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contidente : « S'ils reudaient quelque retour à mon amour, l'estimerais peu ce que j'ai fait pour eux, et voudrais, s'il se pouvait. en souffrir davantage (1). »
Ces manifestations et ces paroles éclaireut d’un jour solennel et grave le mystère où se tient Jésus pour perpétuer ici-bas le souvenir de sa mort. Elles le montrent victime véritablement immolée, encore qu'incapable de souffrance actuelle : immolée par l'acceptation sans cesse renouvelée des douleurs et des ignominies de sa mort ; immolée par les humiliations présentes de l’état sacramentel qui Fexpose à tant d’opprobres. acccptées en silence. Ce sacrilice est sans interruption et sans fin. Jésus, qui en est le prêtre invisible, l'offre à Dieu dans la patience invincible d’un amour qui veut aimer « jusqu’à Ja fin.» Voilà la veille de l'holocauste vivant où la victime adorable reuait sans cesse de ja mort pour continuer de mourir toujours; toujours consumée par les flammes de son ardent amour, toujours ensevelie dans les cendres de l'humiliation snpréme. Elle s’immole sans répit, et Dieu reçoit sans cesse hommage de sa réparation, la satisfaction de ses expiations. La majesté de son Nom adorable se complaît en la suavité de cet holocauste légitime et nécessaire entre tous, ininterrompu la nuit comme le jour, et qni durera Jusqu'au dernier soir du monde : Sacrijiciuin Domino legilimum, juge ulque perpetuuin (?).
Tel est done le mystère eucharistique sous ses deux aspects principaux : au dehors, les apparences de la mort ; au dedans, toutes les réalités de la vie : £'yo dorinio et Cor Meur viqilal.
Que notre foi, dans les ténèbres où il jelte Jes sens et
GUÉDA DA I0S (2) Ezech., xzvr, 14,
nn ns ns. 2 1)
| IF. — MNEDIATION SAGERDOTALE DD) ] 3 mm me k | | lu raison, nous montre louisurs l'Hostie, semée à profusion | dans l'Eglise comme Les étoiles au tirmiuent, pendant la î nuit, brillante de vie, dévorée d'amour et de sollicitude! ( Que cet astre bienfaisant, d'infatigable fidélité et de si doux
aspect, allumé pur l'umour au-dessus de tons les sombres chemins de cette terre, nons donne toujours, évoqué par l'appel de notre prière, de nos alarmes où de nos douleurs, le témoignase éelatant de Ia vie d: Celui qui, pour se cacher derrière le nuage sacramentel, n'en est pas moins le créateur et le maitre de toute chose : Stelter dederunt Lusien in cuslodiis suis: vocati Sunt el diverunt : Adiouns REC:
lurverunt ei cui Jucundilate qui fecit CNE DE
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La médiation sacerdotale.
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DTA SPHpPP Liceus ud taterpetlu pro Aubis.
Prétre eternel, Mésus est tou ours Vivant pour intercédor en notre faveur,
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TL — Considérte dans ses fonctions spirituelles, la vie du Cœur Sacré dans l'Eucharistie est, avant tout, celle du Prêtre éternel qui exerce perpétuellement, et dans l'acte du saint Sacrifice, et duns la permanence de l'état eucharistique, celte fonction fondamentale du sarerdoce, qui est la médiation entre Dieu et les homines. Ce serait exprimer la même chose en d'autres termes que de dire que, dans l'Eucharistie, Jésus-Christ professe, en Prètre souverain, envers Dieu et envers Les hommes, tous les devoirs da la plus parfaite relivion,
(1) Bar., ur, 4,
Envers Dieu, la religion que lui offre ce Prêtre unique et universe], pour lui d’abord, comme son Fils fait homme, et au nom de l'humanité tout entière dont il est le Chef, se traduit par l’adoration, l’oblation, la prière, que résume et achève le sacrifice; puis, par toutes les vertus de pureté, d'amour, d'obéissance et de zèle, qui rendent ces devoirs sacrés absolument parfaits, rigoureusement dignes de la majesté divine, et capables de lui donner infiniment satisfaction, complaisance et gloire.
