‹ Sonnets capricieuxChapitre 209 sur 259 · RETOUR DES COURSES · texte numérisé non relu

RETOUR DES COURSES

Dans ton orgueil et dans ta honte, Passe, Laïs, passe, Phryné; Fais admirer ton char traîné Par les colombes d'Amathonte!

Souris au duc, souris au comte, A tout passant non ruiné; Jouis du printemps fortuné; La vie est belle, tant qu'on monte.

Mais gare aux lendemains connus!

Comme ce char d'or et de nacre.

Tout est mensonge et simulacre.

Les temps seront bientôt venus

Où les colombes de Vénus

Ne traîneront pas même un fiacre!

S0.\.\L;TS C APIllCIKUX,

SOLEILS COUGILVNTS

Dans cet obscur salon, à l'heure accoutumée, Malgré le poids des jours, il vient encor le soir. La dame de céans, douairière enrhumée, Prépare le fauteuil où le dieu vient s'asseoir.

Ce que c'est que de nous et de la renommés! 11 a peine à rentcndre, elle a peine à le voir : Ils devisent pourtant sous la lampe enfumée. Elle du jeune temps, lui de l'ancien pouvoir.

Alors qu'il dirigeait le char de la patrie, 11 consultait parfois cette noble Égérie. 11 en avait plus d'une, à ce qui fut conté.

Il la consulte encor; mais, un peu dur d'oreille.

L'oracle quelquefois est mal interprété.

Et, quand elle éternue, il croit qu'elle conseille!

CHOSES DU TEMPS

CHOSES DU TEMPS

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