CONSTITUTION DE LA CONFIRMATION
1° La matière do la Confirmation.
. l 2° La forme de la Con firmation. 'Nous dirons: '3° Le ministre de la Confirmation. i4° Le sujet de la Confirmation.
'5° Les cérémonies de la Confirmation.
dlu irauticre de la ConGrniatlon
ïl Le saint Chrême composé d'huile et de baume solenl neliement bénit par l'Evêque, le jour du Jeudi-Saint I ( ordinaii'ement.
C'est, d'après les uns, Ponction du saint Chrême seule, — d'après d'autres, l'imposition seule de la main de VEvèque — d'après l'opinion la plus commune ; l'onction du saint Chrême et l'imj)osition simultanée de la main de l'Evêque sur le front du confirmée S. Liguori regarde ce sentiment comme très certain.
L'imposition de la main dont il s'agit n'est pas celle qui se fait avant Ponction pendant que l'Evêque appelle le Saint-Esprit sur les conlirniands, mais celle qui se fait en même temps que l'onction.
La bénédiction de l'Evêque, les prières après l'onction, le soufflet donné au conQrmé ne sont que des accessoii'es, mais nécessaires pour la licéitc du sacrement.
Le saint Chrême doit être composé d'huile d'olive et de baume mélangés.
Le saint Chrême doit être bénit par l'Evêque ; il n'est pas improbable, dit S. Liguori que le Pape pût déléguer un simple prêtre pour cette consécration. — Il doit être nouveau c'est-à-dire de la présente année à moins de dispense accordée par le Pape, comme elle est accordée aux missionnaires.
L'onction doit être faite sur le front, en forme de croix et de la main même de l'Evêque.
LA CONFIRMATION
Z" Forme de la Conflrmattoii
La forme consiste dans ces paroles : Je te marque du signe de la croix et je te confirme j'jar le Chrême du salut au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. — Ainsi Ta défini le Concile de Trente.
, Sont , Je te confirme ou leur équivalant désinécessaires i gnant le ministre et le sujet.
pour . La nomination des trois ^personnes de la. la i Sainte Trinité,
validité : ' Je te marque du signe de la croix. Forment / Les mots : je te fortifie au lieu de je te un \ confirme.
changement JLes mots : le Chrême delasanctificaaccidentel : [ tion au lieu de chrême du salut.
\L'union de la matière et de la forme a lieu au moment où I l'Evêque oint le front du confirmand et lui impose les mains.
3a ninislre de la CoiiGrination
rj-.
L'Evêque seul, parce que seul ayant la plénitude du sacerdoce, il peut seul administrer un sacrement qui donne la plénitude du Saint- Esprit : Sz quelqu'un avance que le ministre ordinaire de la Confirmation n'est pas l'Evêque maisun simple prêtre, qu'il soit anathème (Concile de Trente vu, c, 3j.
— Mais l'Evêque Ministre l Un simple prêtre en vertu d'une délégation extraordi- I spéciale du Souverain Pontife, mais avec du naire ( saint Chrême bénit par l'Evêque.
Ne peut confirmer licitement que dans son diocèse — et que ses diocésains à moins d'autorisation.
Doit ordinairement confirmer dans l'Eglise.
Peut confirmer tous les jours et à toute heure.
MOYENS B OBTENIR LA GRACE
Nécessité
d'un
parrain
ou d'une
marraine
Conditions
pour
être parrain
ou
marraine
Un parrain ou une marraine est obligatoire pour la Confirmation comme il l'est pour le Baptùme, à moins de réelles difficultés. — Chaque confirmand devrait avoir son parrain ou sa marraine; l'Evéque est juge de la possibilité.
Avoir l'usage de la raison quoique on
soit encore un enfant.
Etre choisi par le confirmand lui-même
ou par ses parents ou par l'Evéque.
Toucher pliysiquement le confirmand,
— ordinairement en mettant la main
droite sur l'épaule droite.
Etre soi-même confirmé.
Avoir au moins quato7^:;c ans.
N'avoir pas été parrain dans le Baptême, à moins de justes raisons.
Etre du même sexe que le confirmand.
Pour la j N'être pas religieux, à moins licèité \ que le confirmand ne soit religieux lui-même.
N'être ni le père ni la mère ni le
conjoint du confirmand.
N'être ni excommunié ni interdit ni ignorant des principes de la foi.
/ La même affinité spirituelle 5 1 Empêchement contracté par) qui se contracte dans
le parrain ou la marraine.
le Baptême et dont nous avons parlé.
