LA DÉPÊCHE
Le poudreux envoyé qui portait un message, Son bâton à la main, s'en allait autrefois. 11 allait à loisir, de village en village, A travers les vallons, les fleuves et les bois.
S'arrêtant chaque nuit pour reprendre courage, 11 passait en chemin la semaine ou le mois. Quand la lettre arrivait au terme du voyage, Celui qui l'écrivit était mort, quelquefois.
Plus tard, sur un cheval qu'aucun fardeau n'empêche. Ce fut le postillon qui porta la dépêche. Voilà que maintenant c'est un fil conducteur.
Aujourd'hui, le billet qui vous répond, madame.
Ne met qu'une heure ou deux pour vous porter une âme,
Et, moi, je trouve encor que c'est trop de lenteur!
■271» SONNliTS CAPRICIEUX.
DÉI{AILL1::.MENTS
Voilà pourtant ce qu'il en coûte A prendre le vol du dragon !
Le train lancé tombe en déroute, Et vous restez sous le wagon.
Sorlirons-nous d'ici? J'en doute.
Où sommes- nous? A Mondragon.
Cet accident est le second Oui m'arrive sur celte route.
On nous conseille de bénir L'ère superbe qui commence.
Les vieux abus devaient finir.
Oui, le progrès! l'intelligence!
Je crois pourtant qu'à l'avenir Je reprendrai la diligence.
CHOSES DU ÏK.MPS. 211