‹ Sommaire de la doctrine catholique en tableaux synoptiquesChapitre 99 sur 152 · I.A TUHS SAINTE EUCHAUISTIE · texte numérisé non relu

I.A TUHS SAINTE EUCHAUISTIE

2° Péchés qui sont ordinairement la cause d'une mauvaise communion

qui ordinairement sont la cause de la mauvaise conimiinioii Ce sont ceux (ju'on n'ose pas avouer en confession ou dont on

ne veut ])aséloifjner, la came \

L'impureté qui souille l'âme, ne veut pas renoncer à des relations coupables ni anèter les désordres de la vie.

La haine qui, malf^ré le précepte formel de l'Evangile, ne veut ni se réconcilier, ni pardonner.

Le vol commis sous une foule de formes, et qui relient volontairement le hien qu'il sait appartenir au prochain.

Uiijnorance coupable qui ne veut ])as s'instruire par nonchalance, par mépris, par amour de l'indépeiKhince.

La fjourrnandise qui se laisse entraîner aux excès du boire et du manger et qui "Selon l'énergique expression de saint Paul, pousse riionime à faire un Dieu de son ventre (l'h. m, 19).

La calomnie qui par méchanceté, par jalousie par vengeance détruit les réputations et trouble la paix dos familles.

On n'ose pas avouer ces pécliés en confession.

Faiblesse ^On ne veut pas éloigner les cau-

Motifs qui portent

comnmnier

sacrilègement

ses de ces péchés, sous prétexte qu'on ne pieut pas.

On n'essaie ynômepas de se débarrasser de ces péchés et de prier.

IOn n'ose pas lais.ser passer une solennité sans communier.

On se singulariserait en ne faisant pas la communion comme les autres, I On ne peut pas ne pas se joindre à des parents, d(,'s amis, des associés qui communient.

Haine de Dieu, excitée, entretenue, encoura gée dans \os sociales secrètes dont v.n Aes but est la profanation du corps sacré de J. -G,

de la volonté

Lâcheté

du

respect

humain

MOYENS n OnTENin LA GUACE.

3° Chdiiments de la tnauvaise communion.

Une mauvaise comninnion, — un sacrilège, — n'est pas ua / sacrilèfje ordinaire : il s'attaque direeueaient au corps de , Jésus Christ qu il outrage aiit;int (ju'il peut le faire ; auasi le châtiment qui lui est léservé a quelque chose d'extraordinaire. — Le sacrilèg', dit S. Paul, boit et mange sa condamnation. 11 est donc condamné, c'e.>t-à-dire voie à un châtiment ; celte condamnation est au-dedans de lui, incorporée à lui ; il ne lui éch:ipi)era pas. Et elle renferme, dans son vague énoncé : i° des châtiments corporels. — 2° des châtiments spintuets.

Sous la loi Nadab et Abiu portent au taber.i cle un

ancienne I feu ftranger; ils sont dévorés ; ar les

le I flammes,

châtiment JOsa porta indiscrètement sa main sur

du \ l'arche ; il meurt subitement,

sacrilège I Les Bethsamites jettent sur l'arch'! des

était I regards irrespectueux ; cinquante mille

la mort \ eu sont la victime.

Les maladies, les morts prématurées : C'est

parce que vou- communiez indignement,

Sous la loil dit S. Paul aux Corinthiens, qu'un si

n luvelle, 1 grand nombre parmi vous est frappé ds

les j mort ou de maladies, (i Cor. xi, 30.)

mêmes { Les calamités publiques : S. Cyprien, S. Chry-

chàti- I sostôme. S. Grégoire de Tours attribuent

\ ments : | aux mauvaises communions l^^s maux qui

affligeaient leur siècle. — La même cause

peut produire encore les mêmes effets.

Dieu se retire de l'âme, — et dès ; ce moment la lumière de la foi cesse de se montrer. — La force qui retenait dans le bien cesse d'exister, et l'âme desc.Mul daic des abîmes sans fond : elle commet les fautes Icj plus graves.

