‹ Sonnets capricieuxChapitre 117 sur 259 · LA GUERRE · texte numérisé non relu

LA GUERRE

Au milieu de sa cour en fête, Le vieux Ganther, chef inhumain, Jurait, un soir, guerre et conquête, Sa corne à boire dans la main.

(( Par cette corne et par ma tête, Nous nous agrandirons demain.

Pas plus qu'un emp3reur romain, Justice ou droit, rien ne m'arrête I »

Le lendemain au jour nais.sant, 11 envahit un territoire ; Sa fureur allait grandissant.

Puis, le soir, fêtant sa vi.toirij.

Quand il reprit sa corne à boirj, 11 la trouva pleine de sang!

ir-g SONNETS CAl'IllCIliLN.

CHEVAL A VKNDHE

Un vieux cheval éiait à vendre, A demi blanc, à demi noir, Si délabré, si triste à voir, Que nul m songeait à le prendre.

Un pauvre jeune homme au cœur tend:'e De pitié se laisse émouvoir ; 11 l'achète, et, sans plus attendre.

Veut le conduire à l'abreuvoir.

11 monte en chemin sur la bête; Aussitôt, relevant la tête, Pégase, à sa forme rc3ndu.

Au milieu de l'azur en fête Emporte l'enfant éperdu...

Un bienfait n'est jamais perdu.

HISTOIRES ET CONTES. lôO

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