie

La forme du Baptême est celle-ci : Je te baptise au nom du Père et du Fils et du S aird- Esprit.

La i 1° La personne du ministre : Je forme \2' L'action du m.inistre : baptise

du )3° Le sujet qui est baptisé: te, toi aptême U' Les trois personnes distinctes de la Ste Trinilé doit / au nom. de qui on baptise : ^w «orn du Fcre ^1 exprimer ■, et du Fils et du Saint-Esprit.

L'omission du mot je rendrait le Baptême nul ; l'omission du mot E(jo en latin ne le ,„ . , rendrait pas nul parce que le mot latin

n./ i^a I èa/i2!?so renferme l'indication de la personne

" ^ forme i du ministre.

du /L'omission du mot ?'e rendrait le Baptême nul.

Baptême \ L'omission du mot et entre les personnes de la

doit être I Ste Trinité ne rendrait le Baptême nul,

prononcée i d'après le sentiment commun, qu'autant

intégrale- I que le ministre aurait intention de confondre

ment I les Personnes divines.

I En principe tout changement, quelque léger

qu'il soit, est illicite dès qu'il est volontaire.

La forme du Baptême peut être exprimée en quelque langue

que ce soit, mais, dans le Baptême solennel, elle doit être

exprimée en latin, langue de l'Eglise.

3" fnion de la matière et de la foriite dan$« le Baitfème

C'est dans Elle doit se faire simultanément. La forme doit

cette ( être prononcée en même temps que Tcau est

union I versée, et prononcée par celui qui verse l'eau.

que consiste] Elle est versée, — d'après la manière observée

le \ dans l'Egrise latine, — sur la tête de l'enfant en

sacrement J faisant trois signes de croix à mesure qu'est

du I prononcé le nom des trois Personnes divines. En

Baptêmo ^ cas de nécessite il sullit de ve?'ser /'ecm une fois

MOYENS d'obtenir LA GRACE.

Ministre

ordinaire

pour

le

Baptême

solennel

dans

l'église

paroissiale

4a miniMrc du Ua|>(èiue

VEvèque et le Curé.

Tout Prêtre peut baptiser solennellement avec

la permission du curé de la paroisse.

Tout Curé peut baptiser solennellement les entants des vagabonds, des voyageurs et de^ étrangers qui naissent sur sa paroisse.

Les Diacres peuvent baptiser solennellement avec la permission de l'évêque ou du curé. Le ministre ordinaire ne peut administrer solennellement le Baptême que dans l'église où se trouvent les fonts baptismaux, hors de là, que ce soit par nécessité ou avec permission de l'évoque,, il ne donne que le Baptême. — C'est ce qu'on appelle donner l'eau ou ondoyer.

En général l Toute personne clerc ou laïque, — fidèle et sans ou infidèle, — homme ou femme peut

nécessité | validement baptiser.

Toute personne — à défaut du ministre ordinaire — peut licitement baptiser.

Le curé ou le vicaire à un simple prêtre, leprêtreau diacre, leclercàunlaïc.

Le catholique à un héré- Règles l tique ou à un excomà 1 munie, serait-il prêtre,

observer iLe chrétien à un infidèle, dans le l L'homme aune femme, à concours | moins que la pudeur ou de / la connaissance de ce

plusieurs \ qu'il y aà faire ne donpersonnes 1 nât préférence àcelle-ci. Le père et la mère ne peuvent baptiser leur enfant qu'en cas d'extrê- Doit être f me nécessité.

préféré | L'infraction de ces règles peut aller, si elle se fait sans de graves raisons, jusqu'au péché mortel.

En particulier

cas de

nécessité ;

péril de mort

probable ou prochain

LE 15APTEME.

^ Le -parrain et la marraine sont les personnes

Sj jDéfinitionl qui présentent à l'Eglise un enfant pour être S des \ baptisé. Ainsi que leur nom rindi(iue, ils sont

^ parrains j à l'égard de ceux qu'ils ont tenus pendant le g j et des i baptême leur père et leur mère i^piriluols, iiiarrainesf leur étant venus en aide pour leur naissance

spirituelle.

