‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 155 sur 224 · IS CEIPECS GNAND DÉSIR DU SACRÉ-CŒUR · texte numérisé non relu

IS CEIPECS GNAND DÉSIR DU SACRÉ-CŒUR

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Conpris du commmniant iinéme, il devra éviter d'exicer Come nécessaire ce qui ne j'est las: éviter de demander Un minimum trop élevé de dispositions

conseillées qni dépasserait trop Ia tuovenne dog forces

: éviter encore de demander à tons la meme mesure de Perfection ; éviter Entin d'établir des échelles Si exactes et si fixes entre telle ombre de CommunIons, que Son Minisière somble inspiré par une sorte d'esprit adininistratif plus que par l'esprit de Dieu. lequel est si souple, Si attentif, si Prudent à la fois et si bienveillant, et mêle Si parfaitement. l'our gouverner les |ituations les plus contraires, la douceur à la force, Ja bonté, ] Héme, à la rivueur.

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C'est à ce prix que Je pasteur se montre digne d'être con- Sidéré par les brebis Comme « le ministre de Jésus-Christ et le dispensateur des MYstéres divins (1) ». agissant selon Son esprit et accomplissant Son œuvre comme il le veut faire en réalité Par Son ministére,

Quand elles trouvent de tels prôtres, les imos n'ont qu'à se laisser guic + en toute contiance et toute obéissance, alors méme Qüe la communion ne leur serait accordée qu'avec mesure, alors même que leurs désirs, entretenus peut-être par quelque secrète illusion Sur leurs mérites réeis, leur pussent faire croire qu'on les nourrit trop peu.

TT. — I] faut croire que les ministres auxquels la Bienheureuse avait à obéir ne S'inspiraient pas assez de cet esprit, puisque le divin Maitre lui faisait Prévoir qu'elle aurait, pour obtenir de communier Souvent, « autant qu'on le lui voudrait Permettre », des humiliations et des Mortifications à subir, qui ne seraient Pas petites, et dont l'obstination serait Jonoue à Vaincre, Le Jansénisine avait

(1) Sic nos existimet homo ut ministros Christi et dispensateres Mysteriorum Dei. (I Cor., 1v, 1.)

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en effet marqué de son esprit de rigueur et de défiance une grande portion du clergé français ; et les confesseurs de ce temps, par suite de ses faux principes, rendaient difficile et rare aux fidèles l'accès de la Table sainte, sans égard à leurs bonnes dispositions ou à leurs besoins. Plusieurs allaient jusqu'à transformer en hommage rendu à Dieu la privation méfiante de Dieu qu’ils imposaient,

Par ailleurs, la Règle de la Visitation, fixant unifoimé:. ment un très petit nombre de communions par semaine, était interprétée si rigoureusement, qu’au lieu d’y voir l'indication de ce que toute bonne Fille de Sainte-Mario doit montrer au moins de dévotion envers ce grand mystère de Ja religion, on en faisait le terme qu'aucune ne devait dépasser, pour désireuse ou besoigneuse qu’elle fût du Pain divin.

Enfin, par une coutume étrange et malheureusement trop répandue, les Mères supérieures du monastère de ’aray, usurpant de bonne foi sur le ministère sacerdotal, s’attribuaient le droit, sans susciter de protestation d’ailleurs, de fixer, d'augmenter ou de restreindre, de restreindre surtout, l’usage de la communion pour les religieuses soumises à leur autorité. C’étaient certes des femmes d'élite, des religieuses de grand sens et de grande vertu que les Mères Greyfié, Melin et de Saumaise ; mais de leur éducation chrétienne, un peu faussée par le jansénisine, elles avaient gardé une extréme timidité au regard de la communion ; et leur formation religieuse, influencée peut-être à leur insu par une interprétation trop littérale et trop rigoureuse de leur sainte Kégle, leur faisait regarder comme contraire à son esprit tout ce qui eût pu, sur ce point de la communion, en vivifier 14 lettre. Pour tout dire, n'ayant ni mission régulière, ni grâce par conséquent, dans ce ministère de la dispensation de la communion, exclusivement réservé au prêtre par sa nature et par le droit ecclésiastique, elles devinrent pour la Bienheureuse, qu’elles aimaient pourtant et estimaient beaucoup, le prin-

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L — LE PLUS GRAND DÉSIR DU SACRÉ-CO.UR 5 Tertre nb me me À

Cipal instrument de ces « humiliations et inortitie qu'elle dut subir pour obtenir de Communier plus souvent que les coutumes de Ja Visitation ne le permettaient (1). Et, constatation douloureuse, on ne Saurait affirmer que cette âme si pure, si Mmortiliée, si parfaite, affamite de si ardents désirs, ait jamais été admise à roce

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jour l’Epoux qui l'attirait si puissamment en Jui vrant les désirs brûlants de son Cœur !

