‹ Sonnets capricieuxChapitre 204 sur 259 · LA SERVAMK DE JOCELYN · texte numérisé non relu

LA SERVAMK DE JOCELYN

Elie a des droits qu'elle s'arroge :

Elle commande, elle prescrit.

Tout va bien quand elle sourit Et qu'elle accorde un mot d'éloge.

Ce qui lui déplaît, on l'abroge.

Son maître attentif l'interroge Presque autant que le Saint-Esprit Sur chaque sermon qu'il écrit.

a Ah ! dit le jeune et doux vicaire, C'est un cerveau fort éclairé, Oui communique sa lumière. »

Et puis, sur un ton pénétré :

« Dieu fit à monsieur le curé Ea môme faveur qu'à Molière! "

IMIOFILS ET TROIS QUARTS. 2b'J

LE SÉHAIL

II a, dans une salle immense.

Dix mille tomes entassés, Qui, comme des soldats pressés, Gardent un éternel silence.

Au déluge cela commence; Les vieux jours, les temps effacés, Tout est là, sagesse et démence.

Vous regardez et vous passez.

Le maître, que ce goût fait vivre, A ne prêter jamais un livre Trouve une cruelle douceur.

Fier, il s'en va branlant sa nuque, II dit : (( Je suis le possesseur, »

Ignorant! tu n'es que l'eunuque.

'2GJ SONNtlTS CAPRICIliLX.

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