‹ Sonnets capricieuxChapitre 175 sur 259 · LES YEUX CLOS · texte numérisé non relu

LES YEUX CLOS

Vous dormez, enfant, et je veille; J'admire, sans mauvais dessein, Ce front suave qui sommeille Sur les dentelles du coussin.

Autour de la bouche vermeille, Autour des roses de ce sein, Mon cœur voltige, folle abeille...

Va-t-il se permettre un larcin ?

Jadis, une reine indiscrète Baisa les yeux clos d'un poute Qui dormait à Tombrc des bois.

Pur caprice de souveraine !

C'est le poëte cette fois

Qui baise les yeux de la reine.

lo

22G SONNKTS CAPP.ICIEUX.

Page 1