‹ Sonnets capricieuxChapitre 249 sur 259 · LES AMIS DU DÉFUNT · texte numérisé non relu

LES AMIS DU DÉFUNT

— Ce pauvre cher ami ! voilà donc qu'on l'emmène ! Il est triste d'aller derrière ce cercueil.

— Je Tavais vu joyeux, encor l'autre semaine ; Aurais-je cru jamais suivre sitôt son deuil?

— Il s'est tué, dit-on. — Il est mort à la peine.

— Funeste ambition ! — Insatiable orgueil !

— Ce n'était pas, je crois, une âme très-humaine.

— Quelque chose de dur était dans son accueil.

— 11 eut do grands succès, parfois, à la tribune. Sa parole était belle. — Oui, mais assez commune.

— Souvent le plus vulgaire arrive à dominer.

Quel emploi faisait-il de son ample fortune?

— Je ne sais ; il donnait rarement à dhier.

— Si nous nous arrêtions ici pour déjeuner?...

VU

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