Le dcmon entre dans l'âme, — et dès ce moment, il y règne en maître, il commande ; rame devient son esclave

K.*Euelia-

ristic

comme

aliment

ou la

comni union

La mauvaise communion

Châtiment»

L'abandon

de

Dieu

spirii'H 7,v.

Ils

sont

la

et possession de

plus terribles

l'àme par le démon

LA TRES SAINTE EUCHARISTIE

O .il

oi"

3 si

ctmniettre, ?ans remords, les plus graves et multiplier les

Qui lui fait fautes les sacrilèges.

Qui lui ôte toute pensée de repentir et d'ex- L'endurcis- \ piation.

sèment j Qui A l'onction de la parole sainte,

du \ le ri'ud 1 A la vue d'une cérémonie

cœur 1 insensible \ pieuse.

I à /A l'exemple des personnes

I tous i pieuses.

I les moyens i A la mort qui frappe autour de salut \ de lui.

ri-

ez.

cft B'

La malédiction divine. — C'est au sacrilège comme | à Judas que sont dites ces parolfs terribles : Malheur à Vliom- , me qui a trahi le Fils de Dieu — (Math. XXVI, 1 24).

Cette malédiction!

est

Le désespoir

qui

conduit

l'impénitence

finale

et à la

damnation.

Comme Judas,

le sacrilège

Formelle : rien de plus positif et de plus clair que cette parole sortie de la bouche de Jésus-Christ.

Personnelle: , De Jérusalem qui tue Elle \ les prophètes, distingue JDes villes plus coupa- Judasdetous ] blés que Sodome.

les autres /Des Pharisiens hypocriminels ( crites.

Effrayante par les malheurs qui doivent le suivre : // aurait mieux valu pour le sacrilège, de n'être pas au, monde (M. xxiv, 26).

A avouer son crime, peut-être à en reconnaître i'énormilé , mais sans repentir.

du prê-

arcl

, Kst

I intérieurement déchiré par le remords /A fuir le re qui le porte ( tre.

Est poussé à fuir, à se cacher, à s»; donner la mort. — Le sang de Jésus-Christ qui crie miséricorde crie aussi jicstice, et devant le prêtre qui l'exhorte, souvent le sacrilège reste muet.

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

4' Moyens de se 'purifier et de se préserver d'une mauvaise communion

Moyens

de se

purifier

et de se

préserver

d'une

mauvaise

moyen

est

indiqué

par S. Paul

quand

il dit

qu'avant

de

manger

le pain,

et de

boire le vin

consacrés

il est nécessaire

que

l'homme

s'éprouve 1

(ICor.xr,28.)'

faut donc

faire

Une épreuve

de recherche

et de discernement

dans l'examen de sa conscionce.

Recherche

' Elles nous cachent les vices qui sont en nous, ou les diminuent ou les excusent ; et nous font voir des vertus qui n'y sont pas.

1 Elles nous rendent scrupuleux sur des fautes légère^ ; indifférents sur des fautes énormes.

[Elles nous montrent comme simple conseil ce qui est précepte réel ; comme surérogation ce qui est commandé.

A qui il faut s'adresser par une l humble prière.

iDont il faut étudier les com- \ mandements. Ce qui leur / est conforme est bien ; ce qui ' leur est opposé est inal.

Dans les termes les plus sim- L'ne épreuve del pies, les plus clairs, les plus sincérité da.ns\ précis.

'Sans détour pcfur les dissimuler,— sans voile pour les obscurcir, — sans prétexte pour les justifier.

Taccusation de ses fautes. Les accuser

Une épreuve

de

repentir

dans la contrition,

fondée

surtout :

Sur la majesté de Dieu outragée.

JSur la bonté de Dieu méconnue.

'Sur la patience de Dieu méprisée.

LA TRES SAINTE EUCHARISTIE

es 2

Moyens

de se

préserver

et de se

purifier

d'une

mauvaise

communion.

Il faut faire

Une

épreuve

de

générosité

et de

2Jersévé-

rancG

dans les

résolutions

qui

doivent

être

Pour quitter le péché et les occasions du péché.

