‹ Sonnets capricieuxChapitre 258 sur 259 · A T. GAUTIER · texte numérisé non relu

A T. GAUTIER

Quand, aux beaux jours passés de la jeunesse folle. En costume galant tu sortais le matin; Quand tu portais la fraise et la cape espagnole, Avec tes longs cheveux tombant sur le satin;

La dague au poing, le pied dans une boite molle, Quand, à peine affranchi du grec et du latin. Tu cassais à grand bruit les vitres de l'école. Et riais de Boileau comme d'un philistin;

Fier comme un paladin et joyeux comme un page, Aux beaux soirs (ÏHernani quand tu faisais tapage ; Quand le mot de classique inspirait ton effroi,

Tu ne te doutais pas qu'un jour lu devais l'être; Car, si ce mot veut dire un modèle, un vrai maître. Tu seras, cher Gautier, classique malgré toi!

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