Fonctions / Ils remplacent les enlants eux-mêmes ; ils ré-

des \ pondent ce que les enfants devraient répon-

parrains < tire; ilspromettenlcequelesenfanl.sdevraient

^. et des / promettre. — Ils sont les garants de leur

marraines ' lidélité à l'Eglise.

o ? La présence d'un parrain pour les garçons et d'une ^ g i marraine pour U's filles est nécessaire* sous peine de ô'^ I péché à moins d'impossibilité, mais seulement pour ^ s:] \e Baptême solennel ; jiour le Baptême privé, on 3 ^{ peut les admettre mais ils ne sont ])as indispensa- ~^^ 1 blés. — Le parrain et la marraine peuvent se faire g.tf I représenter par une tierce personne. — 11 peut y ^ 5 f avoir en même temps un parrain et une marraine ^' 5 maisjamaisqu'ioiscuZparrainetamt' seu/c marraine. Avoir l'âge et l'usage de la raison, — s'il y a un parrain et une marraine, il suQjt que l'un d'eux ait l'âge de puberté (14 ans).

Etre catholiques et de bonnes mœurs.

Etre sullisamment instruits de la religion: savoir les principaux mystères, l'oraison dominicale, le symbole des Aj)otres.

N'être ni le père ni la mère du baptisé à moins d'extrême nécessité à cause de l'alliance spirituelle dons nous allons parler.

Etre choisis par les parents ou le curé et tenir ou toucher l'enfant par eux-mêmes ou par procureur.

— Les religieux et les ecclésiastiques ayant charge d'âme ne peuvent être parrains sans permission de l'Evêque.

Qualités

des

parrams

et des

ÇN

marrâmes

Ils doivent

MOYENS d'obtenir LA GRACE.

les

parents

vivent

encore

A défaut I Les instruire des vérités de la foi. des parent?, VÂvoir soin qu'ils remplissent leurs ils doivent par ) devoirs religieux, se préparent à jus(icee\\ai(\nà \ leur première communion, à la la majorité / confirmation, fassent leurs pàdes enfants \ ques.

Quand Ils ne sont pas tenus pa7' justice à veili 1er sur leur instruction, ni sur leur ! conduite à moins qu'ils n'aient la cer- I titude que les parents négligent gravement ces obligations.

[ Leur donner bon exemple. En tout temps VLes avertir, s'ils oubliau'nt les proet 1 messes de leur baptême,

par cJiarità jSubvenir à leurs besoins temporels ils doivent / et leur faire l'aumône de préfé- ( rence aux autres.

"^ Devoirs des .-^^^ respecter et les aimer comme leurs filleuls tnvers \ parents spirituels.

parrains 'j^gg écouter avec docilité alors surtout '^^"■' i qu'ils leur donnent de bons avis ou raines. / jg^^j, ^^^^ ^gg remontrances charitables. 01 vent ' .

Cette alliance spirituelle, résultat de leur fonction de père et do mère spirituels, fait qu'ils ne peuvent, sans dispense, se marier ni avec celui ou celle qu'ils ont tenus sur les fonts, — ni avec son pèie ou sa mère en cas de mort de l'un des deux. — Celui ou celle qui administre le baplèuie coni racle la même alliance avec laper.-un:ie bapli?ée, son père et sa mère. — Ceirc ali.aucc ne se contracte pas pour le père et la mère qui ont baptisé en cas de nécessité.

Cette alliance no se contracte pas, quand on ne fait que suppléer au baptême.

leurs

et !eur.« mari Ils d(

Alliance

spirituelle

contractée

par les

parrains

el les marraines

LE «APTEME.

VJ

5o Sujet «lu ISiiptônie

'Le Bnpifme poui- être donné ne requiert aucune diïiposiiioiis iiersonnclles, si l'cnfani n"a pas l'usuge de la raison.

' J.e Baptême doit être administré le plus tôt possible moralement. — Un rclarii dune semaine sans rai>on.> sérieuses, >ufllt, d'après quelques auteurs, pour une faute giavc.

Le Bapième ne doit pas être donné aux enfants des infidèles contre le gré de leurs jiaients, à moins f|u'il» ne soient en dangir de mort ou que, parvenus, à l'âge de raison, ils ne le demandent eux-mêmes. — Même )è;^le I our les enfants des impies cl des apostats à cause l'u danj^cr de séduction.

Le Baptême duil être donne. nous l'avons dit,sur la tête, mais dans l'inipossihiliié de le donner sur cette partie, Il laui l'adMiinlatrer sur (|uelque membre que ce soit, mais daiift ce cas on doit reha])tiicr sous conditions. 1 e Baptême doit se donner à toute créature vivante qui .-ort du sein de la femme qu'elle que soit la forme de celte créature. — Il n'esi jamais permis de rien faire pour le salut de l'eiifanl qui puisse procurer ou hùter la mort de la mèie ; si la mère meuri, on a recours au chiiurgieu pour assurer le salut de l'enfant, l^e Baiiiême doit se donnerions condition à tous les enfunis abandonnés el aux enfants des vagabonds, àiuoins de preuves irè^ certaines qu'ils ont été baptisés. Le Baj.tême ne doit i)as. eu j)rincipe, se donner, même sous condition, à 1 enfaiit qui a éié baplisé par une sa g-;- femme ou par une aulie personne en présence de deux nu trois témoins di;^iies de foi affirmant que le baptême a été donné suivant les règles. Le Baptême lioi s le cas de nécessité, sous pi étexte par exemple d'attendre les parrains, ne peut se donner à domicile ou à l'église, sans cérémonies, à moins d'une permission spéciale de l'Evêque. — Il faut ensuite suppléer aux cérémonies omiaes.