1' En se soumettant <à

toutes les satisfactions ou pénitences imposées par le prêtre, le péché 1 Eu acceptant dans ce but les peines envoyées par Dieu.

Fermes

et

soliaes,

opposant

Une fermeté inébranlcble à la violence des penchants.

Un frein de charité et de discrétion à la légèreté de la langue.

Une retenue continuelle à l'entrainement des . sens.

Une épreuve

confiance

et

d'humilité

qui

consiste

A aller à Dieu comme l'enfant prodigue, le cœur ému et le désir sincère d'être pardonné.

— Si Judas était allé se jeter aux pieds de Jésus, Jésus l'aurait pardonné : la miséricorde divine est plus grande que notre malice.

< A aller à Dieu, par la très sainte Vierge, le refuge assuré et toujours ouvert pour les pécheurs les plus désespérés. — Si Judas, n'osant aller à Jésus, avait demandé à Mario d'intercéder pour lui. Elle l'aurait fait et Judas serait sauvé.

32S MOYENS D OliTK.MR LA GRACE.

Conciliation générale

La trcs sainte Eucharistie et la vie de l'Eglise

La sainte Eucharistie est pour i'Eglise ce qu'est l'âme pour ie corps humain. — Elle la soutient, elle l'anime, elle la préserve ie la iorruption, elle lui donne sa force d'action, elle fait d'elle une société à part parmi toutes les sociétés. La sainte Eucharistie est ians l'Eglise ce qu'est l'air dans la création -out entière. — L'air est répandu partout, il colore tout, il est le lien de communication des èires enir'cux qui à chaque instant le reçoivent dans leur poitrine et vivent de lui. — La sainte Eucharistie est partout ; son inlhuînce se fait sentir partout; sa croyance résume touies les croyances révélées; la pratique des devoirs qu'elle réclame n^nd, seule, léger et doux, le joug de la morale et de la discipline chrétienne , son culte ssi à lui seul tout le culte catholique: hiérarchie ecclésiastique, monastères, temples, chapelles, autels. L'Eglise tout entière en un mot, depuis le Pape jus- (]u'au simple tidèle, tout repose sur le dogme du sacrilice eucharistique.

La sainte Eucharistie est dans l'Eglise ce qu'est l'amour maternel dans le cœur d'une mère. Cet amour ne peut rester caché, il a besoin de se montrer, de se donner, de se répandre en bienfaits. — La sainte Eucharistie est l'amour de Dieu an action et elle fait sentir cet amour quelquefois avec tant d'énergie et de suavité en même temps, que si les moments pendant lesquels l'âme est ainsi pénétrée étaient continuels nous ne serions plus sur la terre, nous serions dans le ciel. — La mère est tout pour l'enfant ; la sainte Eucharistie

' est tovt pour l'âme , elle va à l'Eucharistie comme l'enfant va à sa mère. De Jésus-Eucharistie, comme du cœur do la

1 mère, sortent ces paroles : Vene:; à moi vous tous qui souf-

1 frez et qui êtes chargés de peines et je vous soulagerai;

\ mais ce que la mère ne peut pas, Jésus le peut toujours.

LA TllKS SAINTE EUCHARISTIE.

si

La sainte

Eucharistie

remplit

sa

mission

vivitiante

dans

l'Eglise de

sept manières

différentes

(Par la sainte ^nesse. — Là, elle est l'holocauste perpétuel qui, au nom des créatures, reconnaît la grandeur et I4 puissance, la souveraine indépendance de Dieu, — la victime quj expie les fautes du monde et apaise la justice divine, — l'action de grâce qui réjouit le cœur de Dieu, — la prière continuelle qui attire sur nous de nouvelles faveurs.

Par la sainte communion. — Là, elle est la nourriture de l'âme : elle la restaure et la fortifie; — elle est le remède, qui rétablit la santé et détruit la maladie, — elle est le festin qui réjouit, — la table qui réunit la famille.

