‹ Sonnets capricieuxChapitre 40 sur 259 · L'ECHELLE · texte numérisé non relu

L'ECHELLE

Le père était né dans une humble étable, Aussi pauvrement que l'enfant divin.

11 fit un commerce assez profitable Qui changea bientôt son eau claire en vin.

Riche, il n'en fut pas pour cela plus vain; J'ajoute à regret : ni plus charitable ; Et, toujours très-sobre au lit comme à table^ Hivers et printemps compta quatre-vingt.

Il meurt cependant, et le fils hérite : Femmes et chevaux, accourez bien vite ; Volons au tournoi du sort triomphant ! —

Cinq ou six saisons de plaisir prospère. Cela passe vite, et remet l'enfant Sur la même paille où naquit le père.

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