‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 7 sur 224 · I. VOILA GE GEUIt QUI A ANT AIMÉ · texte numérisé non relu

I. VOILA GE GEUIt QUI A ANT AIMÉ

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ce gen fait de la Révélation du Sacré-Cœur, l'un des prin elpaux assurément de l'histoire du monde, et en lui-même et pur les suites qui en sont nées, comme par celles qui eu sortiront encore,

Quel événement relatif à la manifestation du grand mys tère de Dien, « caché aux anges, dit saint Paul, et révélé par l'apparition du Verbe dans Ja chair d'Adam », quel faste, duns le cou" du christianisme, égale celui-ci en hnportance? Depuis a venue sur la terre, jamais le Christ, « qui était hier, qui est aujourd'hui et qui sera dans les siècles », s'est-il affirmé plus solennellement présent ici-bas J'une présence réelle et y vivant d'une vie personnelle ?

I apparait à une religieuse inconnue dans le monde, il lui montre son Cœur brûlant d'amour dans sa poitrine enbrasée : mais c'est dans le Sacrement de l'Eucharistie qu'il se découvre à ses regards, dans ce Sacrement répandu partout, nécessaire à tous les hommes et qui doit âtre adoré par tous, et il se révèle pour être manifesté à toute la terre. pour qu'on célébre dans lEglise universelle une fête qui consacre cette apparition.

Ce n’est donc pas un mystère partiel ou secondaire de su vie qu'il dévoile ; ce n'est pas une simple dévotion particulière qu'il propose : c'est sa personne même, dans le Sacrement de sa réelle présence, que son Cœur mis en lumière, brillant come un soleil sans déclin sur le nuage eucharistique, va désormais montrer vivante et aimante. appelant tous les hommes à une union plus étroite avec lui, pon; les conduire plus sûrement au salut.

L'humble situation de l'instrument qu'il choisit pour ce grend œuvre, l'impuissance où la tient son état cloitré de répandre Ja connaissance des volontés du Maitre, accentuent l'origine divine et le caractére surnaturel du dessein qu'elle recoit l'ordre d'exécuter.

Je vois bien le Christ apparaître à l’ardent amant de

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ses souffrances et laisser dans sa chair les stismatos des étreintes où son amour enlacait François d'Assise, pou” le transformer en un autre lui-même; et cette manifestation du divin Crucifié avait pour but « de jeter dans le monde refroidi un brandon d'amour qui le réchauffat d'un courant de vie (1). » Les générations ont gardé le souvenir de cette tendre et imcrve,lleuse apparition du Sauveur au séraphique Patriarche: l'Eglise en fête l'anniversaire tous les ans. Mais qui voudrait égaler en importance l'apparition du mont Alverne à celle de Parav-le-Monial ?

n'y a d'équivalent comme portée, coinme résultats uni versels et durables, à la révélation d'où est né le culte public du Sacré-Cœur, que la révélation faite au xime siècle à la Bienheureuse Julienne du mont Cornillon pour l'établissement de la Féte-Dicu, couronnement n'cessaire du culte du F'Eucharistie,

En réalité, l'apparition du Christ Jésus à Parav-le-Monial semble être une nouvelle venue du Verbe sur la terre, On peut, sans témérité, Jui appliquer les paroles de saint Paul sur la naissance du Sauveur : : L'humanité et Ja bonté de notre Rédemptenr nous sont apparues (2). » En nous révélant son Cœur, ce n'est plus sa divinité ni son humanité seulement qu'il nous montre, à quoi avaient sulfi les paroles et les œuvres de sa vie mortelle, C'est son amour acluel et sa vie présente dans l'Euchuristie, où il demeure avec le monde jusqu'a son deruior soir, quil manifeste et veut en. igner à fous, pour que tous en vive

Quant à la valeur stricterent théologique âe la révéla. lion de Paray. le fait en est certain, et il sollicite légitime. ment la croyance, puisque l'Eglise a établi sur ce fonde. ment la fête du Sacré-Cœur.

Les paroles par lesquelles 11 Bienheureuse a traduit In

(1) Lect, Office, Stig. S. Francisci, 1 Septemhrie, CRIE A

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