La honicre 11 1 t ration qui étonne
afin / éclaire \ Les savants. — 11 les
que l'âme les \ empêche de s'éga-
connaisse I intelli- \ rer ; il les maintient
ce I (jcnccs j dans la soumission,
qu'elle doit | surtout ( dans l'humilité,
faire. — I pour | dans la paix. Jésus-Christ 1 les ÏTous en général. —
dans I choses I II leur montre clai-
L'ordre 1 l'Eucharistie 1 de f rement le devoir;
moral 1 est I Dieu [ il les anime, il les
exige I la lumière / I fortilie, il les aide,
pour \ du \ \ en quelque sorte, à
être I monde I le remplir,
produit : J spirituel, \
comme I L'action de la chaleur
le soleil, I 1 physique produit des
dans I I prodiges matériels :
le firmament, I I les chemins de fer,
est I II 1 les manufactures.
la lumière ce/; oii^ y L'action de la chaleur
du ■ et \ divine et cucharis-
monde féconde 1 tiq\ie produit des
matériel 1 prodiges de sainteté,
I de dévouement, d'hé-
I roïsme et elle seule
\ peut les produire.
LA TRES SAINTE EUCHARISTIE
11 y a trois objets qui attirent l'homme ou plutôt vers lesquelles il se porte librement : Dieu, la nature, le monde. Chacune en Vattirant le détache des deux autres, le transforyne en soi et le fait devenir par inclination ce qu'elle est elle-même par nature.
Si c'est Dieu qui le mené, il le fait devenir Dieu par participation et le détache ainsi parfaitement de la nature et du monde.
Si c'est la nature qui le conduit, elle en fait L'ordre l'homme de la nature, c'est-à-dire un être
mora^ exige qui tient le milieu entre Dieu et le monde et pour qui ne participe volontairement ni de l'un ni
être produit. de l'autre.
2° Si c'est le monde qui l'entraine, il en fait une
La force brute, c'est-à-dire un être vivant pour les ap-
afin I petits matériels, lui inspirant des convoitises
d'arracher / qui l'éloignent de la nature, de Dieu, et lui
l'âme / apprennent à faire des choses qui le rava-
àlatyrannieX lent.
de \l)ès que l'homme s'attache volontairement à Dieu
la nature 1 ou à la nature ou au monde, son action change
et du I aussitôt et lui-même s'appelle d'un nom flifté-
monde rent ou c/ia?-'rtc^ ou animal on spirituel. Le
et la caractère distinctif de l'homme charnel est de
relever ne savoir faire que le mal, — celui de l'homntfe
après animal, de ne vouloir ni faire le mal ni le
ses chûtes souffrir, — celui de l'homme spirituel, de ne
g" vouloir faire que le bien et de tout souffrir pour
si. la vertu (S. Maximin).
Or, pour s'arracher à la nature et au monde, et s'attacher à Dieu, il faut une force surhumaine, cette force c'est l'Eucharistie par laquelle Dieu descend jusqu'à nous pour nous attirer plus facilement, par une action mystérieuse, jusqu'à sa propre hauteur, et par laquelle nous recevons une nourriture qui fait de nous des êtres célestes.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Dans Tordre socitil
L'ordre social n'est, après tout, que le résultat de l'ordre moral. Si chaque individu est parvenu, par l'influence de la sainte Eucharistie, à se garder saint, pur, digne, — s'il a reftu, par la communication que lui a faite l'Eucharistie la lumière pour agir avec prudence et la force pour agir avec constance et fei'meté, — la société sera une véritable famille où régneront la stabilité et la paix.
A éteindre Tégoïsme introduit dans j toute créature humaine par le 1 péché originel et qui pousse l'in- / ;:2; I dividu à ne voir que lui-même,
I à ne chercher que lui-même / et que pour lui-même.
1 A regarder chaque créature hu-
(maine comme faisant partie d'une même famille.
A communiquer à chacun selon ses besoins, les biens qu'on possède, biens matériels et intellectuels.
Elle n'était pas chez les
L'ordre
social
cependant
besoin
de
vertus
particulières
pour
maintenir
les
relations
entre
les
individus ;
ces
vertus
produites,
alimentées,
fortifiées
par
l'Eactiaristie
sont :
1° L'esprit
de charité
Qui
n'existe
dans
sa
plénitude
que
là où est
la
sainte
l Eucharistie
païens. — Aussi l'homme était exploité par l'homme.
