Tésus-Christ est sous les espèces
l comme dans le lieu qui marque sa
' présence.
MOYENS DOIîTEMR LA GRACE.
. La doctrine catholique est éclairée par les faits naturels qui ollrent une grande analogie avec le fait surnaturel de la sainte Eucharistie. — Ces faits naturels laissent entr'eux et ce divin sacrement la distance qui sépare le fini de Tm- /?Mi; aussi les saints Pères qui les indiquent avertissent qu'il y a des différences essentielles entre les deux termes de comparaison, comme dans toutes les relations entre Dieu et les créatures. Ce sont de simples emblèmes qui insinuent les mystères divins.
co
ff>
Ci \
4» I.n parole huiuaine
Cette Elle est au dedans de moi où elle s'est formée.
parole \ — Je puis la retenir, en nourrir mon âme, est d'abord i jouir de sa présence, la conserver comme le une pensée ( secret de ma vie
Cette pensée ^ Elle peut, si je le veux, prendre un corps; peut \ je puis comme l'incarner clans un son, devenir j la produire à l'extérieur et la répandre auparole [ tour de moi comme une effusion de mon être. La pensée devenue parole, dit S. Augustin, je l'ai d"abord possédée en moi dans le silence, puis elle s'est écoulée en vous et cependant elle ne m'a point quitté. — De même le Ve7-be s'est montré sous une forme sensible et cependant il n'a pas quitté le sein de son Père.
La pensée, dit S. Bonaventure , procède naturellement de lïune ; elle est semblable à l'àmc : elle a reçu le nom de conception de l'âme. — * De môme le Fils procède naturellement du Père et est semblable au Père.
La pensée s'unit a la voix et cependant elle ne se change pas en voix et ne quitte I s I pas le siège de l'âme. — De même le ^'' Verbe s'unit à la chair, ne se change point en chair et demeure tout entier dans le sein de son Père
Cette
pensée
devenue
parole
est
LA TUES SAINTE EUCHARISTIE
La 'parole
humaine.
Elle est
l'image
du
Verbe
Euchariilie
La parole s'est comme incarnée dans un son, de la même manière que le Verbe a pris chair ; elle tient à la fois de la matière et de l'esprit.
La parole arrive tout entière à des milliers d'auditeurs. Chacun la reçoit tout entière. Mes auditeurs, dit S. Augustin, ne divisent pas mon discours, en sorte que Tun prenne la première partie, l'autre la seconde ou que chacun se partage les syllabes. Un seul entend tout, plusieurs entendent tout, ma parole n'est pas divisée. — C'est ainsi que, par la sainte Eucharistie, le Verbe divin est reçu intégralement par tous ceux qui reçoivent l'hostie consacrée.
La parole nourrit la substance de l'âme de ceux qui l'écoutent. Cette nourriture est à la fois spirituelle puisque c'est comme un écoulem.ent de l'âme, et corporelle puisqu'elle est enfermée dans un son ; elle n'est point cependant semblable aux aliments servis sous des espèces et des formes matérielles. — C'est ainsi que le Verbe divin nourrit notre âme, par la sainte Eucharistie, aliment spirituel puisqu'il est servi I d'une manière immntérielle, aliment cor- I porel puisqu'il contient la substance du 1 vrai corps de Jésus-Christ.
/ Le Verbe divin, pensée éternelle du Père
D'après 1 rendu visible dans une chair humaine.
ces lignes, \ comme ma pensée est rendue visible à
on voit 1 l'intelligence dans un son.
la possibilité JLe Verbe divin, incarné, nourrissant des
du \ milliers d'hommes avec sa chair sans
mystère j que l'un reçoive moins que l'autre, est
"de / reçu tout entier ctsans division, comme
l'Eucharistie [ ma parole est reçue tout entière et sans
\ division par tous ceux qui l'écoutent.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
2o i^a parole écrite
'fi-
ft-
at
rf 1
La parole écrite, est la pensée coynme incarnée, non dans un son qui disparait, mais sur du papier, et se montre ainsi visible à l'œil comme elle s'était montrée, par le son, sensible à Toreille. — La pensée est une substance réelle et elle se montre à nous, quand elle est écrite, sous une \av\exe munie d'accidents: format, matière, qualité, couleur du papier, — couleur, limpidité de l'encre. — Une substance reste donc toujours la même et se reproduit toujours la même sous des accidents très variés.
