LES GLOIRES
« Au-dessus du Salon, les Gloires du Grand Palais éploient leurs ailes. »
Un journal parisien.
Au fronton du Palais, les ailes éployées,
Des Gloires, vers le ciel semblent prendre leur vol ; Lentement, lentement, les foules ennuyées S’écoulent sous leurs pieds en un tournoiement mol.
Elles ont vu passer tant de hautes sculptures. Rigides marbres froids, ou de marbre blafard. Tant d’énormes châssis de géantes peintures, Qu’au seul mètre carré leurs yeux mesurent l’Art.
Et ça dure des jours!... Aussi, quand la nuit noire Sur ces banalités tend sa discrète moire,
Que le Salon désert va pouvoir sommeiller,
Dans l’azur, sous le vent ou l’averse ou la grêle, Les Gloires du Palais semblent tendre leur aile Dans un grand geste bas, comme pour mieux bâiller.