Envers les hommes, la religion de ce Prêtre fidèle et compatissant, qui connaît nos besoins pour en avoir fuit l'expérience, consiste dans la charité dévoute, exercée suus toutes les formes compatibles avec son état sacramentel ; très spécialement en apaisant la colère divine soulevee pur leurs péchés, en inclinant vers eux la miséricorde avec ses pardons inépuisables, en obtenant toutes les grèces actuelles de conversion, de sanctification et de persévérance finale pour chacun des membres présents ou futurs de l'Eglise.
Il faut y joindre le ministère de pardon, de lumière, de conseil, de consolation qu'il offre à tous en leur ouvrant son Cœur et en les y appelant avec l'assurance d’y trouver la restauration de leurs forces épuisées, l’adoucissement du joug du devoir et l’allégement du fardeau de leurs peines, sous lequel ils succcmbent.
Et enfin, cet autre inappréciable magistère de l'exemple, que doit exercer sur ceux qu'il conduit tout prètre digne de ce nom. Il s’agit de l'exemple de toutes les vertus qui préparent dans le chrétien militant l'élu de la gloire future : il doit être toujours offert, dans une perfection idéale et en meme temps dans une mesure proportionnée aux aptitudes de tous. Et c’est encore dans le miroir de son Cœur que le Prêtre Jésus appelle à ie parfait etencourageant modèle de la sainteté : Discile a me quia mitlis sum et humilis Corde.
Telle est la grande, nécessaire et perpétuelle fonction de Jésus-Christ, prêtre éternel, dans nos Tabernacles. Elle
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FT. —æ MI DIATION SACERDOTAL:
’.)4 —— t nr tm nn nn à É excite toutes les ardeurs de son Cœur et en absorbe loutes | É les énergies. Rien ne peut nous rendre aimable le Cœur : de Î Sacré, rien ne peut nous attacher étroitement à Jui par la À F reconnaissance, comme l'étude du zèle religieux qui con- É sume envers la majesté divine et envers notre irrémédiable : : indigence le Cœur de notre adorable Pontife. "s t ; IT. — « Aucun prêtre, dit saint Thomas. n’est aussi pare : ; faitement prôtre que Jésus-Christ, parce qu'aucun n'est “ aussi parfaitement médiateur que lui : car la fonction : essentielle du sacerdoce consiste dans la médiation exercée , entre Dieu et les hommes pour offrir à Dieu leurs hom- È Inages et pour leur transmettre les dons de Ja bonté F 1 divine (1). »
S ÿ La médiation en Jésus n’est pas seulement la délégation d'un pouvoir supérieur, qui s’exercera dans telles circonss tances limitées et sur un objet déterminé : ce n’est pas k même non plus un caractère stable conféré à un être de choix et s’exerçant par une fonction régulière. Le divin médiateur accomplira ces diverses formes de médiation. j Pourtant la médiation revêt en lui uï caractère bien plus auguste et bien plus important, Elle est son état même, et d c'est sa constitution de Verbe incarné qui constitue Jésus médiateur par nature, par nécessité, autant que médiateur ] parfait.
Car si la médiation consiste à réunir deux partis ad- ; verses, en négociant une paix honorable: à porter les réparations de l’offenseur à l'offensé pour rétablir entre eux
i (1) Proprie sacerdotis officium est esse mediatorem inter
et populum, in quantum divina Populo tradit et in quantum preces pouuli offert Deo et pro peccatis eorum Deo aliqualiter satisfact Hoc autem maxime convenit Christo, nam per ipsum divina do & hominibus collata sunt : ipse etiam humanum genus Deo recenciliavig Unde Christo maxime convenit esse sacerdotem. (Q. xx11, 1. 1)
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LE CŒUr ve Jésus-Curisr, — T, IL,