Par la présence continuelle dans le Tabernacle. — Là, elle est le Père qui attend, l'ami qui console, le maître qui dirige. — Là, Jésus est I accessible à tous et à toute heure, il accueille I toutes les âmes, il les écoute toutes, il n'en renj voie aucune sans espérance.

\ Par la bénédiction du saint Sacrement. — Là, I le soir venu, el!e se montre aux regards pour I encourager après les luttes de la journée, — elle I apporte la paix pour le repos de la nuit, — elle bénit pour préparer aux luttes du lendemain.

Par Vexposition du saint Sacrement. — Là, elle se montre dans sa splendeur pendant une journée entière, — elle reçoit les adorations des âmes fidèles, la réparation publique des outrages qu'on lui a faits, — elle verse des grâces plus abondantes.

Par les processions solennelles. — C'est le triomphe de l'Eucharistie ; là, .lésus-Christ entouré de toute la pompe que l'amour de l'homme peut rassembler parcourt les rues, comme un roi parcourt son domaine. Il est acclamé, et il répondu ces hommages par une abondance de lumières.

Par le viatique. — Là, l'Eucharistie est le lien qui rattache la vie à la mort, le temps à l'éternité, les souffrances passagères aux joies inmiortelles.

la

sainte

EacbarisUe

dans

la vie

de l'Eglise

La sainte

Eucharistie

explique

seule

la vie dans

l'Eglise

Supprimez 1 Eucharistie

Jésus-Christ n'étant plus arec nous, son nom éveillera sans doute un souvenir de grandeur et de bouté ; ce sera toujours le nom d'un Houiuie-Dieu, mais il ne fera pas tressaillir, il ne fera pas palpiter d'affection, U n'entraînera pas au dévouement, il ne soutiendra pas surtout l'enthousiasme qui aura pu se produire. — Sans Eucharistie, le missionnaire n'aura pas la force dequitter son pays, sa famille, sa mère en larmes ; la sœur de charité ne restera pas enfermée avec la douleur, les plaies répugnantes et la mort. 11 leur fiiut à l'un et à l'autre un dédommagement en quelque sorte matériel; il leur faut, dans le désert et daus le cloître, Jésus vivant, Jésus aimant, Jésus remplaçant tout ce qu'ils ont laissé. — Sans Eucharistie, l'âme n'a plus de consolateur, plus de lumière, plus d'amour; elle est orpheline.

Jésus-Christ n'étant plus avec nous, les préceptes et les conseils èvangéliques ne sont plus que de belles théories. L'âme ne recevant plus la communion n'a plus de force pour les pratiquer avec constance. La chair, n'étant plus retenue, fortifiée, sanctifiée par la chair de Jésus-Christ domine i)eu à peu l'esprit et commande en maîtresse absolue. L'homme se ravale au dessous de l'animal et l'humanité dépérit faute de nourriture.

Jésus-Christ n'étant plus avec nous, tous les siècles qui ont précédé l'immolation de IHomme-Dieu restent inexplicables; la cérémonie du Cénacle n'a plus de sen-, les paroles les plus claires de Jésus-Christ sont menteuses, ses promesses illusoires ; le culte Judaïque est infiniment supérieur au nôtre, nos églises n'ont rien qui les console de n'être pas, comme le temple de Jérusalem, les merveilles du monde et toutes les splendeurs du culte n'est plus de laison d'ê;re.

Jé>us-Christ n'étant plus avec nous, c'est le monde entier comme dans un état d' excommunication, c'est-à-dire séparé de Dieu et ne sachant plus où trouver Dieu. — Loxcomnmnicalion qui est surtout la soustraction de l'Eucharistie est, dit S. .\iigustin, le plus grand supplice infjiigé par l'Eglise ; elle remplace, chez les chrétiens, la ])eine de mort portée par la loi, contre certains crimes et le mallicurcux à qui on a soustrait le pain de vie meurt fiute de nourriture. Durant sa vie, les fidèles ne doivent ni prier, ni manger, ni boire avec lui et. aiirès sa mort, il est privé ae la sépulture ccclésiasti'|uc.

