‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 66 sur 224 · VI. Elle trouve Je moÿen de se témoigner 5 l'Eucharistie par · texte numérisé non relu

VI. Elle trouve Je moÿen de se témoigner 5 l'Eucharistie par

Ul HUUVeau et perpétuel sacritice d'humibssion, qui reproduit

‘alvaire

Pour le divin Pere les satisfactions inf !

La pièté filiale de Jésus po 1e.

piété filiale qui attache le Cœur

Mère est fortré du saug et du lait qu'il recu: cette fidèle coopération qu'elle lui offrit pou demption du monde, — II, Pour Payer sa dette de reconnais liliule, Jésus donna trente ans de sa vie à l'aimer, 2 dir

lutimement à lui, — [| l'atlira, il est vrai

ésus à sa divine lle, et de toute

à Ja > À Subit

LE Caun ve JESUS-CuisT, — TV, IL.

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ses douleurs et toutes ses hunidtiations, tit ciel, Le heu régulier

mérites et h sa gloire. — HT, Mais c'est à des récompeuses, que Jésus s'acquitte envers si Mere, en lui donnant la hibre disposition de tous les lions acquis par le sans qu'il recut d'elle, — IV, Nécessité de passer pur le Con mie culé de la Mère pour arriver au Cœur sacré du Fils,

Lu piété filole de Jésus pour asuint Joseph.

lésitations de quelques-uns à reconnaitre dans saint Joseph una véritable, encore que toute partieu'uwre paternité À l'égard Jésus. — ‘Foute spirituelle et er uniquement pour Joseph, elle consiste dans l'autorité dont Dieu le Pere investit sutnt Joseph à l'egard de son Fils incarné el dans les dons convsnables qu'il lui déjartit pour la bien exercer, — I, Son muriage virginal avec Marie est un autre titre de sx paternité envers l'Enfant de la Vierge-Mére : car c'est à cause de sa tidélité à la virginité que le Saiut-Esprit put former en Marie le fruit miraculeux de son sein immaculé., — IT, La piété tiliale de Jésus pour son cher Père sant Joseph etait composée de révérence, de reconnaissance ei de soumission. — Elle éclate en traits touchants à Ja mort de ce bon Pè'e qui expira la tète pesée sur le Cuur de son adorable ils, — IV, Le dernier mais impérissable hommage de la piété liliale de Jésus est la gloire et la puissance qu'il lui à donnees au ciel en l'établissant le pere de tous les élus. — Caractère nécessaire, auguste ei bienveillant de cette paternité universelle. — Sa ligure prophétique düus Joseph le tils de Jacob.

du

Le Sacrement de In piété fillule.

1. Jésus, iuspiré par Île zele de sa pièté tiliale, donne, dans la son Cœur à ses frères par l'adoption, pour leur Pére céleste et envers vice

communion, communiquer son esprit tihal envers leur Jésus et Marie. — Importance de la piété filiale dans le ser de Dieu : c'est le véritable esprit chrétien. — 1. Efticacité de la la piété filiale envers chacune les

communion pour alimenter t les liens sucres de la

uugustes Personnes à qui nous engagen tüliation surnaturelle.

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La pieté filiale de Jésus pour son Pére céleste,

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Dép « en plénitude dans Jo Cour de excellence, l'amour cternel crandeurs ot par toutes lo

l'Honnne par SV tanifeste par toutes les S beautés morales, I devait, de

S les forme. tonchantes que revél l'amour ici-has pour s'attacher

plus, se révéler sous toute

les cours, telles que la

“ompassion et ln iisérieorde, la pieté filiale et Le patriotisme,

la bonté et l'amitié

Avant déjà coMtemplé assez longuement sa hiséricorde (D, c'est dans la lumicre infiniment douce de ces autres ma festations de son amour que nous étud Cauur de toutes Jos bonnes

ierons désormais le ülfections, % savoir : l'‘unour

lilial; — L'amour de la patrie; ja bonté: — l'amitié.

ES piété filiale est Justice, Sacrée entre toutes, contractée par les enfants envers leurs parents, au double titre de In vie et de Péducation qu'ils en recoivent (2),

une delle, dette de

C'est une noble vertu, Conlinant à la vertu capitale de religion : et la double oblisr:

stlion qu'elle crée aux enfants de respecter et de soutenir CCUX qui les out engendrés et

(1) Voir T. I. Le Cœur Miséricordieux, () Homo diversimode efticitur diversam excellentiam et dive dario nostri esse e

aliis debitor, secundum eorum rsa beneficia ab eis SusCepta... Secunt gubernationis Principia sunt parentes, a quibns vati et nutriti sumus : et ideo homo maximé debitor est parentibus, RU RD, Q. Lx a] €, et u. 3 c.)

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élevés, est analogue aux hommages que le culte divin rend à Dieu sous la forme de l'adoration et des offrandes (4e

La piété filiale est l'une des perles les plus riches du trésor renfermé pur Dieu dans le cœur humain. L'enfant qui lexerce est l'honneur de son père et la joie de sa mère (2). Celui qui lignore ou refuse d'en donner les témoignages sincères et effectifs, est mis au ban de l'humanité, en attendant que Dieu le sépare de Ta famille universelle des élus, dont il s’est rendu indigne pour

toujours (5).

Si le Verbe ne se fût pas fait chair, demeurant en tout légal de son Père, il n'eût point connu par expérience cette vertu de la piété filiale qui suppose VPinfériorité dans celui qui l'exerce à l'égard de celui qu'elle honore. Encore qu'il recût de toute éternité la vie divine de son divin Pere, ce n'était pas à titre de don, et, dans la société des trois Personnes évules en toute chose, son nom de Fils ne le faisait point l'obligé du Père. Mais en recevant de ses è mains son humanité. les dons créés de sa vie humaine et de toutes les assistances de paternelle Providence qui la soutiennent, le Verbe incarné devient le débiteur du Père, et sa première dette est celle de la piété filiale.

Si tous les hommes la doivent à Dieu comme à l’auteur par excellence de leur étre ct de leur vie (4), aucun des fils

(1) In majori includitur minor; et ideo cultus qui Deo debetur, includit in se, sicut aliquid particulare, cultum qui debetur parentibus. (Ibid. ad 1.)

(2) Qui honorat patrem suum vita vivet longiore, et qui obedit patri refrigerabit matrem. — Sicut qui thesaurizat, ita et qui honorificat matrem suam. (Eccli., 111, 3, 7.)

(3) Quam malæ famæ qui derelinquit patrem : et est maledictus a Deo qui exasperat matrem. (Ibid., 15.)

(4) Deus longe excellentiori modo est principium essendi et gubernationis quam pater : unde per excellentiam pietas cultus Dei nominatur sicut et Deus excellenter dicitur 3 Pater noster.

(ès 24, a. 3 ad 2.)

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