‹ Sonnailles et chansonnaillesChapitre 18 sur 40 · RUS · texte numérisé non relu

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Quand la plaine, embrasée, au souffle des aoûts Etend à l'infini l’océan des blés roux,

Alors que les Bleuets nous semblent — chers dictâmes Des miettes du ciel ou de beaux yeux de femmes.

Alors que la moisson avec ses gerbes d’or Tient le pacte sacré du brûlant Messidor Et qu’au pied des épis dont nos terres se ceignent, Comme des cœurs ouverts les Coqueliquots saignent.

Un vent fr.iis, pur et fort, vivifiant se lève ; Alléluia! Tout vibre ! On sent monter la sève Dans le rustique encens des Gerbes et des Meules.

Devant le rut puissant qui toujours recommence, On s’incline, songeur, et malgré soi l'on pense A la stérilité de nos cités veules.

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