LA TRES SAINTE EUCHARISTIE

«lu / Concile /

de \ Trcute I

Canons du Concile de Trcute

Sw' le très saint sacrement de l'Eucharistie

I. Si quelqu'un nie que, dans le sacrement de la très ' sainte Eucharistie, soientcontenusvraiment, réellement

et substantiellement le corps et le sang, avec l'âme et la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et par conséquent Jésus-Christ tout entier, disant qu'il ne s"y trouve que comme dans un signe, ou dans une figure, ou par sa vertu, qu'il soit anathème !

II. Si quelqu'un dit que, dans le très saint sacrement de l'Eucharistie, la substance du pain et du vin demeure ensemble avec le corps et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, niant cette admirable et singulière conversion de toute substance du pain au corps du Sauveur et de toute la substance du vin en son sang, qui ne laisse du pain et du vin que les seules apparences, changement que l'Eglise catholique a très convenalilement appelé transsubstantiation, qu'il soit anathème!

III. Si quelqu'un nie que, dans le vénérable sacrement de l'Eucharistie, le Christ '/out entier soit contenu sous chaque espèce et sous chacune des paities de chaque espèce, quand ces parties sont séparées, qu'il soit anathème !

I\'. Si quelqu'un dit que, dans l'admirable sacrement de l'Eucharistie, le corps et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ ne sont plus présents, quand la consécration est achevée, bornant leur présence au moment de l'usage ou de la communion, par exclusion du temps qui précède et du temps qui suit ; s'il prétend aussi que, dans les hosties ou particules consacrées qui sont réservées, ouqui restent après la communion, le vraicorps de Jésus-Christ ne demeure pas, qu'il soit anathème 1

V. Si quelqu'un dit, ou que le fruit principal de la très sainte Eucharistie est la rémission dcs^ péchés, ou que l c'est là son seul eflet. qu'il soit anathènie !

MOYENS I) OUTE.NIR LA GRACE

Canons

du Concile

de Trente

yVI. Si quelqu'un dit que, dans le saint sacrement de l'Eucharistie, Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, ne doit point être adoré d"un culte de latrie, même extérieur; qu'il ne doit point être l'objet d'une solennité particulière ; qu'il ne doit point être porté solennellement en procession, selon la louable coutume et le rite observé partout dans la sainte Eglise ; qu'il ne doit point être proposé publiquement à l'adoration du peuple, et que ceux qui l'adorent sont idolâtres, qu'il soit anathème !

^"1I. Si quelqu'un dit qu'il n'est pas permis de conserver en réserve dans le tabernacle la sainte Eucharistie, mais qu'aussitôt après la consécration, il faut nécessairement la distribuer aux assistants, ou qu'il n'est point licite de la porter avec pompe aux malades, qu'il soit anathème !

Mil. Si quelqu'un dit que le Christ, tel qu'il est présenté dans l'Eucharistie, est mangé seulement spirituellement et non aussi sacramentellement et réellement, qu'il soit anathème !

IX. Si quelqu'un nie que tous les fidèles chrétiens de l'un et de l'autre sexe et chacun d'eux, lorsqu'ils sont arrivés à l'âge de discrétion, soient obligés à communier chaque année au moins à Pâques, ainsi que l'ordonne notre sainte mère l'Eglise, qu'il soit anathème!

X. Si quelqu'un dit qu'il n'est pas permis au prêtre qui célèbre de se communier lui-même, qu'il soit anathèmel

XI. Si quelqu'un dit que la foi seule est une suffisante préparation à la réception de l'Eucharistie, qu'il soit anathème!

I.t pour qu'un si grand sacrement ne soit pas reçu d'une manière indigne et par conséquent mortelle et damnabie, le saint Concile ordonne et proclame que ceux à qui leur conscience reproche un péché mortel, quelle que soit la contrition qu'ils croient avoir, doivent nécessairement, quand ilspeuvent recourir à un confesseur, faire précéder la communion de la confession sacramentelle. Que si queuiu'un a la présomption d'enseigner, de prêcher, de soutenir opiniâtrement ou même de défendre dans une discus.^ion pui)lique le sentiment contraire, qu'il soit excommunié par ce seul fait.

