‹ Sonnets capricieuxChapitre 123 sur 259 · CLIENTÈLE · texte numérisé non relu

CLIENTÈLE

Par une sombre nuit, vers une heure avancée, Un pauvre chien poussait un plaintif aboîment. Le médecin du bourg, digne homme assurément, Entendit cet appel d'une bête blessée.

Il alla vers le chien; sa patte était cassée. Il la raccommoda fort délicatement, Et, par son seul bienfait l'âme récompensée, Longtemps à l'animal donna le logement.

Enfin, le chien guéri reprit sa vie errante.

Or, un des derniers soirs de l'automne expirante.

L'homme entendit encore un abonnent piteux.

On grattait à sa porte, il descendit sur l'heure : C'était ce même chien qui, sachant la demeure. Venait lui présenter un confrère boiteux.

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