‹ Sonnets capricieuxChapitre 174 sur 259 · LE PARASOL · texte numérisé non relu

LE PARASOL

Sous le soleil d'été qui brûle notre plage, Quand vous irez, le long du flot harmonieux, Abritant la blancheur de votre doux visage Sous le frêle tissu de ce dôme soyeux,

Dites-vous, dites-vous que votre ami sauvage, Exilé pour un temps sous un ciel moins joyeux. Au bord du Rhône, un soir, choisit pour vous ce gage Du tendre souvenir qui le suit en tous lieux!

Sur le brumeux Lyon la nuit était venue. Seul, je marchais, le cœur triste comme la nue, Songeant à ce beau front que dore un ciel vermeil;

Et je vous destinai ce don, peut-être étrange : A vous qui sur mes jours versez tant de soleil, Puis-je bien vous offrir un peu d'ombre en échangei

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