Le Bapiôme, impriinant caractère, ne peut se donner qu'une fois. — Quand il y a doute si un enfant est baplisé, on ne le donne que sous condition: Si tu n'es pas baptisé, je te baptise.

MOYENS D'OBTENIR LA GRACE

Le

BaptOme

pour être

donné

valide-

ment

requiert

que l'adulte

Soit instruit des vérités de la foi et des devoirs

du chrétien.

Croie toutes les vérités de la foi dont il est instruit et implicitement tout ce que l'Eglise croit et enseigne.

Espère en Dieu et en Jésus-Christ.

Ait un commencement d'amour de Dieu.

Déteste tous ses péchés au moins les péchés

mortels.

Soit résolu de vivre en bon chrétien.

Ait la volonté d"êti-e iDaptisé et que cette volonté

soit sans cchtrainte et manifestée.

— Dans un cas de nécessité, le désir du baptême, la foi implicite aux dogmes révélés, et Tattrition suffiraient.

2° Le Baptême doit se donner àceux qui n'ont jamais euZ'wsage de la raison. Quant àceux qui l'ont ].erdue, si les parents ne sont pas catholiques, on nedoitles baptiser qu'autant qu'ils ont désiré le baptême pendant leur lucidité. (Lig.) 3° Le Baptême doit se donner aux sourds-muets s'ils consentent à le recevoir après avoir été instruits comme il est possible de le faire; dans le doute s'ils comprennent, on doit les baptiser.

4° Le Baptême ne doit se donner aux adultes, à moins d'un cas de nécessité, que d'après les conseils de l'autorité dans la crainte d'être trompé. — L'appât d'une aumône peut pousser à se faire passer pour non baptisé. 5° Le Baptême doit toujours être supposé pour des enfants nés de parents catholiques et élevés par eux. — Si l'extrait de boptôme ne peut être trouvé, on peut se fier à la déclaration du père ou de la mère, ou du parrain, ou d'une personne digne de foi ayant été témoin du baptême. — Quand les statuts d'un diocèse exigent autre chose pour admettre à la xircmicre communionW faut s'y conformer — il en est de même pour être admis aux ordres. 6° Le Baptême conféré par les hérétiques ne doit être réitéré sous condition qu'autant qu'il y a crainte fondée qu'il n'ait pas été validement donné. — Cette crainte existe presque . toujours. Il faut s'en rapporter à l'autorité diocésaine. -;- \ S'il y avait répugnance insurmontable on se contenterait \ d'exhorter sans rien exiger.

LE BAPTÊME. iril

tfo Cércmonlcs ou BKes du Baptême.

; Pour nous faire saisir, d'une manière sensible, les

ieirels qu'opère en nous le Baptême et les obligations que nous avons contractées en le recevant. — Les effets des sacrements sont invisibles, ils opèrent surtout dans l'âme, et c'est par l'âme qu'ils opèrent quelquefois sur le corps. Les cérémoniesnous aident à saisir les diverses opérations de purification^ de lumière, àa 'préservation, de vivification produites par le Baptême. Pour nousf aire comprendre d'une manière plus précise ce qu'il y a de grand et d'élevé dans le Baptême. Antiquité , Elles remontent, et, c'est l'opinion commune, de ces \ jusqu'aux temps apostoliques. — « Nous avons reçu coré- ] des Apôtres, dit S. Basile, Tusage de bénir l'eau monies ( du baptême et l'huile des onctions. »

z^ I Elles ne sont pas de l'essence du Baptême; mais il y a ^ l péché mortel à les omettre à moins d'un cas de néi 2=î \ cessilé ou de permission de l'Evêque. — 11 y aurait ^ ^- I faute grave à en retrancher quelqu'une. — Celles qui ont été légitimement omises doivent être suppléées au plus tôt; mais, dans un cas d'invalidité du Baptême, on n'est pas obligé de les renouveler. On ne supplée pas les cérémonies du baptême à ceux qui ont été baptisés par les protestants.

