AU PETIT CHAPEAU
N'est-il donc, hélas! pas de renommée Qui ne tourne enfin an vieil oripeau ? Ta fus autrefois l'astre de l'armée, Tu fus son amour, cher petit chapeau!
Les jours de combat, heureuse, enflammée, Elle te suivait, et ce grand troupeau, Courant dans la gloire et dans la fumée. Idolâtrait moins l'aigle du drapeau.
Comme tout s'en va! Que Dieu nous pardonne Le silence suit l'applaudissement, La guenille vient après la couronne.
Cher petit chapeau, j'ai grand peur, vraiment, J'ai peur qu'à la fin Clio ne te donne Ce que l'on appelle un renfoncement!