FLEUR MORTE
Élégie en Sonnet
L’autre jour, j’ai trouvé sur le bord d’un chemin Une pauvre fleurette entrouvrant ses pétales ; Pour la première fois, sa robe de carmin S’essayait à montrer ses couleurs virginales.
Pauvre fleur, qu’at tendait un triste lendemain ; L’hiver lui ramena ses brises glaciales,
Et ses boutons brûlés se brisaient dans ma main, Pour avoir trop compté, sur des soleils trop pilles.
Languissante, elle meurt sans avoir existé Triste, sous un ciel gris, sans avoir vu l’Été Qui garde ses chaleurs aux tleurs qui vont éclore.
Dieu garde les entants d’avoir un sort pareil, Notre amour est leur ciel et nos yeux leur soleil Idéal flamboyant où leur cœur se colore.