3» lie télég;raphe électrique
Le
télégraphe
électrique,
est la pensée
comme
incarnée
dans un
siqne :
^il
transmet
la
pensée
tous les point?
les
plus reculés
du
globe :
Le signe à peine formé , la pensée est transmise.
L'électricité parcourt en une seconde cent quinze mille lieues et nous concevons une rapidité pins Instanta- J étonnante. Un homme qui nèment \ aurait autour de lui cent mille fils télégraphiques correspondant à cent mille points du globe, communiquerait, au même instant, sa pensée, à tous ces points.
Le signe transmet toiito la pensée, il la trans- Intégralement ( met tout entière, var- \ I tout où s'étend le
signe.
LA TRÈS SAINTE EUCHARISTIE. 223
C'oncluNiou
Si VOUS demandez, dit le P. Lacordaire, comment un corps est présent en tant de lieux à la fois, je vous répondrai : Considérez que la lumière est un corpg, et qu'elle parcourt en une seconde soixante quinze mille lieues. Considérez que Vèlcctricité est un corps, et qu'elle parcourt en une seconde cent quinze mille lieues. Qui empêche qu'un corps uni à la divinité n'ait une agilité un milliard de fois plus grande, de manière à toucher tous les points du globe au même instant ? En outre, — et c'est le résumé de ce que nous avons dit, — dès qu'un corps peut être inètendu, il n'est plus assujetti à la loi de la localité et il peut être présent en tous lieux comme notre âme est présente à tous les points de notre corps,— comme Dieu est indivisiblemont présent à tous les points de l'univers, — comme la parole humaine est présente, dans toute son intégrité, et tout à la fois dans toutes les intelligences qui l'entendent, seraient-elles des milliers.
Le catéchisme du Concile de Trente résume ainsi les explications : Les pasteurs doivent avertir les fidèles que Jésus-Christ n'est pas dans ce sacrement comme un corps dans un lieu; car une chose est dans un lieu, quand elle a de l'étendue. Or, nous disons que Jésus-Christ est dans ce sacrement comme suùstance ; car c'est la substance du pain qui est changée en la substance de Jésus-Christ et non en sa grandeur ou qualité. Or, on sait qu'une substance est également dans un grand et un petit espace de lieu. Ainsi la substance de l'air en elle même est également dans une grande ou dans une petite de ses parties; et toute la nature de l'eau n'est pas moins dans l'eau d'un vase que dans toute la rivière. Donc, comme le corps de Notre- Seigneur prend la place de la substance du pain, il faut reconnaître qu'il est dans ce sacrement de la même manière que la substance du pain y était avant la consécration. Or, il était indiflérent que la\substance du pain fût dans une grande ou dans une petite quantité de pain, (de Euch. 3.)
MOYE.\< n 0I!T1:NIR L\ GRACE.
ORANDEURS DE L EUCHARISTIE
l'Par les
viiraclcs
qu'elle
présente
à notre
admiration.
S. Thomas
dit que la
sainte
Eucharistie
est
le résumé
de tous
les
miracles ;
que Dieu
en a fait le
mémorial
de 5C.S
merveilles.
(Ps. ex, 4.)
et qu'elle
est le
chef d' œuvre
de la
puissance
ie l'a mour
et de la
sarja.-'se
de Dieu
Miracle rf«ns la substance du pain et du vin qui est changée complètement en la substance du corps et du sang de Jésus-Christ.
Miracle dans les espèces sacramentelles qui sont détachées de leur substance et produisent cependant les effets qu'elles produiraient si elles leur étaient restées attachées. — Elles se voient, elles se touchent, elles noufi-issent ceux qui les mangent. — Et si les saintes espèces se corrompent, la substance du corps de Jésus disparaît par un nouveau miracle ; les espèces ne sont plus dans les conditions exigées par Dieu pour qu'elles enveloppait le corps de Jésus- Christ. La substance du pain revient.
Miracle dans le corps de Jésus-Christ qui, ù la manière des esprits, est sur l'autel invisible, impalpable et cependant vivant, — qui est tout entier dans l'hostie et tout entier dans cli tque partie séparée de l'hostie.
