‹ Sonnets capricieuxChapitre 12 sur 259 · A UN POETE NAPOLITAIN · texte numérisé non relu

A UN POETE NAPOLITAIN

Si loin de ton soleil et de la mer qui t'aime, De tes palais de marbre et de tes jardins verts, Que viens-tu faire, ami, sjus ce ciel trisle et blême, Qui jusqu'en plein avril prolonge ses hivers?

Tu croyais que Paris, te donnant le baptême. Avec sa grande voix répéterait tes vers, Et ferait à ton nom l'auréole suprême Qui frappe de si haut les yeux de l'univers.

Hélas! ne compta; pas sur pareille fortune :

Paris reçut le Tasse en obscur étranger.

Pour tes rimes, d'ailleurs, dût-il se déranger, .

Dùl-il t' apercevoir dans la foule commune. Son laurier ne vaut pas une fleur d'oranger. Pas plus que son soleil, dit-on, ne vaut ta lune'!

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