‹ Sonnets capricieuxChapitre 130 sur 259 · LE CHÊNE ET LE ROSEAU · texte numérisé non relu

LE CHÊNE ET LE ROSEAU

« J'ai pitié de toi, frêle créature!

Dit un jour le chêne au souple roseau. Pour toi, chaque brise est une aventure; Tu ne portes pas un petit oiseau.

» — Garde ta pitiù, garde ta stature!

Répondit le jonc, le prenant de haut.

Je plie au zéphyr, c'est vrai, mais je dure Toi, le vent te brise au premier assaut. »

Comme ce roseau parlait à ce chêne.

Quelques écoliers, lâchés dans la plaine, Couraient à leurs jeux après la leçon.

Or, le plus petit, détaché du groupe, Aperçoit le jonc et soudain le coupe, Afin d'en tirer un air de chanson!

I7i SONNKTS CAPinCILUX.

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