VE GRANDES SOUFFRANCES
—— me
l'unir plus étroitement à Dieu, le faire vivre à l'avance dans les cieux, le nourrir du Pain des anges, jete. ans les ombres fugitives du temps les splendeurs de Ja vie éternelle, le transformer en Dieu dans Punité d'une même vie, le fondre enfin si étroitement.
et par les buses mêmes de son être intérieur, avec
lui-même, de telle sorte que ce ne soit plus l'homme qui vive
ce sont les sublimes
de l'Eucharistie, Frumentum elecloruin, — Panis Dinquium, et pre. bebit delicias regibus (1): Froment qui suscite les hommes d'élite, aliment qui forme les grands cœurs. pain des âmes royales, elle porte le sceau du Cœur qui l’a conçue, qui la donne et qui sv livre lui-même d de son amour, de sa vie,
. luais luiimème en l’homme, ambitions du Christ dans le don
ans les grandeurs infinies ect de ses vertus!
Grandes souffrances.
S'il est vrai que la Souffrance cour ine toute chose d'un caractère de grandeur achevée, cette suprème beauté ne peut manquer au Sacré Cœur. ]1 apparait plus grand, S'il est possible, dins les souffrances de l'Homme-bieu que dans sa vie, si haute et gi sublime déjà. Sans refaire ici l'histoire de la Passion. Pour Y montrer, jusque dans les moindres gestes, la grandeur souveraine. la sereine nobliss es, la tranquille intrépidité, la Patience inaltérable « .1NVINcible magnanimité, un Siiple coup d'œil sur le Christ, soit au début, soit au Cours, soit dans la conso mation de ce drame sublime, fait resplendir le générer x amour, le dévouement sans mesure. lt vaillance héro "ie grand Cœur,
de son
ERUS
1) Zach, 1x, 17, = GENEVE CD
— tt
me
Cette Passion faite de toutes les horreurs de la souffrance corporelle et de la douleur morale, où toutes les tortures ont appelé toutes les ignominies; où l'abandon des amitiés sous toutes les forines a livré la place à l'assant de toutes les haines: où tout secours, tout appui, toute consolation ont fait défaut à la fois; cette Passion, océan où tous les fleuves du châtiment originel sont venus, de tous les points du globe, déverser les douleurs et les hontes avec les péchés de tous les siècles, — Le Gur du Christ l'avait prévue longtemps à Pavance, pénétrée perdant trente ans jusqu'en ses abimes es plus affreux, acceptée librement, pour l'amour de son Père et pour Famour de nous. — Dès son premier battement, il en subit la peine sans en rien retrancher, sans en rien fuir : il l'épuisa tout entière sans défaillance, IL s’y consuma : lu sueur de sant de l’agonie, les effusions de la flagellation, du eonronnement d'épines et de la crucifixion, montrérent la part active qu'il y prenait physiquement; les abattemenuts de La tristesse et du dégoût, les suppliants appels à son Pere, révélèrent combien il s'y était livré intérieurement; et quand tout fut consommé, la pluie qui 1e déchira de part en part fut comme le sceau de son Cœur marqué pour jamais sur cette grande œuvre.
Cependant, l'amour sous la forme des appels miséricordieux à ses amis qui le trahissaient où le reniaient, à ses bourreaux qui le crucitiaient; l'amour sous Ia forme de la patience à tout endurer sans permettre à ses anges de le défendre; l'amour sous La forme du plaidoyer adressé à son Père en faveur de ses ennemis, du haut de Ia croix, transformée en tribune publique ; l'amour sous La forme du pardon accordé au larron, tout à l'heure blasphémant, maintenant repentant; l'amour témoigné souverainement à ce Dieu inexorable qui ne lui fait grâce de rien, par un acte de filiale remise de son àme entre ses mains; l'amour, 1Ën, enveloppant le dernier soupir de l'héroïque Victime
mm
————— nn Gta pm, mr
de résignation victorieuse, doux et tranquille, mantre bien dans x Passion la deur et la beaute Surhtunaînes du Cœur Je plus parmi tous les cœurs humains!
— Cet amour, aussi fort que pan parfait
Cette grandeur, consommée ] atteint ux dernières limites coneevables par la continuité que le sacrifice de l'autel apporte au Sacrifice du Golgotha.
Si c'est le plus grand témoisna, > de 1 porter à subir une fois la mort pour ceux qu'on aime, que faudra-til dire d'une mort reprise et soufferte encor chaque jour, dans la vérité d'une même oblation, pour Les mémes motifs de Ja satisfaction infinie à présenter à la Justice divine et du salut des hommes à procurer? Et si ce sucer. lice ne consume plus l’immortelle Viétime par une immo. lation sanglante daus les horreurs de Ia mort, 11 linmole par l’effroyable réalité d'un anéantissement où s’englou tissent inexorablement, sans laisser d'elles aucune trace, les splendeurs de la vie humaine et do Fils de Dieu ressuscité,
Se livrer est sublime, persévérer dans le don de soi-même au milieu de l'indifférence et de Ja froideur, quand ce n'est pas contre les retours offensifs de Ia haine; persévérer malgré Pinutilité du sacrifice pour un si grand nombre de ceux au profit desquels il est renouvelé chaque jour; persévérer jusqu’au dernier soir du dernier des jours, c’est
quelque chose de si grand, de si étrangement sublime, qu'à le vouloir considérer de trop près, l'esprit, stupéfait et écrasé, pourrait être poussé à chercher, de cet incompréhensible mystère, des explications qui détruiraient l'auguste réalité de ce trop réel anéantissement pour n'y reconnaitre qu’un symbole ou un souvenir. Ce serait enlever à la couronne des beautés et des grandeurs du Cœur Sacré son plus magnifique fleuron,.
Mais non, quelque grande, étrange, inexplicable et incomvréhensible que soit cette reproduction de Ja mort du Fils
a Ja mort du SALveur,
“umour que de
la vie glorieuse du