‹ Sonnets capricieuxChapitre 116 sur 259 · LE HETOUR DE LINDOR · texte numérisé non relu

LE HETOUR DE LINDOR

« Oui, je veux, à vos pieds, vivre comme un escla\e, Je sens d'un pur amour tout mon être brûler. Dois-je mourir pour vous? Vous n'avez qu'à parler, Je cours à ce trépas et d*a\ance le brave.

(( Du jour où je vous vis, mon cœur dans une entrave Se sentit pris : oiseau qui ne peut plus voler. Je souffre et je languis; regardez cet œil cave. Hélas! quand voudrez-vous enfin me consoler? »

Lorsqu'il peut l'entraîner loin des yeux de la foule, A la porte du bal, voilà ce qu'il roucoule. Au piège du galant elle se prend un jour;

Elle exhale en tombant son soupir de linotte;

Et, pour prix de sa chute, il murmure au relour :

u Je la croyais plus blanche et l'espérais moins sotte! »

SALONS KT BOUDOinS. 15,1

FKMME A LA MOUE

S'il est une robe admirable, étrange, Avec des bouillons, avec des crevés, It des médaillons ornés d'une frange, (Xii, sans contredit, c'est vous qui l'avez!

S'il est un chapeau qu'une fée arrange, C'est vous, à Paris, vous qui le trouvez. Avec cit orgueil qui perdit un ange.

Vous faites la mode ou vous la bravez.

Conviunt-il pourtant, convient-il de dire L'n mot du ngarJ, un mot du souriro, Je ne m'y sens plus au^si rassuré.

Tout cet appareil, dans le guût suprême,

Est si merveilleux, qu'à vous dire vrai

Ou n'a pas le temps de vous voir vous-même

l;)l SO.NiNETS CA l'UI CI EL' X.

/V L i; A NI) RIE

Si lu veux, promenant ta jeimesse à la rondo, Au nombre des vainqueurs t'élever à Paris; Si tu veux, en entrant chez les reines du monde, Voir tous les yeux charmés et tous les cœurs épris,

Relève en double croc celte moustache blonde, Parfume tes cheveux, peigne les favoris, Kt, laissant le tuteur qui calcule et te gronde, Achète des coupés et des chevaux de prix.

Sois de ceux qui, le soir, en dignes gentilshommes. Perdent sans sourciller de respectables sommes ; Sur le terrain d'amour sois un audacieux.

A ces divers attraits, homme avide de plaire. Si tu joins de l'esprit, ce ne sera que mieux; Kntre nous, cependant, ce n'est pas nécessaire !

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