LA TRES SAINTE EUCHARISTIE

Sur les deux espèces et la communion des petits enfants

î. Si quelqu'un dit, qu'en vertu d'un précepte de Ûieu ou d'une nécessité pour le salut, tous les chrétiens et chacun d'eux sont obligés à recevoir le très saint sacrement de l'Eucharistie sous les deux espèces, qu'il soit anathème 1

II. Si quelqu'un dit que la sainte Eglise catholique n'a point été déterminée, par des motifs justes et raisonnables, à communier les laïcs et les clercs eux-mêmes , quand ils ne célèbrent pas, sous la seule espèce du pain, ou qu'en cela elle a erré, qu'il soit anathème !

III. Si quelqu'un nie que Jésus-Christ, principe et auteur de toutes les grâces, soit reçu tout entier sous la seule espèce du pain, alléguant qu'il n'est point reçu selon sa propre institution sous l'une et 'l'autre espèce, ainsi que quelques-uns l'affirment faussement, qu'il soit anathème ! ,

IV. Si quelqu'un dit que la communion eucharistique est nécessaire aux enfants, non parvenus encore à l'âge de discrétion, qu'il soit anathème!

Canons du Concile de Trente

Sur le saisit sacrifice de la Messe

canooH /I. Si quelqu'un dit qu'à la Messe on n'offre pas à Dieu «••' I un vrai et propre sacrifice, ou que cette oblation conj siste uniquement en ce que Jésus-Christ nous est

f dnnnp. pn nniirrif iirr». aii'il s;nit anflfVipmp !

Concile

donné en nourriture, qu'il soit anathème

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

III. Si quelqu'un dit que, par ces paroles : « Faites ceci I « en mémoire de moi, » Jésus-Ciirist n'a pas établi les Apôtres prêtres, ou qu'il n'a pas ordonné qu'eux-mêmes et les autres prêtres offrissent son corps et son sang, qu'il soit anathème !

III. Si quelqu'un dit que le sacrifice de la Messe est seulement un sacrifice de louange et d'action de grâces, ou qu'il est une simple et nue commémoraison du sacrifice accompli sur la croix, mais qu'il n"est pas propitiatoire; ou qu'il n'est profitable qu'à celui qui communie ; et qu'il ne doit point être offert pour les vivants et les morts, pour les pécbés, les peines, les satisfactions et les autres nécessités, qu'il soit anathème 1

IV. Si quelqu'un dit que, par le sacrifice de la Messe, on blasphème le très saint sacrifice accompli par Jésus- Christ sur la croix, ou que par l'un il est dérogé à l'autre, qu'il soit anathème !

Si quelqu'un dit que c'est imposture que de célébrer des messes en l'honneur des saints, et pour obtenir auprès de Dieu leur intercession, ainsi que l'Eglise l'entend, qu'il soit anathème!

VI. Si quelqu'un dit que le canon de la Messe contient des erreurs, et doit par conséquent être abrogé, qu'il soit anathème !

VII. Si quelqu'un dit que les cérémonies, ornements et signes extérieurs dont use l'Eglise, dans la célébration de la Messe, sont plutôt des provocations à l'impiété que des secours fournis à la piété, qu'il soit anathème !

VIII. Si quelqu'un dit que les Messes où le prêtre seul communie sacramentel lement sont illicites, et qu'il faut les supprimer, qu'il soit anathème !

IX. Si quelqu'un dit que l'usage de l'Eglise romaine de prononcer à voix basse une partie du canon et les paroles de la consécration, doit être condamné, ou que la Messe ne doit être célébrée nu'en langue vulgaire, ou qu'on ne doit point mêler a'eau au vin destiné à être offert dans le calice, parce que c'est agir contrairement à l'institution de Jésus-Christ, qu'il soit anathème !

LA PÉNITENCE

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