Elle n'est pas, ou elle est méconnue chez la plupart des peuples modernes. — Aussi on connaît les ravages du paupérisme , les troubles incessants d'une société mal équilibrée.
lElle est connue, appréciée, aimée, reçue chez lescatholiques. — Chez eux seulement est l'esprit de sacrifice dont nousallons parler.
LA TRES SAINTE EUCHARISTIE
Les vertus
nécessaires
l'ordre social
sont ;
Uesprit
de sacrifice
suite
et complément
de
l'esprit
de charité.
Le sacrifice de la] fortune afin de ne pas laisser le pauvre dans la misère et l'exposer à la révolte.
— L'Eucharistie pousse à l'aumône ;
Le sacrifice de la passion qui résume toutes les autres :
l'amour de soi qui enfante la haine. — L'Eucharistie la détruit ;
Par l'exemple de Jésus- Christ qui se donne luimême avec tout ce qu'il est et tout ce qu'il a.
[Par l'égalité qu'elle étahlit à la sainte Table entre tous ceux qui y participent.
[Par l'intelligence pratique des paroles de Jésus- Christ : Donner... faites largement faumône...
Vende:; ce que vous avez et donnes-le aux pauvres.
En nous obligeant au pardon avant de nous approcher des saints mystères et en re~ poussant impitoyablement de la Table sainte ceux qui ne pardonnent pas.
En nous obligeant tous à assister à la sainte messe où se renouvelle, pour chacun, le pardon si généreusement accordé par Dieu.
Le sacrifice de la vie généreusement fait pour la glore de Dieu et le salut du prochain. — L'Eucharistie, principe de vie immortelle, fait regarder comme un gain la mort pour Jésus-Christ. Seule, l'Eucharistie peut faire des martyrs dans les hôpitaux et sur les échafauds.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
ElTcts dans Vordrc moral
et dans l'orc/î'c social
Conclusion.
Sous
l'influence
do la
1 sainte Eucharistie
chaque âme
qui s'approche
avec foi
et amour
voit
se développer
et
se fortifier
les
germes
des vertus
et
des talents
que
[Dieu avaient jetés
en elle ;
comme sous
l'influence
du soleil,
chaque plante,
selon
sa nature,
se
développe,
s'épanouit
et tlourit. Ainsi
La pureté à la vierge.
La lumière au docteur.
La chasteté au jeune homme.
La modestie à la. jeune fille.
La fidélité aux époux.
L'intégrité au magistrat.
La La bravoure au militaire.
sainte /La justice au négociant.
Eucharistie \Le courage, la résignation et inspire j l'espérance d'une autre vie au jtauvre, à la veuve, à Vorphelin, au vieillard, au malade, à l'agonisant.
Le dévouement ignoré, constant et héroïque au p?-t'<;?'c et au religieux.
Dans des âmes de paysans et dans des intelligences d'ouvriers, elle fait jaillir des jets de lumières et des La splendeurs qui éblouis-
sainte I sent.
Euchari.stie IDans des âmes tyrannisées crée, I par l'égoïsme et la sensuadans lité, elle fait voir des tni-
que]i[ues / racles de patience, de puâmes, \ reté, de dévouement, de des 1 sainteté, inexplicables par
sentiments j les moyens humains.
qui IDans des âmes oppressées par semblaient I le malheur, elle fait sentir leur être I des tressailUmitnts de joie, inconnus [ et fait rayonner de ces ravissements et de ces i)on- 1 heursqui rap['cllent Icsjoics du l'aradis.
LA TriK> SAINTE EUCHAUISTIE.
■2 il
Vîî
CONSTITUTION DE l'euCHARISTIE
Nous dirons:
Matière
de
lEucharistie
La matière de l'Eucharistie.
La forme de l'Eucharistie.
L'Union de la matière et de la forme dans l'Eucharistie.
Le ministre de l'Eucharistie.
