O CD
faux \
frères, j
Ce 1
1 sont \
Péril
La cité
Périls dans solitude
OLl
riiomme
se retrouve
toujours.
Ces dangers sont, par m.oyen de la communion :
Ces dangers ne peuvent 'jtre éloignes, affaiblis ou surinantes que par la sainte communion .
Les amis hypocrites qui sous un semblant d'aflection nous entraînent loin du devoir.
Les livres scientifiques qui, sous prétexte de science, nous apprennent à mépriser la loi de Lieu.
Les liv7'es amusants qui, sousprétexte de récréation, éveillent en nous des sentiments mauvais.
i Le scandale permanent qui pénètre dans rùmo par tous les sens.
Dangers dans la santé et
dans la maladie.
Dangers dans l'abondance
et. dans la pauvreté.
Dangers dans les honneurs et dans les mépris.
Dangers dans la science
et dans l'ignorance.
Dangers s'il a une famille
et s'il vit tout seul.
Dangers s'il a une profession et s'il est libre, e l Ou éloignes.
sainte Ou affaiblis.
\ 0\x surmontés.
Elle seulo,^ quand vient l'âge des [passions , alors que ie cœur et l'esprit sont d'une si excessive i m pression nabili lé, peut apaiser, diriger et former; elle seule peut changer le besoin des jouissances sensuelles en jouissances célestes et garder pin-e et digne une àme d'enfant.
Klle seule donne et conserve la chasteté. Le démon n'habite [ pas où habite Jésus-Christ.
LA TRES SAINTE EUCHARISTIE
Résumé
effets
de
la sainte
communion
C'est à Saint François de* Sales que nous l'empruntons
La sainte communion unit l'âme avec Notre- Seigneur Jésus-Christ et incorpore l'homme avec lui.
Elle accroit et conserve la grâce en Tâme, — donne arjondance de vertus, — force contre les tentations, — victoire contre les ennemis visibles et invisibles, — voire même prospérité corporelle et perfection de vie à celui qui fréquemment et dignement s'y présente.
Elle restaure et éclaire Tentendèment, — récrée et réjouit le cœur et en chasse les ténèbres.
Elle rend l'âme humble, pieuse, dévote, patiente, et enflamme la volonté de l'amour divin.
'Elle augmente les habitudes vertueuses, — émousse les aiguillons de la chair, — apaise les ardeurs de la concupiscence.
|Elle relève l'espérance par la certitude de la foi, — et augmente la dévotion.
Elle remet et efface les péchés véniels, — préserve des mortels, — fait persévérer les saints désirs, bons propos, résolutions, — fait surmonter généreusement toutes les difiicultés.
•]lle nous rend participants de tous les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ et nous donne des arrhes assurées de la gloire du Paradis.
Elle nous rend prompts à bien faire, — miséricordieux et libéraux envers les indigents, — épouvantables aux démons infernaux.
Elle diminue toujours la peine due à nos péchés.
31 il
MOYENS d'obtenir LA GUACE.
Conservation des effets de la sainte communion.
Ils se conservent surtout par
l'action de grâces
Recueillie et silencieuse , laissant Jésus-Christ agir en nous.
Unie à l'action do grâces de Immédiate I Marie quand elle avait Jésus après 1 en elle avant la naissance la J du Sauveur et quand elle
communion \ communiait après l'Ascenet 1 sion ; — et à Tadoration de
qui doit être! notre Ange gardien.
Affectueuse, — confiante, généreuse, — donnant tout puisque Jésus nous donne tout.
Continuée
pendant la
journée
Par le souvenir rapide de la communion du matin à des moments bien précisés — pendant la récitation de VAngelus, par exemple.
Par une visite au S. Sacrement^ si c'est possible.
Par respect pour la présence de Jésus-Christ qui est en nous tout le temps que les saintes espèces ne sont pas dissoutes, comme il est dans le ciboire.
