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N° 1089. BIOLOGIE

logie et la botanique composent ensemble cette partie de l'histoire naturelle qui traite des êtres vivants et rentrent ainsi dans la biologie. A certains égards, elles peuvent paraître moins abstraites que les sciences proprement biologiques, l'anatomie et la physiologie, qui considèrent également les animaux et les plantes, d'un point de vue déterminé ; mais il serait injuste de qualifier la zoologie et la botanique de sciences concrètes ou de les confondre avec de simples descriptions.

Le créateur de Thistoire naturelle est Aristote. Moins heureux dans les sciences physiques, il s'est relevé admirablement dans les sciences naturelles. Avec son Histoire des animaux, qui ne nous a été conservée qu'en partie, citons, parmi les ouvrages modernes : V Histoire naturelle de Buffon, complétée par des Suites ; le Dictionnaire universel d'histoire naturelle de Ch. d'Orbigny ; les travaux de Milne-Edwards et des savants contemporains •.

1089. — Biologie. — C'est la science de la vie, mais de la vie organique considérée dans ses effets sensibles. Huxley ne devait donc pas écrire que « la biologie s'occupe de tous les phénomènes manifestés par les êtres vivants ». Ainsi entendue, la biologie absorberait la psychologie et même toutes les sciences morales et sociales. M. Goblot semble partager ce sentiment quand il déclare qu'il y a « continuité entre la biologie, la psychologie et la sociologie. Celle-ci, ajoute-t-il, n'est pas parallèle à la première, elle en est le prolongement. Le passage de l'une à l'autre est insensible » -. Nous pensons, au contraire, que la biologie, n'ayant pour objet que la vie inférieure à la vie spirituelle et même à la vie sen^ble, est absolument distincte de la psychologie et des sciences morales ^ Toutefois, ses rapports avec la psychologie sont fort étroits, car l'homme réunit en lui les divers degrés de la vie, organique, sensible et intellectuelle. Ainsi limitée, la biologie est encore très étendue : elle comprend la zoologie et la botanique, car elle étudie indistinctement les animaux et les plantes. Les unes et les autres ofVrent également des organes, par lesquels s'accomplissent certaines /onc/io/is. De là deux branches de la biologie : la physiologie (science des fonctions) et Vanatomie (science des organes), auxquelles on peut joindre la pathologie ou science des maladies.

Biomécanique. — Cette prétendue science expliquerait la vie par le mécanisme. Mais il est certain que si les êtres vivants sont soumis aux lois mécaniques, ce n'est pas en tant qu'êtres vivants. Les phénomènes vitaux iinpli(iuent les phénomènes physiques et chimiques, qui impliquent à leur tour les phénomènes mécaniques; mais la vie est distincte de ces phénomènes inférieurs qui lui sont associés.

* V. Répertoire bibliog. — * Op. cit., p. aya. — ' Cf. D' Grasset. Les limites de la biologie.

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Physiologie. — Cette science traite des fonctions organiques, qui se ramènent toutes aux fonctions de relation, de nutrition et de génération. Les fonctions de relation ne conviennent qu'aux animaux. On distingue la physiologie générale, qui traite des phénomènes de la vie en général, et les physiologies spéciales, qui traitent de tels ou tels phénomènes observables dans des êtres déterminés. La physiologie humaine fait partie de la médecine. La physiologie comparée étudie les phénomènes de la vie dans les divers êtres vivants. Plusieurs données de la physiologie ont été connues des anciens : d'Aristote, d'Hippocrate et de Galien surtout ; mais les grandes découvertes scientifiques datent des derniers siècles. Harvey découvrit la circulation du sang ; Lavoisier expliqua, du point de vue chimique, la respiration et la chaleur vitale. Citons les travaux de Magendie, de Claude Bernard et de Pasteur. Magendie établit la distinction des nerfs sensitifs et des nerfs moteurs, distinction indiquée déjà par Galien et que supposait la théorie aristotélicienne des facultés de l'âme. La physiologie, en effet, a des rapports étroits avec la psychologie, mais sans se confondre avec elle, comme l'ont prétendu des psycho-physiologistes 1. Le vitalisme, Vorganicisme et certaines formes de l'animisme 2 n'ont pas déterminé non plus les vrais rapports de ces deux sciences de l'homme. Il existe de nombreux Traités de physiologie ; mais la plupart enseignent ou supposent de graves erreurs philosophiques.

Morphologie. — En biologie, la morphologie désigne l'étude des formes des êtres vivants. Elle comprend, avec l'étude des formes des êtres adultes (anatomie ou organographie), la comparaison des formes des divers êtres (anatomie comparée) et la succession des formes (embryologie).

Organographie. Organogénie. — La première de ces sciences biologiques s'applique à la description des organes du corps vivant ; la seconde considère plutôt leur apparition et leur développement.

Anatomie. — C'est la science qui, au moyen principalement de la dissection, fait connaître la forme et la structure des organes, les propriétés des tissus, les lois générales de l'organisation. L'anatomie est générale (histologie) ou particulière ; descriptive ou philosophique ; végétale (phytotomie) ou animale (zootomie, anthropotomie). L'anatomie de l'homme, en particulier, comprend Yostéologie, la sarcologie, la chondrologie, la névrologie, la myologie, etc. On distingue aussi Vanatomie chirurgicale ou topographique (anatomie des régions, où se rencontrent des parties des divers systèmes : osseux, nerveux, etc.), et Vanatomie pathologique. Remarquons surtout Vanatomie comparée, qui étudie les ressemblances et les différences des divers groupes d'animaux. — On donne le

* Voir 1025. — * Voir ces systèmes, 19* volume.

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