Miracle dans la multiplication du corps de Jcsus-Christ qui est à la fois au ciel, sur l'autel et partout où il y a une hostie consacrée.
Miracle dans la manière d'être du corps de Jésus-Christ qui est éclatant de lunii''re, dans le ciel et en même temps dans TanJantissement le plus pro'ond sur l'autel. — 11 est plein de vie et il est mort ; il est libre et il est prisonnier; il est impassible et il soulîie ; il e t mangé et il nest ]);is consommé ; il est immolé et il n'est pas détruit.
LA TRES SAINTE EUCHARISTIE
Par les
L'amour
'perfections
de
divines
Dieu
que
qui se donne
1 Eucharistie /
nous (
lui-même
révèle. \
Elle
l'homme
Qui change la substance intime des êtres sans que rien apparaisse aux regards.
Qui produit ce miracle si prodigieux de la transsubstantiation non par la parole de son Verbe, mais par celle d'une petite et faible créature.
Qui rend présent sur tous nos autels le corps, le sang, l'âme de Jésus-Christ sans que ce corps sacré soit ni multiplié ni divisé.
Qui plie, sans la contraindre, la volonté humaine à accepter ce mystère, à le croire malgré l'opposition des sens et l'orgueil de la raison et à en défendre la vérité jusqu'à mourir plutôt que de la repousser. Généreusement l Oublié et délaissé.
nous montre
malgré
la certitude
qu'il sera
'Complètement ^ jusqu'à
mstice
■' de
Dieu .
L'Eucharistie
nous
rappelle
les
extrêmes
rigueurs
do
cette
justice
' Méprisé et blasj phêmé.
f Outragé etprofané.
Rester perpétuellement avec nous.
5c livrer entièrement
à nous.
Servir de nourriture à chacun de nous.
Qui a exigé pour être pleinement satisfaite l'incarnation et la mort d'un Dieu.
La prière continueiled'uuDieu- Homme.
L'anéantissement continuel d'un Dieu-Homme.
Le renouvellement continuel du sacriliced'unDicullomme.
JQui exige encore pour' épargner les pécheurs et nepasanéantir le monde I coupable :
MOYENS d'obtenir LA GRACE.
par ce sacrement
Natisiaire l Rendre g \ adorati
\ Soiiïager
CD s:.
Qui a su,
de ce
sacrement,
faire
le centre
vers lequel
converge
toute
la religion.
L'Eucliurislic
est
le tout
du
dogme
et de
la morale
Satisfaire à sa ji/o^/cc: il est une expiation. loire à sa majesté : il est une tion.
nos infirmités : il est une force et un remède.
Pourvoir à tous nos besoins : il est une nourriture.
A la sainte Trinité dont elle renferme les trois personnes.
A Dieu dont elle atteste la puissance et la bonté.
\k l'Incarnation dont elle continue le miracle.
|A la Rédemption dont elle complète l'œuvre.
JA l'Eglise dont les ministres la confectionnent, la gardent, la distribuent.
A la vie éternelle dont elle est le gage.
L'Eucharistie
nous fait croire
L'Eucharistie nous oblige
A rester purs pour la recevoir.
A rester humhlcs pour soumettre notre raison à la foi.
A rester confiants puisqu'elle nous unit ■■ au Tout-Puissant.
'A rester charitables puisqu'elle nous
réunit tous à la même table.
A rester pieux pour
conserver les fruit:
de lu communion.
LA TRES SAINTE EUCHARISTIE
oo-y
Par les
] erfections
divines
que
1 "Eucharistie
nous
révèle.
Elle
nous
montre
la sagesse
de Dieu
'Trouver le moyen de se communiquer i intimement à nous et de nous donner sa chair et son sang en nourriture sans révolter les sens les plus délicats.
Permettre à tous, même aux plus pauvres de participer à cette nourriture divine qui se rencontre facilement partout.