Par reconnaissance pour ^'cct■ssaire / ce don de la sainte Eucharistie si grand, si utile, si généreusement accorde.
Par intérêt personnel. La
reconnaissance attire de
nouveaux bienfaits. — L'a-
. mour témoigné attire un
' accroissement d'amour.
LA TUDS SAINTE EUCHARISTIE
Ki'Eiicliiii'ifi-
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couiniiiiiiou
La mauvaise communion
%'• I>a iitauvai.<i)e coiitHtiiiilou
La mauvaise coinniuninn appelée aussi communion iiulifii'' parce qu'elle renferme quelque ciiosc de révoltant — cl sacrilrge (larcc qu'elle attaque direclenient le corps de JcaUs- Clirint qu'elle profane — est celle qui se fait sciemment et volonid, rein eut en état de pcché mnriel.
i" L'erinrmité du crime
Les efTets de la bonne communion 1 d'une mauvaise conunitéiant des bienfaits, les effets l nion. de la mauvaise conimuninn ne l'i" Les péchés qui sont nrdipeuvent être (pie des chûti- ] nairement causes d'une ment s ; et ces cliàtimenis sont / mauvaise communion. |)roportionnés à la grandeur j3° Les cliûtiments d'une du crime commis par celte i mauvaise communi)». communion. — Nous dirons j A' Les moyens de se purifîer donc : 1 et de se préserver d'une
' mauvaise commun on.
i" Enormitè du crime de la mauvaise communion
Le crime des .Itiif» fl.igrllant Jésus C ri.st, l'abi-euvanl d outrag.s, le crucifiant, a eu pour résultat l'expiation des Pour Dieu / péchés des liommfs et
!j le salut du monde.
iLe crime du sacrilège ne / sauve aucune àme, — [ n'ex[)ie aucun péché, — n'obtient aucune grâce.
. Les anti'cs crimes ont pour le J pécheur un certain attrait 1 et lui donnent une certaine I jouissance. L'avarice, la I vengeance, la sensualilé 1 contentent un moment.
Pour [La communion indigne ne le y satisfait aucune passion — coupa- \ ne donne aucune jouissanble ce — ne procure aucun
profit. Toute la jouissance, tout le profit, si on peut parler ainsi, est pour le démon dont le sacrilège n'est qu'un instrument qui se livre volontairement
MOYENS D OBTENIR L.\ GRACE
IUne passion fougueuse peut entraîner, aveugler au moins.
La présence d'un objet aimé peut séduire.
Un mouvement subit et imprévu peut rendre coupable.
Nulle passion ne pousse à le commettre. Nul charme ne séduit.
Nul On n"est par forcé, puisqu'or 5 \ prétexte l peut retarder.
ne I On nest pas forcé, puisqu'on peut être | peut ^e 'préparer et se allégué ' purifier.
g.| On a tout le temps de réfléchir ; toute ~ liberté pour refuser; — toute facilité pour ne p.is le commettre en se repentant et se confessant.
Enormité
du
crime
de la
mauvaise
communion
ET
Cette
enormité i se tire
CD 1
1° de la nature
de la
communion indigne
qui est le crime
Ce n'est pas une église, un autel,
/ Une j un calice, un prêtre; — c'est
profana-\ la personne môme de Jés<xs-
tion I Christ, et dans un état oii il
de I ne peut et ne veut se défendre.
ce qu'il , Ce n'est pas un simple mépris,
y a 1 une injure, un blasphème; —
de 1 c'est l'acte le plus révoltant,
plus I le plus bas; c'est l'acte de
saint I celuiqui jetterait son père dans
\ un cachot infect.
Une
ingratitude.
Ce crime
est commis
contre Jésus-Christ
Qui est là sur l'autel pour nous défendre contre la justice de son Père et qui prie pour nous au moment ou nous venons le profaner.
|Qui n'est venu là qu'après des souffrances et des humiliations sans nombre.
