CONDOLÉANCE
A U \ T R A G l CH' E.
Ta muse hier soir a fait un naufrage.
De pareils hasards ne sont pas nouveaux. Le vilain côté dj ces soirs d'orage, C'est qu'ils font plaisir à quelques rivaux.
Tout passe pourtant; ne perds pas courage, Remets toi bien vite à tes fiers travaux. J'ai ce ferme espoir : ton prochain ouvrage Renouvellera les anciens bravos!
Quel que soit, d'ailleurs, l'accident funeste, Dans les arts divins, c'est le bon qui reste; Le mauvais s'efface et s'anéantit.
Si tous le? faux pas laissaient une trace, Malgré don Rodrigue et le vieil Horace, Corneille le grand serait bien petit.