V. — SES PI DILECGFIONS : LES PRHETHES 50 me
de leur purt l'intelligence de ses perfections et de ses mystères, avivée sans cesse de Jumicres plus pures, et la louange de plus en plus enthousiaste de ses beautés et de ses amabilités, au moven de l'étude régulière et de la pratique de l'oruison et du recueillemient ; la soumission empressée à son bon plaisir, la délicatesss à prévenir ses désirs el Ja fidélité soutenue à accomplir ses volontés. [leur demie la tendresse de l'alfection, la compassion et la consolation, — C'est à ses premiers prêtres, uu sortir du sanctuaire de leur ordination, qu'il adressait cette tou chante prière, c'est vers eux qu'il poussuit ce cri d'angoisse : # Venez, tenez vous près de moi, car mon fe est triste Jusqu'à lu mort : Sustinete hic, et cigiale meciuin (A2 Cest d'eux, ses anis consacrés, que, frappé par le courroux de son Père, duns l’ubandon de tout uppui et de tout secours, duns l'affaissement de ses forces :t l'écoulement de on Cour fondu de douleur et nové de tristesse, il implorail la pitié consolatrice d'un regard, d'une attention, d'un peu de sympathie : Misercnini niet, mnisereimint meéi, salle vos amici mei, quit manus Domini leligil nee (2)! Si ses prètres, distraits et dissipés par une vie trop extérieure, restent inattentifs à ses travaux et à ses peines; ‘1 l'appesantissement d’une vie op matérielle ou trop sensuelle les rend incapables de ressentir ses douleurs: si Hième, par suite du surcroit d'occupations légitimes et de it surcharge des œuvres entreprises, ils n’ont plus le loisir ni riëme la liberté intérieure nécessaires pour remplir le Premier de tous leurs ministères, qui est celui de l'anitic personnelle, de la consolation intime, de la charité compit Ussante enfin, pour le plus noble, le plus méritant et le plus touchant des tunis malheureux. ce trés doux Ai en soulre une amère et cruelle déceptiou, qu'il ue peut cacher
(1) Matih., xxvi, 38, (2) Job, xix, 21.
lui si discret pourtant et si patient à souflrir en «ilence : « Sic, non poluistis una hora vigilaïe mecurr {1}:
Et s’il arrive que, par suite de l'omission d: ce premier de leurs devoirs, qui assure la grâce de tous le- autres, les amis privilégiés entrent en tentation et succombent aux coups mortels de l'adversaire qui, veillant toujours pour tuer, a voué aux prètres une haine proportionnée à la prédilection de Jésus pour eux, ah! il le dit, et cet aveu douloureux, sorti de son Cœur au moment de la grande révélation, quand il se plaignait de la « froideur, des irrévérences et des mépris, des ingratitudes et des sacr'lèges dont tant d'hommes usent envers lui dans son Sacrement d'amour », cet aveu de la souffrance la plus cruelle pour son Cœur pèse sur la tribu sacerdotale : « Ce qui m'est le plus sensible, c'est que ce sont Ges cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi! »
Et il ajoutait : « Cela m'est plus douloureux que tout ce que j'ai enduré dans ma Passion (2)! »
(1) Matth., xx vi, 40.
(2) Vie dela Be, T. 1, p. 124, 108. — On lit encore dans la Vie de la confidente des secrets les plus intimes du Cœur adorable :
« Un jour, il me sembla entendre une voix qui me disait : Le Seigneur se lasse d'attendre. Il veut entrer dans ses greniers pour cribler son froment et séparer le bon grain d'avec le chétif. La sainteté de Dieu tenant à s'appesantir sur moi, comme si c'eût été pour m’anéantir, me mit hors de tout mouvement pour me faire entendre derechef sa voix qui fut telle : « Mon peuple choisi me « persécute secrètement, et ils ont irrité ma justice ! Mais je mani- « festerai ces péchés secrets par des châtiments visibles, car je les “ criblerai dans le crible de ma sainteté pour les séparer d'avec mes « bien-aimés. Les ayant séparés, je les environnerai de cette même « sainteté qui se met entre le pécheur et ma miséricorde. Et quand « ma sainteté a une fois environné le pécheur, il est impossible “ qu'il se reconnaisse ; sa conscience demeure sans remords; son entendement sans lumière ; son cœur sans contrition ; et il meurt enfin dans son aveuglement. »
“ Me découvrant ensuite son Cœur amoureux, tout déchiré et transpercé de clozs : « Voilà, me dit-il, les blessures que je reçois
La
ne
lence :
remier res, les nt aux s pour e à la t aveu erande > irrér'lèves rement e pour n’est le nt con-
tout ca
: Vie de
ait : Le rs pour iétif. La eût été ne faire oisi me e manir je les vec mes e même t quand possible ds; son il meurt
chiré et je reçois