T,.\ TKKS SAINTE EUCHARISTIE.
Le
plus
audacieux
s'altaq Liant
ci 1
la majesté
divine
et
troublant
autant
qu'il
le peut,
la paix qui
règne
dans le ciel.
et
Il offense
tout
ce qu'il y a
de
grand.
de saint,
de sacré:
?| La
1 cominu-
zrt -
-"•1 mon
Ë-l indigne
CD
^ commet
contre
3 / Jésus- S \ Christ
-^ attentat
que ne
i commet
^ pas le
^ Démon
Dieu le Père qui voit son Fils bien-aimé, la splendeur de sa gloire, l'objet de toutes ses complaisances, plongé dans la fange d'une conscience impure.
Dieu le Fils qui voit son humanité plus indignement, plus outrageusement traitée qu'elle ne le fut dans sa passion.
Dieu le Saint-Esprit qui voit traiter avec ignominie ce corps adorable qu'il a formé avec tant d'amour.
La très sainte Vierge qui voit son Fils méprisé, souillé, foulé aux pieds, sans pouvoir le défendre et sans que ces nouvelles humiliations soient utiles aux âmes.
Les Anges et les Saints qui voient ce Roi de gloire qu'ils n'adorent qu'en tremblant, audacieusement outragé par une vile créature.
VEglise qui voit le plus riche de ses trésors horriblement profané.
La création tout entière qui voit son créateur outragé et qui, si elle pouvait, se révolterait contre le sacrilège.
Le démon outrage les perfections de Dieu
— le sacrilège outrage les dons de Dieu et souille même le corps que Dieu a daigné prendre.
Le démon offense Dieu qui le punit ; — le sacrilège offense Dieu qui l'aime et au moment où ce Dieu lui témoigne son amour.
Le démon blasphème et outrage Dieu parce que sa nature est de haïr et il ne peut pour ainsi dire s'empêcher de le faire ;
— le sacrilège outrage Dieu volontairement, sciemment, avec réflexion ; il vient exprès à l'église pour accomplir son crime.
Le démon n'a pas, par lui-même, le pouvoir d'attenter direclement sur le corps de Jésus-Christ : — le sacrilège a ce triste pouvoir et il en use.
MOYENS P OnTEXra LA CRACE.
La communion indigne renou- 1 Le crime d'//é?'orfc. / velle sur la personne sacrée Lecrimede Juc/a.?.
de Jésus-Christ.
Le crime des /<<«■/>.
Enormité crime i mauvaise communion.
p s I Cette < 5 enormité B.~. / se tire -fi^ s \ 2°
De l'injure que la communion indigne fait à J.-C.
Hérode veut détruire le Sauveur Jésus qui vient de naître parce que Jésus est un obstacle à son ambition et à son amour des plaisirs ; et il cache son dessein sous le masque de l'hypocrisie : J'irai, dit-il, je l'adorcrcd Le sacrilège voudrait détruire le Sauveur Jésus parce que Jésus est un obstacle à ses passions, à sa sensualité surtout, et il cache son dessein sous le voile Je la piété ; il se prosterne comme pour adorer, et il m.ot Jésus dans son ame souillée qui serait le tombeau de Jésus s"il pouvait mourir,
I Un traité proposé, discuté, conclu avec I la j)ci$sio'n. Le sacrilège veut, il ne veut pas ; il Onit par vouloir, \\ vend 2° I son maître à sa passion.