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() De telles coutumes ne sauraient plus être supporté Jours, aprés le célèbre Décret du 17 décembre 1800 re seuls confesseurs le droit de fixer les communions des religieuses et retirant aux Supérieures, Pour leur plus grande tranquillité, l'exercice fort délicat d'une charge réservée au prètre qu, en rece. vant le pouvoir, a reçu la grâce de conduire les âmes, n'être pas inopportun de rappeler le texte de ce Décret loi en conscience.

V.'En ce qui touche la permission on Ja défense de S'approcher de la sainte Table, Sa Sainteté décrète que Ja susdite Mission ou défense regarde seulement Je cor extraordinaire, sans que les Supérieurs aient s'ingérer en telle affaire. excepté le cas où quelque Sujet, “prés <a dernière confession Sacramentelle, aurait causé du seandaie à !à Communauté ou cominis quelque faute grave ou publique, jusqu'à ce qu'il se soit approché de nouveau du Sacremeut de pénitence, — VI. Que tous Cependant restent bien avertis de se préparer sec grand soin et exactituce à Ja sainte communion et de aux jours fixés dans jeurs régles respectives : et chaque fois que le confesseur, soit à cause de la ferveur de quelque sujet, soit pour Procurer son avarcerne:,t Spirituel, sugera CPportuue pour lui Ja communion plus fréquente, ledit confesseur Pourra ia lui permettre Ceux qui auront obtenu de leur confesseur ja communion plus fre quente ou même Guctidienne, devront en avertir leurs Supérieurs. Et si ceux-ci croient avoir de justes raisons de s'opposer à ces con munions fréquentes, ils seront tenus de les manifester au confese seur, à la décision duquel ils devront complètement s'en remettre, — Le Décret ordonne de tenir pour nul et d'effacer des Constitutions ou Règles, même les plus solennellement approuvées, tout ce qui serait contraire aux prescriptions qu'il promulgue. — Cfr. un excel. lent opuscule sur cette matière, du P. Pie, des F, F. M. M. Capu-

cins : L'Ouverture de Conscience, les confessions et Les communions dans les communautés, — Paris, Ponssielgue, 15, rue Cassette.

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jure 1fesseur, ortinuire ou aucune autorité pour

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Il'est vrai que le même adorable Maitre lui ordonnait de se soumettre à l'autorité de ses Supérieures, quelque illégitine et arbit rire qu'elle fût sur ce point, parce que, devant ses Yeux où seul compte l'amour, la soumission à sa volonté, qui permettait la contradiction et l'épreuve, est une cominunion d'esprit égale, sinon supérieure comme mérite et comme effet, à la communion sacramentelle, et qu'une Religieuse doit cette soumission aveugle aux conduites des personnes qui lui ordonnent au rom de Dieu (1),

Mais il ordonnait en même temps à sa servante de solliciter avec une intrépide constance des communions plus fréquentes ; et il transformait les « humiliations et les mortifications » des refus qu’on lui faisait en des souffrances qui, faisant de la Bienheureuse la victime expiatoire des crimes du Jansénisme contre la communion, la constituaient aussi une victime agréte de Dieu pour mériter au monde l'usage quotidien de la communion. La communion quotidienne avait sanctifié la jeunesse de l'Eglise, elle réchaufferait sa vieillesse, au gré du Cœur de ces adorable et sage Sauveur, « qui désire d'un si grand désir » de manger chaque jour la Pique avec les siens; au gré des besoins des âmes qui, pour la rude tâche quotidienne de la vie, ont besoin de la force du Pain quotidien.

IV. — L'’Epoux divin avait préparé longte:nps à l’avance la Bienheureuse à ce rôle d'apôtre de la communion, par l'ardeur insatiable du Pain divin qu'il lui avait toujours

(1) Du reste, comme, en tout ce qu'elles exigeaient, ces saintes religieuses étaient de bonne foi et croyaient de leur mieux servir Dieu, Notre-Seigneur pouvait dire à sa servante, au sujet des contradictions qu'elles opposaient à sa volonté au nom de leur sainte Règle : « Je suis content que tu préfères la volonté de tes Supérieures à la mienne, lorsqu'elles te défendront de faire ce que je t'aurai rdonné. Laisse-les faire tout ce qu'elles voudront de toi ; je saurai bien trouver le moyen de faire réussir mes desseins même par des moyens qui y semblent opposés. » (T. Il, p. 570.)

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inspirée, comme elle fut leuse du Sacré infaticable dévotion à l'a dans le Tabernacle. Ainsi s l''omesse de l'Evangile :

demanda la Communion et e

Admise à la premier

veritu (1), elle $e sentit dé

d'amour pour son Dieu qu’elle ne lui. — « Et cette Communion

de sa vie, répandit tant dam

plaisirs et divertissements. que je ne

aucun, encore que je les cher Le désir de communier la }

qu'elle dit « qu'elle ne portait envie qu’

pouvaient communier souven

C'est dans une Communion que

lattacher à lui pour jamais Voir qu'il était Je plus beau, le plus parfait et accompli de

Et dans les motifs qui dét gieuse, elle a écrit que qu'elle communierait souven

me le voulait Permettre que rarer

là plus heureuse du monde vent (5)l»

Dès ce temps-là encore, Notre-Seigneur

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