On baptise en tout temps, même pendant un interdit général. — D'ajjrès le rituel, il convient débaptiser les adultes les veilles de Pâques ou de Pentecôte en souvenir de ce qui se faisait dans la primitive Eglise.

On baptise en ^ows/zewx,dans un cas de nécessité; mais, le Baptême solennel doit s'administrer à l'église de la paroisse sur laquelle est né l'enfant. La nécessité existe non seulement dans un danger actuel mais encore lorsque l'éloignement du lieu, la délicatesse de l'enfant, la rigueur de la saison donnent des craintes réelles et sérieuses sur le transport de l'entant hors de sa maison. — H y a péché mortel, dit S. Liguori, à baptiser, sans nécessité ou sans permission de l'Evêque, un enfant ailleurs qu'à l'église paroissiale.

MOYENS D OBTENIR LA GHACE

Cérémonies

qui

précèdent

le

Baptême

et qui

se

font

à la porte de l'église

1° La station de l'enfant devant la forte do l'église. — 11 n'est pas digne encore d'entrer avec les fidèles dans la maison de Dieu.

2° L'imposition du nom. — C'est le nom d'un ou de plusieurs saints qui seront pour lui des intercesseurs et des modèles. 11 est défendu de donner des noms empruntés à la mythologie, au thôûtre ou qui éveillent une idée anti-chrétienne. — A un nom profane exigé par les parents, il faut toujours joindre un nom de saint.

3° Les intcrrogatioiis aâresséesà. l'enfant, les instructions qui lui sont données. — C'est le ])arrain ou la marraine qui doit répondre pour l'enfant.

4° La triple- insu fjtation en signe de croix — Elle chasse l'esprit mauvais de l'àme do l'enfant et lui communique l'esprit de Dieu.

5° Le signe de la croix sur le front et sur la poitrine. — C'est la prise de possession de son intelligence et de sa volonté par iSotrc-Seigneur Jésus-Christ qui va devenir son maître.

G° Le sel bénit mis dans la bouche. -Emhlèmc de la pureté : le sel préserve de la corruption; emblème de la sagesse : le sel donne du goût à la nourriture; la sagesse donne la force à la- vertu.

7° L'exorcisme, la main étendue. — C'est l'ordre donné au démon de fuir cette âme et de laisser la place à Dieu.

8° L'onction faite en forme de croix, avec de la salive sur les yeux, les oreilles et les narines, en pronoU' ant ces paroles : Ouvre:;-voi(s. — C'est l'élévation des sens aux choses du ciel. — C'est la puissance de comprendre les choses de Dieu.

LE BAPTEME.

"li

ft

l" La profession de foi. — C'est la récitation du symbole des Apôires et de l'Oraison Dominicale faite par l'enfant ou par le parrain et la marraine, à mesure qu'ils entrent dans réglisc.

2° La présentation de l'enfant par le parrain et la marraine.

iS" La renonciation au, dcrnon ou l'abjuration. — Elle se fait par trois fois et par cette parole brève et précise : J'y renonce.

jl" L'onction faite en forme de croix sur la poitrine et entre les épaules avec l'huile sainte. — Symbole de la force et de la douceur du joug de Jésus-Christ.

|5° La demande à l'enfant s'il veut être baptisé. — Après cette réponse de l'enfant ou du parrain en son nom : je le veux, le sacrement est administré. Le Prêtre verse par trois fois en forme de croix l'eau baptismale sur la têle de l'enfant en prononçant en même temps ces paroles en latin : N. je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint- Esprit.

i° L'onction sur le front avec le saint Chrême.

— Le liaptisé est ainsi consacré Roi : Il doit régner sur ses passions, sur le momie et plus lard dans le ciel. — Prêtre : Il peut offrir à Dieu toutes sortes de victimes et de sacrifices.

12° L'imposition de la robe blanche. — Simple linge blanc déposé sur lui, symbole de l'innocence et de la pureté qui brille dans l'àme du baptisé.

13" La remise .d'un cierge allumé. — Il est porté par l'enfant ou par le parrain et montre aux regards par sa lumière, la foi du baptisé,

— par sa flamme, son espjrance, — par sa chaleur, sa charité.

Le prêtre qui avait, avant le Baptême, une étole violette en prend une de coulew blanche dès que le bapêine est administré; c'est un signe de joie et d'innocence. Il récite l'Evangile de S. Jean, recommando aux parents de ne pas coucher le nouveau né ni avec eux ni avec la nourrice au moins avant un an, donne sa bénédiction et va inscrire le nouveau chrétien dans les rejistres de la catholicité.