Rester au milieu de nous, par sa présence réelle, pour y être visité et adoré sans doute, mais aussi pour nous conseiller dans nos doutes, — nous consoler dans nos peines, — nous soutenir datts nos luttes, — Qui a su pour être toujours prêt à venir en
par nous quand nous en avons hesoin.
le pain i De charité par la manière
et I dont le pain et le vin sont
le vin / I formés, ils sont lerésul-
matière^ \ tat de plusieurs ^?'am.s
de ce I fondus ensemble, image
sacre- Donner 1 de l'union qui doit exismcnt les ] ter entre les cœurs des
plus y communiants, précieuses Ue pureté parla blancheur leçons 1 de l'hostie etla limpidité du vin.
De pénitence par l'écrasement quont dû subir le blé et le raisin pour devenir matière du sacrement, hidiquer les effets Elle entretient la de la sainte com-V vie.
munion dont 'Elle répare les fornous parlerons, i ces.
— Comme le /Elle entretient la pain et le vin : [ beauté.
Opandcurs
de l'Eucharistie
Ces / grandeurs
se manifestent
Par les
mystères
que
l'Eucharislie
nous
rappelle
et
qu'elle
reproduit
d'une
manière
plus
merveilleuse
Jésus-Christ y est né dans une crèche: 11 naît sur l'autel entre les mains du prêtre.
Jésus-Christ s'est incarné une seule fois dans le sein de Marie ; H s'incarne tous les jours et dans tous les lieux du monde où iJ y a un prêtre qui prononce sur un peu de pain les paroles de la consécration.
Jésus-Christ a pris une chair passible et mortelle ; Il prend une chair glorieuse, immortelle, impassible.
Jésus-Christ s'est renfermé dans le sein de Marie; Il s'enferme dans les limites d'une petite hostie.
Jésus-Christ s'est immolé une seule fois au Calvaire; Il s'immole tous les jours, toutes les fois qu'on célèbre la sainte messe.
Jésus-Christ s'est immolé d'une manière sanglante sur le Calvaire; Il s'immole d'une manière non sanglantemais aussi réelle, comme nous le dirons plus loin, à la sainte messe.
Jésus-Christ, dans le ciel, est la joie des élus ; il vit avec eu.x ; il vit en eux; les élus vivent avec lui et en lui. — Jésus-Christ, dans l'Eucharistie, est la joie des âmes pures; il est leur vie ; il vit avec elles : il vit en elles ; et elles peuveni dire comme S. Paul: Ce ne?' plus moi qui vis, c'est Ji'-^ns qv. ■ vit en moi. (Tial. n. 20.) L'Kiicharistie c'est le Paradis sur la terre.
Mvslères
Calvaire
;.MNTE ELGHAHISTIE.
4" Par le»
/t'ço)?s
qu'elle
nous
donne
Jésus-Christ pendant sa vie mortelle nous cnscirjnait par ses œuvres et par ses paroles.
Dans FEucharistie ses œuvres échappent aux regards, ses paroles échappent à nos oreilles, mais ses enseignements n'en sont pas moins compris par 1 ïimc attentive qui y trouve la règle de sa conduite
Leçons d'humilité
s'est
condamné
dans
la
sainte
Eucharistie
aux humiliations
Les
plus
/ rofm-
de< ;
nous
1 cache
Sa vie divine, en laissant invisibles les anges qui l'adorent.
Sa vie humaine, en ne laissant paraître ni vie, ni mouvement.
Sa vie glorieuse, en s'exposant à l'abandon et aux outrages.
Elles n'auront pas de terme sur la terre : Jésus est avec nous jusqu'à la fin du monde.
Elles n'ont point d'interruption : il va, hélas! à toutes les heures, des blasphémateurs, au moins des indifférents.
Les plus ( Il s'y est soumis pa>*ce volontaires\ qu'il l'a voulu.
Ni de l'impiété calculée et réfléchie qui
le nie et le fait nier aux autres.
Ni de l'impiété furieuse qui foule aux
pieds son corps sacré.
Xi de l'impiété hypocrite qui s'approche de lui les lèvres souriantes et le cœur souillé.
Ni de Vïm^iéiQ indifférente qui affecte de l'ignorer.
A accueillir le pauvre, l'abandonné, le pécheur.
A aller partout où une âme le
désire.
A se donner en nourriture' à tous, même au coupable pour ne pas l'exposer à la honte.
ne se refuse pas
MOYENS D OHTLMR LA GHACE.
