‹ Sonnets capricieuxChapitre 148 sur 259 · JARDIN SUSPENDU · texte numérisé non relu

JARDIN SUSPENDU

Ce n'est qii\in vaste mur qui s'effrite et s'éraille; Noir, l'hiver, et farouclie au regard du passant. Avril vient; tout à coup l'indigente muraille Se revêt d'un manteau de fleurs éblouissant.

Chaque fente où l'automne avait mis sa semaille Porte pivoine et rose et jasmin renaissant. Et, tout le long du mur qui bourgeonne et s'émaille, L'insecte aux ailes d'or s'élève et redescend.

0 rajeunissement d'un débris séculaire,

Frisson de la liane, odeur du basilic,

Dieu même dans son œuvre ici vient se complaire!

Et moi, ravi de voir un Édcn sans aspic. Je passe et je t'adore, ô Paradis à pic, 0 printemps perpendiculaire !

rr.OMKNADES ET VOVAGl.S. 193

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