‹ Sonnets capricieuxChapitre 167 sur 259 · CIEL ET TERRE · texte numérisé non relu

CIEL ET TERRE

Mon Dieu, quelle nature étrange !

Comme disait le grand saint Paul.

Je me sens pétri d'un mélange Qui m'étonne à me rendre fol.

J'ai quelquefois l'esprit de l'ange, J'en ai l'envergure et le vol; D'autres fois, je dors et je mange, Et je me traîne sur le sol.

Je vais, faisant ma compagnie De la sottise et du génie; Mais la sottise va devant;

Elle voyage la première.

Et l'autre, qui reste en arrière,

Ne nous rattrape pas souvent!

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