MESSIDOR
Voici l'été que Dieu renvoie !
Mets ta robe et tes brodequins.
Fuyons la ville qui poudroie Et les banquets républicains.
Le rouge pavot qui flamboie, Désormais, nargue les Tarquins.
Viens, prends l'ombrelle aux glands de soie; Remplis ta bourse de sequins.
Nous irons par la verte plaine.
Aux pauvres gens en désarroi Tu donneras de ta main pleine.
Donne pour toi ! Donne pour moi !
On ne dit plus : « Vive le Roi ! »
Mais on dira : « Vive la Reine! »
191 SONMITS CAPRICIEUX.