‹ Sonnets capricieuxChapitre 208 sur 259 · LES CONSCRITS DE LA MODE · texte numérisé non relu

LES CONSCRITS DE LA MODE

Au rayon du matin qui trahit leurs scandales, Quand je les vois sortir de leurs honteux tripots, Lorsque du boulevard ils arpentent les dalles, Ridicules d'habits, de lorgnons, de chapeaux;

Quand, dignes chevaliers des princesses vénales. Je les vois vers le lac chevaucher par troupeaux, Ou bâiller dans un cercle, et de leurs lèvres pâles Rire des vieux autels, rire des saints drapeaux;

Je ne sais quelle horreur de ces petits satrapes

Me prend, et le mépris de ces vils inconnus

Me fait soudain penser aux soldats de Jemmapes :

Fils de Tan deux, enfants, courages ingénus, Vous passez, vous courez en brûlant les étapes, Et je sens le désir de baiser vos pieds nus !

PROFILS KT mois QUARTS. 2C5

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