Lrrons Je patience. Jésus-Christ ne souffre plus coninie il souffrait pendant sa vie mortelle. Son état sacramentel le permet pas à la souffrance de l'impressionner douloureusement, — mais il connaît les outrages qui lui sont faits, il pourrait les empêcher et les punir; il les souffre pour nous enseigner la patience. — Outrajes faits :
A soncorps sacre traité indignement
Ipar les hérétiques et par les sacrilèges.
Ason honneur par des moqueiies et par des blasphèmes.
< A son cœur par des irrévérences
Ides ingratitudes, des délaissements.
A ses amis par les mépris qu'on leur fait subir à cause de Ini. ^ par la pauvreté à laquelle ou les réduit.
Leçons
(le
prière.
Prière
saintf,
prière
soumise,
prière
toujours
efjicace
faite
Avec humilité, l Plus petit que dans la crèche.
11 s'est fait ) Plus inconnu, plus ignoré que dans la maidevant i son de Nazareth, son Père ' Plus abjet que sur la croix.
/ 11 a mérité par ses souffrances le pardon et I les grâces qu'il demande pour les hom- ■ mes.
'est toujours j II est toujours l'objet des complaisances rfu son Père.
i 11 prie toujours, dit S. Paul.(Heb. vu, 30). ! U priera tout le temps qu'il demeurera avec I nous : jusqu à la fin des temps.
Avec
confiancp-
11 s:iil qu'il
exauce
Avec persévérance
Avec piété
Il adore son Père, il le glorifie, — il l'aime, — il le remercie, — il se soumet à sa volonté, — il s'offre, — il demande pour nous.
Leçon
de charité.
La présence
seule
de
Jésus-Christ
dans rKucharislie
nous dit
sa charité.
n'est là
que
par amour
Amour universel
Amour inaltérable
Héroïque, donnant
Qui s'étend à toutes les âmes : coupables, innocentes, ingrates, reconnaissantes.
Qui appelle toutes les âmes : Venez à moi tous.
Par le temps. — Il subsistera toujours l jusqu'à la lin des siècles.
Par les ingratitudes : quel que soit l'oubli d'une àme, dès qu'elle vient à lui, il l'aime toujours.
{Sa IHîcrté, son honneur.
Sa vie tout entière.
Son être tout entier.
LA TRES SAINTE EUCHARISTIE
Obéit
yuel que soit leur nombre
Leçons
d'obéissance.
Jésus-Christ
dans la
sainte
Eucharistie
Cirandeurs
de l'Eucharistie
Ces grandeurs
se
manifestent
Par les
leçons
qu'elle nous
donne
I yuei que soit leur noiuDrc \ Quel que soit l'étal de Icui tous les ] conscience.
prêtresi\\i monde | Quel que soit le but pour entier ' lequel ils rappellent.
Pour venir sous les espèces du
pain et du vin.
Pour rester sous cef, espèces jusqu'à ce qu'elles soient consoni- Obéit I niées ou corrompues, en tout ' Pour être placé dans tel ou tel endroit.
Pour aller par les rues, ou dans
une pauvre demeure.
Pour entrer dans une àme souillée.
Obéit toujours et sans délai. Sa vie peut se résumer dans ce mot de l'évangile: //es/, soumis. Des biens matériels il n'a (}ue ce qu'eu Il est ] lui prête, pauvre ) Des biens du cœur:
il a soif d'amour et il est peu aimé.
Le délaissement.
Le mé|)ris.
La contradiction.
Est absolue
Il souffre ce que Leçons I [ souffrent
de pauvreté | ' les pauvres'
Elle est volontaire : tout lui appartient et La pauvreté < il a renoncé à tout, de Jésus i Pour nous consoler dans
Idans l'Eucharistie I Elle est i notre pauvreté.
généreuse ]Pour attirer plus facile-
U ment les pauvres.
s'est fait /Pour nous détacher des
pauvre / biens de la terre et nous
enrichir de ceux du ciel.
Il est fils de la très pure vierge Marie.
Il est l'agneau qui se plaît parmi les
Par
l'amour de Jésus-Christ
pour la chasteté
Par
[tout ce qui a quelque
rapport
avec l'Eucharistie
Il a aimé particulièrement les âmes chastes.