Le sujet de l'Eucharistie.
natière «le l'Cucharistle
La matière du sa- Le pain fait avec la farine crement de l'Eu-j de froment et de l'eau charistie, celle! naturelle, cuit au feu. que J.-C. em-lLe vin exprimé des raiploya dans Tins- 1 sins.
litution de ce j — Ces deux éléments ne sacrement et! forment qu'un sacrement qu'il ordonna àN concourant tous deux à sesapôtresd'em- 1 une seule fin : la rcfecployer en leur J tien de L'âme, comme le disant : Faitesî boire et le manger ne ceci en mc-\ font qu'un seul repas moire de moi\ ayant un même but, la f st \ réfection du corps.
iLa matière impropre du sacrement de l'Eucharistie est le pain ùV'pecmtre, d'orge, de millet, de seigle ; ce dernier est regardé comme matière /jro/)rc par S. Thomas ; d'autres le regardent comme matière douteuse ; il n'est pas permis de s'en servir. — Le pain fait avec du beurre, de Vhuile, de l'eau de fleurs d'orangers, la pâte qui n'est que desséchée au soleil sans être cuite, ne sont pas proprement du pain.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Oi
constitution '
de l'Eucharistie 1 Z
Matière de l'Eucharistie I h'
Pur sans autre matière que le froment et l'eau naturelle comme nous venons de le dire.
En bon état. — S'il est moisi ou légèrement altéré conservant encore sa qualité de pain, il peut être consacré validement mais c'est une faute grave de s'en servir.
Aëse:: frais. — La Sacrée Congrégation des Rites dit que le pain tait depuis trois mois ne peut être consacré licitement (16 décembre 1826j. Plusieurs décrets ordonnent de renouveler les saintes espèces au moins tous les quin:^e jours.
Sans levain fazyme). — C'est exigé seulement 'pour l'Eglise Latine et sous peine de péché grave ; l'Eglise Grecque se sert de pain fermenté. (Concile de Florence 1439). Les Grecs en pays latin et les Latins en pays grecs doivent se servir du pain en usage dans leur Eglise respective (Ben. xiv). Aux premiers temps de l'Eglise on se servait de pain ordinaire. 11 est presque certain que Jésus-Christ consacra du pain azyme.
De forme ronde chez les Latins ; de forme carrée ou triangulaire chez les Grecs qui y impriment ces mots : Jésus-Christ est vainqueur. Les Latins y gravent un ci'ucifix, un agneau ou une résurrection. — Cette forme n'est pas absolument nécessaire mais on doit rigoureusement l'employer.
— L'usage veut aussi que le pain eucharistique soit cuit entre deux lames ie fer.
— Le pain destiné à la communion du prêtre célébrant doit être plus grand que celui destiné aux ûdèlcs. On ne pourrait célébrer avec un petit pain que dans une grave nécessité.
— Le pain confectionné spécialement est appelé Hosti cet quelquefois pain à chanter.
Pur, sans aucun mélange et en bon état. — Tout vin qu'elles qu'en soient la couleur et la qualité est matière suffisante ; mais toute liqueur qui n'est pas proprement du vin ou du jus exprimé de raisin ne peut servir. — On ne peut donc consacrer validement ni le vin aromatisé ou mêlé d'autre liqueur en quantité notable, ni le verjus, ni la grappe dans son état de raisin, ni du pain imbibé de vin, ni de Veau de vie, ni du vin substantiellement altéré comme du vinaigre. — Le moût, le vin qui commence à s'aigrir, celui avec lequel on aurait mêlé en petite quantité, d'autre liqueur ou d'autre matière comme du sucre, serait matière valide mais gravement illicite. Le vin gelé est matière valide mais illicite, il faut le faire dégeler. — Le vin fait avec des raisins secs est matière licite pourvu que ce soit du vrai vin. (S. G. 1706.)
Mélangé avec , Ce mélange, dit le Concile de
un peu I Trente, rappelle l'eau qui sortit
d'eau mise du côté de Jésus sur la croix et
dans 1 qui était mêlée avec son sang,
le I — et en même temps l'union des
calice,— 1 fidèles avec Jésus-Christ qui en
de I est le chef. (Ses. xxii, 7.j
manière ICe mélange est de précepte. Le
à ne I Concile de Trente dit anathème
pas mettre 1 à celui qui avance qu'il est
plus de / contraire à l'institution de
la \ Notre-Seigneur Jésus-Christ.
cinquième j (C. ix.)