‹ Sonnets capricieuxChapitre 138 sur 259 · MATINÉE D'AVRIL · texte numérisé non relu

MATINÉE D'AVRIL

Azur, printemps, clartés divines; La vie a repris son essor, Elle répare nos ruines, Elle prodigue son trésor.

Sur les coteaux, dans les ravines.

Tout reverdit, tout germe encor.

Où je n'ai vu que des épines.

Je ne vois plus que des fleurs d'or.

Muse, réchauffe ma cervelle !

Je sens une chanson nouvelle Qui demande à s'épanouir.

Mais à quoi bon faire un poëme ?

Pourquoi chanter tout ce qu'on aime ?

il est plus simple d'en jouir.

18i SONNiiTS CAPRICIIiUX.

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