LA DOULEUR
Si la douleur vient, accepte, ô mon àme, Accepte, ô ma chair, son attouchement.
Tu ne monteras où Dieu te réclame Qu'après un combat subi vaillamment.
Il faut de l'épreuve endurer la flamme, Afin d'arriver au couronnement.
Ce n'est que l'enfant, ce n'est que la femme Qui demandent grâce au premier tourment.
La douleur farouche est le statuaire Qui défait le bloc pour mieux le refaire, Cherchant l'idéal sous l'épais manteau.
Heureux mille fois ceux qu'elle torture ; Car de ce travail l'àmc sort plus pure, Car les dieux se font à couj)S de marteau !