‹ Sonnets capricieuxChapitre 129 sur 259 · RÉHABILITATION DE LA FOURMI · texte numérisé non relu

RÉHABILITATION DE LA FOURMI

Le ciel obscurci, la bise venue, La cigale,' ayant clianté tout l'été.

Alla demander quelque charité Chez une fourmi qu'elle avait connue :

)) J'ai grand faim, dit-elle, et me voilà nue... n La fourmi n'est pas ce qu'on a conlé, Et, quoique vivant de paille menue, Elle a dans le cœur beaucoup de bonté.

» Mangez, lui dit-elle, ouvrez mon armoire. Je m'ennuie un peu sous la terre noire, Dans ces trous obscurs oh je vis sans feu.

« Mangez et chantez, aimable personne!

Vos chants me feront revoir le ciel bleu, Et me rendront plus que je ne vous donne I »

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