Le 1 Un baiser donné avec des marques crime I extérieures d'aflection. Le sacrilège de I s'approche de la sainte Table; il rc- Judas I çoitJésuscomme ceuxquil'aiment. c'est-à-dire iJt'.^ws/ù-rê aux soldatspar Judas; à/a la j)Ci'fidie i passion,a.u démon par le sacrilège, et I Jt'.?M5 enfermé, moqué, flagellé, cru-
la malice j c^/îc par ceux à qui Judas l'a livré. — y — Jésus enfermé dans une âme où
Dans \ règne le péché, où il ne voit que le la I péché ; il en est comme investi,
communion i saisi, pénétré. Si Jésus p uvaits'afsacrilège j fliger, le péché seul l'allligerail; s'il comme I pouvait cesser d'être, le ])éché seul dans I l'anéantirait. — C'est pour détruire les actes I le péché que Jésus est venu sur la de I terre et qu'il est mort, et le voilà Judas I au milieu du péché qui le domine il va I en quelque sorte et règne sur lui. — I Le corps de Jésu> dans la boue n'est 1 pas profané comme dans une âme \ coupable.
LA TRES SAINTE EUCHARISTIE
Les Juifs ont crucifié Jésus-Ciirist ; le sacrilège, dit S. Paul, crucifie de nmiveau en luimême le Fils de Dieu. (Heb. vi. 6.) non pa7^ le fait, Jésus-Ciirist est dans un état de gloire et d'impassibilité, mais par le désir, au moins indirectement.
Les Juifs
ont ôté la vie
à Jésus-Christ ;
— le sacrilège
lui ôte
Sa puissance de faire du bien.
Son existence sacramentelle, fanv. qu'elle produise aucun des effets qu'elle doit produire.
pas Jésus, e sacrilège
Les Juifs / Ils ne connaissaient sont, en un \ comme Dieu ; — sens, moins/ le connaît, coupables ills n'avaient pas reçu les grâces que le I abondantes dos sacrements ; sacrilège ^ — le sacrilège les a reçues.
Elle résume en elle
tous es péchés
qui attaquent gravement
les
perfections
divines
Le blasphème blesse la grandeur de Dieu, le men';onge sa vérité, — la défiance sa bonté, — l'impénitence sa miséricorde , l'incontinence sa pureté ; mais la communion sacrilège insulte sa grandeur, — outrage sa bonté, — méprise sa sainteté — souille sa pureté — porte un défi à sa justice.
Caïn s'est rendu coupable de meurtre.
— David d'adultère, — le démon d'orgueil. — Nabuchodonosor de blasphème; le sacrilège réunit tous ces crimes : blasphème, meurtre, souillure, orgueil.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Enormité du crime do. la mauvaise communion.
Cette enormité est tirée.
3° De trois paroles énergiques de S. Paul
Première parole Eh ! quoi je prendrais les membres du Christ pour en faire les m e yn b r e s d'une prostituée (1 Cor, VI, 15).
Jésus-Christ, par la sainte communion, ne fait plus qu'une môme chose avec nous; or par le péché l'âme a été souillée, la chair est devenue une chair de 'péché et c'est avec cette âme et cette chair que le sacrilège unit l'âme sainte et la chair virginale et immaculée de Jésus- Christ. Ne peut-il pas dire qu'il traite comme une immondice le sang de l'alliance (Héb. x, 29).
Deuxième parole :
Il sera digne\ du supplice celui qui aura^ foulé aux pieds le Fils de Dieu (Héb. X, 20). ■
L'Apôtre ne recule pas devant cette épouvantable expression qui, nous montre Jésus- Christ sou,s les pieds du démon. — Jésus-Christ devenu le jouet du sacrilège.
C'est comme au temps de la Passion, les moqueries et les génuflexions hypocrites.
Troisième pa-] rôle : Ils crucifient de nouveau en eux- mêmes le Fils de Dieu (Iléb.
VI, Gj.
Il ne s'agit pas, dans ce texte effrayant, de savoir si Jésus-Christ ■meurt ou ne meurt pas, mais de l'acte qui de sa nature et par la malice de celui qui le fait est capable de donner la mort ; or le sacrilège livre Jésus- Christ au démon ennemi de Jésus-Christ ; — il introduit Jésus-Christ dans une atmosphère qui n'est pas celle de sa nature et qui par eUe-même lui ôterait la vie.