LE CHÊNE ET LE ROSEAU
« J'ai pitié de toi, frêle créature!
Dit un jour le chêne au souple roseau. Pour toi, chaque brise est une aventure; Tu ne portes pas un petit oiseau.
» — Garde ta pitiù, garde ta stature!
Répondit le jonc, le prenant de haut.
Je plie au zéphyr, c'est vrai, mais je dure Toi, le vent te brise au premier assaut. »
Comme ce roseau parlait à ce chêne.
Quelques écoliers, lâchés dans la plaine, Couraient à leurs jeux après la leçon.
Or, le plus petit, détaché du groupe, Aperçoit le jonc et soudain le coupe, Afin d'en tirer un air de chanson!
I7i SONNKTS CAPinCILUX.