PEREGRINUS
Tel que vous le voyez, ce vieillard parasite Qui sème chez les ducs la louange à foison, Et s'en va chaque soir de maison en maison, Comptant sur un dîner pour prix d'une visite,
11 a longtemps couru sans valise et sans gîte, 11 a mangé cent fois la chair de salaison, Passant du ciel batave au brouillard moscovite. Et racontant le tout sans rime ni raison.
11 décrivait surtout, pris du besoin de vivre, Les pays où l'hiver tombe aux plus bas degrés, L'Islande, la Norvège au manteau blanc de givre
Mais il calomnia ces climats tempérés.
Allez un jour les voir, et vous les trouverez Beaucoup moins froids que dans son livre!
PROFILS i:t trois quarts. 2(;i
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Parlez-moi de cet autre, àme sainte et ravie, Nageant au ciel d'azur des sublimes honneurs ! Dans la grande moisson des faveurs qu'on envie, Il est au premier rang des joyeux moissonneurs.
A ses petits soupers Faustine le convie; Il a place à la cour parmi les gros seigneurs; Il monte, il monte encore, il compose sa vie, De quoi? de grands profits et de petits bonheurs.
N'importe, il fut toujours de la sévère école; Il traduit saint Thomas, il commente Nicole; On a de ses sermons que sa famille lut.
Glorifions en lui le dernier des apôtres. Si ce bonhomni(;-là ne l'ait i)as son salut, Il fait au moins celui des autres!
202 SO^M•TS CAPniCIKL'X.