I Les éléments qui la constituent,
\ tous deux sans mélange : le
pain et le vin.
Les linges sacrés qui l'enveloppent
Les vases d'or ou d'argent qui la
renferment.
MOYENS Tt'nBTENIB LA GUAGE.
Jésus-Christ
est
adorateur
et, en
m'unissant
à lui,
je sais
que je rends
Dieu
tout
ce
que je lui
dois
ro »
ce ft
Jésus-Christ
C l 1 < CD- 1
\ est
CO fD
réparateur
et, en
m'unissant
à lui.
^ Cl-
Ci-O)
mérite
en en
par Lui,
S ct>
et à cause
en 5
de Lui,
pj p
13 en
pardon
de
mes péchés et 1 l'amitié \ de Dieu
— g^ La grandeur infinie de Dieu et ce g 3 l qu'il mérite de louanges, de prières, g 3 1 de soumission.
^ £. iLe néant de la créature et son devoir § ~- / absolu de s'humilier, de s'abaisser, ^=^5 de se soumettre.
Comme , Continuelle. — Elle se prolongera jusqu'à la fin des siècles.
Parfaite. — Elle renferme Vabais?ement le plus complet, la soumission la plus al)solue.
Universelle. — Elle se fait au nom de toutes les créatures.
Dieu est oublié par l'indilTé-
rence.
Dieu est outragé par le péché.
Dieu est repoussé et renie par la malice qui voudrait l'anéantir.
Impossible par l'homme. Le coupable peut demander pardon, il ne peut rèjtarer par lui-même.
Est digne et acceptée:
il est pur, il est Eils de Dieu. Est proportionnée à Voffense. — Il la connaît, il l'expie.
le Jésus-Eucharis-
Homme-Dieu
il rend
à Dieu les
hommages
'de toutes les
créatures et
son
adoration
est
La
réparation esl
nécessaire
parce que
conti-
inuellement
rossible
seulement
par
Jésus-Christ;
et sa
réparation
Par ré fat
tie, état continuel d'anéantis- La \ sèment, de souffrance, d'imn'iparalion / molation.
est faite J Par la vrière suppliante de
Jésus-Christ qui ne cesse de
monter à Dieu.
LA TRES SAINTE EUCHARISTIE
Grandeurs
de rKucbarlsticI
Ces grandeurs
se
manifestent.
Par les
fonctions
qu'exerce
Jésus-Christ I
dans
ce
sacrement
2° Envers nous.
[ H entretient, en se faisant lui-même notre aliment, la vie qu'il nous avait donnée comme créateur, qu'il nous avait rendue comme rédempteur alors que nous l'avions perdue.
Efficace et laborieux. Ce qu'il a
,]lnousaime,etsonl ^""'^ P^'";^^/^ ^.'î ' amour va jus-l "ï'^ mortelle, il
qu a la tendresse L^^f^^^"%^«-.
! . „i ,, „,v,„ \Faticnt. 11 dissiuc la plus aiiec- i ^ lAf *
^ - - ' mulenosdeiauts.
tueuse des mères. Personne n'est père comme lui , son amour est
Trois
titres
résument
tous les
autres.
11 est
il les supporte, il les pardonne.
Vigilant. Il avertit, il corrige, il dirige.
Libéral. Il se donne ànoustoutentier Un MaUre. — Nous avons vu la beauté, la clarté, l'efficacité de ses levons.
Il ne me quitte pas, je sais toujours où il est et je puis aller le visiter quand je veux et autant de fois que je veux.
Il a la puissance de consoler toutes mes peines et il m'engage à aller les déposer dans son cœur : Vene^ à moi vous tous qui souffres et je vous soulagerai.
a les lumières pour tous mes doutes ; il me conseillera chaque fois que j'irai lui exposer mes craintes, mes embarras, mesfautes à réparer.
Je ne lequitterai jamais sans savoir clairement ce que j'ai à faire.
possède tous les trésors. Ceux de 1 ïime, ceux du cœur, ceux de l'intelligence, ceux de la vie matérielle et il ne les refuse p;isn qui les lui demande quand il les j uge utiles.