LA CONFIRMATION
4u Sujet de la Confiruiatlon
ITous ceux qui sont baptisés, — même avant l'âge de raison — même les idiots qui n'ont pas été jugés capables de faire la sainte communion.
e I CL,
Autrefois la Confirmation se donnait après le Baptême,
même aux petits enfants.
Actuellement i 11 ne convient pas, dit Benoit XIV, de la ' l'usage n'est pas i donner, à moins de raisons majeures,
déterminé. Il ) avant l'âge de sept ans. Ifaut s'en tenir Ul est ordonné, dans plusieursdiocèses, de aux prescriptions / ne la donner qu'après la première comdes Evéques \ munion, vers c/oiij^e ans.
1° L'état de grâce, puisque la Confirmation est un sacrement des vivants. 11 y aurait sacrilège à la recevoir en état de péché mortel. Lq caractère serait reçu, mais les grâces ne seraient données qu'après l'absolution des péchés. — La coyifession n'est pas absolument nécessaire; il suffirait rigoureusement que le coupable de péché mortel s'excitât à la contrition. Dispositions y ^ 2° L'instruction suffisante, c'est-à-dire du sujet \ I' la connaissance du Symbole, du Déca- "^ logue, du Notre Père, du Je vous salue et des obligations du Baptême et de la Confirmation.
Dispositions du corps
' Etre vêtu modestement.
' Avoir le front "propre et découvert.
' Etre à jeun si on le peut facilement.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
&o Céri'Uiouicii de la Couflriualion
iElle est précédée du chant du Vcni Creator.
Elle a pour but d'attirer sur eux la bénédiction divine et signifie que le S. -Esprit va descendre et l'eposer dans leur âme avec la plénitude de sa grâce.
Elle marque la protection de Dieu sur eux.
Cérémonies
de la Confirmation
y a quatre
principales
cérémonies dans
l'administration de ce
sacrement
l" L'onction du S. chrême en forme de croix sur le front de chaque confirmand on prononçant les paroles de la forme;cette onction est immédiatement précédée de l'imposition sur la tête de la main droite de TEvêque. - C'est le scccremeni.
Le
saint
chrême
mdi-
que
L'onction de TEsprit-Saint qui adoucit le joug do l'Evangile.
La force donnée, comme aux
athlètes.
I La préservation de la corruption et la bonne odeur de Jésus-Christ.
Le / L'autorité de Jésus-Christ signe \ qui a établi ce sacrede \ ment, , la croix i Le règne de Jésus-Christ indique ' sur le confirmé.
/ Le courage et la noble I fierté avec lesquels Le signe I le confirmé doit so de la croix J montrer chrétien.
sur < La patience et la force
le front 1 avec lesquels il doit
indique | supporter les croix
1 qui sont la marque
V du chrétien.
LA CONFIRMATION. ITÔ
L'affranchissement des faiblesses de l'enfance < , 3' Le petit sou/jfïeti spirituelle. - Un enfant se plaint de tout; * que l'Evèquel un c/u-é^/en reste calme, comme Jésusdonne sur la joue i Christ, après une injure reçue. du confirmand, ;La patience et le courage avec lesquels le en lui disant : j confirmé doit supporter les mépris, La paix avec j et les persécutions pour conserver sa toi. — Il indi-f foi.
que ' La paix que le confirmé doit s'efforcer de
conserver.
' La bénédiction de l'Evcque à laquelle tous les confirmés doivent assister. — Enfin, la récitation à haute et intelligible voix du Symbole des Apôtres, de ïOraison Dominicale et de la Salutation Angélique.
1° Il n'y a point à avoir d'inquiétude, dit Mgr Gousset, a l'égard des fidèles qui n'assistent pas à la première imposition des mains. Les curés veilleront néanmoins à ce que tous soient présents à cette cérémonie ; mais qu'ils y soient ou non, Q I I s'ils re oivent l'onction samte on les regardera
comme confirmés... Comme on doit toujours prendre le parti le plus sûr, en matière de sacrements, il faut avoir soin de n'omettre aucun des rites regardés comme essentiels, même par ,. . ) quelques-uns.
iNOtes y2' Autrefois, après l'onction du saint Chrême, on complemen-N ceignait d'un bandeau le front du confirmé, et taires | ^^ bandeau était conservé quelques jours en signe de respect. — Cet usage ayant cessé, les confirmés ne doivent pas se toucher le front avant qu'un prêtre ne l'ait essuyé.
' Comme l'Evêque ne connaît pas les conûrmands, ceux-ci tiennent à la main et lui présentent un billet sur lequel est inscrit leur nom de baptême ou celui qu'ils ont choisi ; ce billet est revêtu de la signature du curé qui atteste à l'Evêque que celui qui le présente est digne d'être confirmé.