Cérémonies

qui

suivent

le

Baptême

MOYENS D'OBTENIR LA GRACE

/ Symholis

/ rln.

Note sur

l'eau matière

du

Baptême.

I C'est l'eau

commune

sans

doute,

mais pour

le

Baptême

Isolennel elle

doit être

|spécialeiiient

bénite

le

Samedi

Saint

et la

veille

de la

Pentecôte

de l'eau

Le Baptême

est,

d'après

catéchisme

du Concile

de

Trente,

le

sacrement

de notre

rcgciicralion

par l'eau

dans

la 2')arole

et il produit

en nous

la

purification

et la

vivification

or l'eau

exprime

d'une

manière

merveilleuse

ces

admirables

eflets

L'eau purifie le corps qu'elle touche : elle nettoie ce qui était souillé. — Symbole de la purification intime qui fait disparaître les souillures spirituelles que le péché originel a laissées dans l'âme.

L'eau étouffe et noie : c'est dans l'eau que fut englouti le monde prévaricateur. — Symbole de la mort par laquelle doit passer V homme de péché pour revivre l'homme divin. — Pour revivre, il faut mourir.

L'eau renverse tout sur son passage. — Symbole de cette inondation mystérieuse qui renverse et détruit tout ce qui s'opposait à l'union de l'âme avec Dieu.

L'eau est un élément, essentiel de la vie; — c'est l'aliment nutritif et réparateur; ni la plante, ni l'animal ne peuvent vivre sans eau. — Symbole de cette puissance du Baptême sans lequel nous resterions morts.

L'eau est un élément de fécondité :

là où elle pénètre, les fleurs éclosent, les fruits mûrissent. — Symbole de la fécondité de la grâce qui nous fait produire pour le ciel des fleurs et des fruits de vertus.

L'ea,n rafraîchit, délasse, réjouit; elle tempère la chaleur. — Symbole de la joie, de la paix, du bonheur que donne l'innocence apportée par le Baptême.

LE BAPTEME.

FIGURES DU BAPTEME

Figures

du Daptéme

La Circoncision

Les

eaux

du

Déluge

eaux de

la

vier Rouge

Elle était, d'après plusieurs Saints Pères, un des moyens établis par Dieu pour effacer le péché originel chez les Juifs. Elle était la marque de l'alliance faite entre Dieu et son peuple. — Elle unissait les Juifs à Dieu comme le Baptême nous unit à Dieu.

Elle ne se faisait pas sans effusion de sang. — Le Baptême n'a de valeur que par le sang de Jésus-Christ.

C'est une figure, dit S. Pierre, à laquelle répond maintenant le baptème{^Qiv.i\\Jl\..) Elles détruisirent tous les hommes coupables. — Le Baptême détruit toutes nos iniquités , Elles portèrent l'arche, restée intacte, sur une haute montagne. — Le Baptême porte notre âme purifiée jusqu'au ciel.

Elles engloutirent Pharaon et son armée.

— Le Baptême engloutit et détruit à jamais tous nos péchés.

Elles étaient le seul passage par où les Juifs pouvaient échapper à la tyrannie de Pharaon. — Le baptême est le seul moyen d'échapper à la tyrannie du

y démon.

\ Elles sauvèrent les Juifs de Pesclavage de Pharaon mais les laissèrent sujets aux privations et aux peines du désert avant d'entrer dans la terre promise.

— Le Baptême qui nous a arrachés à l'esclavage du démon nous laisse sujets aux peines do la vie avant notre entrés dans le Paradis.

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

Elles guérirent Naaman de la lèpre.

— Le Baptême nous guérit de toutes nos souillures; il fait de nous des âmes qui peuvent se 4" 1 présenter à Jésus-Christ, comme

Les ) des vierges toutes pures, (ii Cor.

eaux \ XI, 2.)

du Jourdain j Elles furent consacrées par le Baptême de Jésus-Christ. — C'est par la vertu de Jésus-Christ que toute eau devient capable de nous sanctifier.

Elle ne guérissait que lorsque un Ange était descendu et Tavait touchée. — L'eau du Baptême ne guérit qu'autant 5» 1 que la parole de Dieu est venue

Veau ! lui donner cette puissance.

de la piscine ,■ Elle ne guérissait (m'un seul de \ malade à la fois. — Le Baptême

Bethsaîde \ guérit tous ceux qui viennent le recevoir.

Elle ne guérissait qu'à certaines époques de l'année. — Le Baptême a la puissance permanente de guérir.

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