Le 1 Elle est Par l'amour qui en a été le motif.
mémorial Ueplasirrand xPar la 'puissance qui en a été la
des ) de tous. ) cause, miracles j Elle jPar les résultats qui se montrent de Iles surpasse/ tous les jours, — qui tous les
Jésus-Christ' tous ( jours amènent les âmes à Dieu.
Il y a / Plus que les dons matériels de la
dans \ santé et des richesses.
la /Plus que les dons de l'intelli-
sainte ) gence.
Eucharistie ' Plus que les dons du cœur.
La somme
de tous les donsf
de Jésus-Christ
Le don de Dieu lui-même, — de l'Etre , tout Puissant, — tout Miséricordieux, ^ ( — tout Bon ; avec lui on a tout.
Le chef-d'œuvre
des œuvres
de Jésus-Christ
Elle est belle la doctrine de Jésus-Christ. La sainte Eucharistie la rappelle continuellement dans l'âme, la fait briller d'un éclat nouveau, la fait saisir avec plus de force, la fait observer plus fidèlement.
I Elles sont belles les guérisons opérées par Jésus-Clirist. — La sainte Eucharistie en fait de plus nombreuses et de plus difficiles, la guérison des âmes.
iRUeest belle surtout ce^^c Incarnation du Verbe de Dieu qui a attiré l'admiration des anges. — La sainte Eucharistie la continue, la complète, lui fait produire les eflets qu'elle avait pour but de produire.
Ce que Jésus-Christ a désiré, ce qu'il a pré-
Le trophée [ dit avant sa mort, ce que n'a pas entière-
des conquêtes i ment réalisé sa mort sur le Calvaire :
do, Jésus-Christ. I attirer tout à lui, — la sainte Eucha-
Le prix de ses j ristie le fait : elle attire à lui, elle unit
larmes [ à lui, elle fait rester à lui et vivre avec
et de son sang versé l lui.
LA Tltr:s SAINTE EUCHARISTIE. 230
EFFETS GÉNÉRAUX DE l'EUCIIARISTIE
L'Eucharistie contenant Jésus-Christ, le Dieu-Homme, le ToxU- Fuissant descendu par amour au milieu de nous, devenu l'un de nous et restant avec nous, le Tout-Miscricordicxix qui s'est fait notre médiateur et notre Sauveur, — ce Dieu ne peut résider sur la terre sans que sa présence ne soit pour les hommes dont il s'est fait l'hôte, la source des biens les plus précieux. Nous parlerons, plus tard, des c/fits de l'Eucharistie dans l'âme qai la reçoit par la sainte communion ; nous indiquons seulement ici les e/fcts gènëraux de la sainte Eucharistie dans l'ordre moral et dans l'ordre social procurés par la présence de Jésus-Christ au milieu de nous.
UiiiiH l'ortlre moral
L'ordre moral, c'est le perfectionnement de 1 homme.
— La perfection de l'homme, c'est sa ressemblance avec Dieu, l'Etre saint par excellence, l'Etre pur, l'Etre bon, l'Etre parfait en un mot. Plus l'homme ressemlile à Dieu, plus il devient saint, pur, bon, parfait.
— Cette ressemblance avec Dieu s'acquiert, comme tout autre ressemblance avec les êtres ordinaires, par l'habitude de viv7'e ensemble et de communiquer ensemble. Or, l'Eucharistie, c'est Jésus-Christ auprès de nous, avec nous, en nous. 11 suit que si nous approchons de l'Eucharistie, c'est-à-dire de Jésus, si nous vivons avec Jésus, si nous communions avec Jésus, nous p7-cndrons 1rs habitudes de Jésus; nous 7'esscmblcrons à Jcaus.
MOYENS D OUTE.MH LA GUACE.
L'ordre moral, c'est \di destruction de ce qui dégrade l'homme et l'avilit. — C'est l'éloignement de tout ce qui l'attirerait loin de Dieu son principe et sa fin. — C'est l'Hèvation de l'être humain vers tout ce qui est grand et digne. — Or, tout cela est nécessairement procuré par l'Eucharistie à ceux qui la fréquentent avec le désir sincère de s'assimiler à elle.
hQ&]ictits ei les /uim-
I blcs. — 11 leur
I donne une péné-